Premiers pas pour la conférence de bassin laitier Auvergne-Limousin

S. Giraud

Institué par décret du ministère de l'Agriculture, le bassin laitier Auvergne-Limousin, nouvel échelon de gestion de la politique laitière régionale, a pris corps mi-mai.

La conférence de bassin rassemble les représentants des professionnels de la filière lait de vache du bassin et les services de l'État. Elle constitue l'instance de concertation entre les partenaires de la filière et les pouvoirs publics. Elle a pour missions d'éclairer les politiques d'accompagnement de la filière et de renforcer la connaissance de la production et du marché des produits laitiers sur le bassin Auvergne-Limousin. Elle doit permettre à la filière lait du bassin de s'adapter au nouveau contexte économique caractérisé par l'instauration de la contractualisation entre les producteurs de lait et les collecteurs depuis le 1er avril et par la sortie des quotas laitiers programmée par l'Union européenne au 1er avril 2015.

Un “petit bassin” de 6 700 producteurs

Le bassin laitier Auvergne-Limousin se compose des quatre départements auvergnats, de la Creuse et de la Corrèze. Il compte ainsi plus de 6 700 producteurs, qui produisent environ 1,38 milliards de litres de lait annuellement. Le bassin Auvergne-Limousin est un bassin de petite taille, représentant 5,6 % de la production nationale, mais il s'avère très spécifique en raison de ses conditions de production en zone de montagne et des produits de qualité qui en sont issus. Cette conférence, qui sera désormais compétente pour l'attribution des quotas laitiers, doit relever un triple défi : optimiser la production laitière afin que les quotas impartis au bassin soient effectivement produits, encourager les capacités de productions laitières en attribuant des quotas de production supplémentaires, pérenniser la filière lait en anticipant la fin du système des quotas de la Pac, en développant progressivement, d'ici 2015, un système de contractualisation entre producteurs et collecteurs. La première réunion de cette instance, le 12 mai, sous l'égide du préfet de Région, a ainsi permis de définir les critères d'attribution de quotas laitiers supplémentaires, qui seront répartis prioritairement vers les jeunes agriculteurs installés depuis moins de cinq ans, les investisseurs en bâtiment et en matériel améliorant la production et la productivité, et, enfin, les exploitations dont l'activité de production laitière nécessite d'être confortée. À terme, les travaux de la conférence, l'une des neuf installées dans l'Hexagone par les pouvoirs publics, visent à conforter les emplois des exploitants, mais aussi des 2 900 salariés qui travaillent à la transformation du lait, tout en maintenant une activité économique dans les territoires du bassin.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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