Poursuite des manifestations : Agriculteurs: la RN 12 bloquée plusieurs heures à Morlaix

B.BOUCHOT

Entre 150 et 200 agriculteurs ont bloqué pendant plusieurs heures dimanche soir 14 juin la quatre voies Rennes-Brest sur le viaduc de Morlaix qu'ils s'apprêtaient à quitter peu avant 01H00 du matin après avoir allumé d'énormes brasiers.

Axe vital de la Bretagne nord bloqué

Les manifestants étaient arrivés vers 21H00 sur le site avec une cinquantaine de tracteurs et remorques chargés de détritus en tous genres. Axe vital de la Bretagne nord, cette quatre voies, la RN 12, est la seule route directe permettant de parcourir les 245 km séparant Brest de Rennes. La police a mis en place des déviations car, même après le départ des agriculteurs, la voie restera, pour partie au moins, inutilisable en raison des feux, allumés de part et d'autre du pont.

Dimanche matin, une vingtaine de tracteurs avaient déversé sans incidents ballots de paille et détritus divers à Quimper devant la MSA, la chambre d'agriculture, les services vétérinaires et le crédit agricole notamment. Les agriculteurs multiplient les manifestations depuis le début du mois en Bretagne pour protester contre la chute des cours des principales productions de la région (lait, porcs, volaille) et dénoncent le manque de transparence des marges de la grande distribution.

Les diverses productions agricoles représentées

De nombreux jeunes figuraient parmi les manifestants qui déclaraient agir en dehors des syndicats agricoles et représenter les diverses productions en crise (lait, porcs, légumes, etc..). Les jeunes sont les plus fragilisés car, pour s'installer, ils ont réalisé des investissements lourds, d'autant plus difficiles à rembourser en période de crise.

« C'est un mouvement hors syndicat. On est à la base et on interpelle l'Etat parce que les réunions (officielles) sont à chaque fois repoussées et nous, on n'a plus le temps d'attendre. On perd 10 euros par porc et un producteur de lait ne peut pas vivre à moins de 305 euros pour 1.000L », a déclaré Olivier Billon, producteur de porcs. Régroupées dans l'association « agricultrices et consommatrices en colère », les femmes avaient amené une banderole où l'on pouvait lire: « 305 euros les 1.000 litres (de lait). Un point, c'est tout ».

Lors d'une réunion au ministère, il y a dix jours, un accord contesté entre industriels et représentants des producteurs avait fixé un prix moyen annuel d'achat du lait à la production, pouvant s'échelonner de 262 à 280 euros/1.000L en fonction de différents critères. Mais certains industriels ont déjà fait savoir que leur prix d'achat se situerait nettement en dessous de cette fourchette.

Source d'après l'AFP

Publié par B.BOUCHOT

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