Primeurs : Le beaujolais veut redorer son image

Primeurs : Le beaujolais veut redorer son image

Le beaujolais nouveau, commercialisé dans le monde entier à partir de mercredi soir, voit son image de locomotive commerciale s'estomper. Les professionnels misent désormais sur les vins de qualité.

Comme tous les ans depuis 1985, le coup d'envoi de la campagne du beaujolais nouveau est donné le 3e jeudi de novembre. Décalage horaire oblige, ce sont les Japonais, principaux consommateurs étrangers, qui mettront en perce les premiers tonneaux. En France, il faudra attendre 00H01 dans la nuit de mercredi à jeudi pour déguster le cru 2010.

Après avoir bénéficié du succès de ses vins nouveaux, la profession se trouve aujourd'hui dans une situation paradoxale : faire évoluer l'image d'un vignoble associé à une production perçue comme peu qualitative, sans perdre un marché qui représente un débouché considérable (40 millions de flacons, soit un tiers de la production de beaujolais), notamment à l'export (environ 15 millions de bouteilles).

Surproduction, qualité dégradée, évolution de la demande, concurrence d'autres primeurs... depuis une dizaine d'années le secteur traverse une crise. Résultat : les prix des primeurs ont diminué, entraînant dans leur chute ceux des vins de qualité de l'appellation. Depuis deux ou trois ans, l'interprofession réoriente donc ses campagnes de communication sur les vins de garde.



Faire des vins de qualité la locomotive des beaujolais

Pour le président de l'Interbeaujolais, s'il n'est pas question de renier un vin festif qui a fait la notoriété mondiale du vignoble, il est temps désormais de faire des vins de qualité la locomotive du secteur.

La solution ? « Adapter la production », estime Daniel Bulliat, vice-président de l'Organisme de défense et de gestion beaujolais-beaujolais villages, qui se félicite d'une baisse de la production et d'une remontée des cours. « Il y avait trop de vignes et trop de vin », juge-t-il, se réjouissant de ce que la production de primeur soit redescendue à environ 300.000 hl/an (contre pas loin de 500.000 il y a dix ans).

Le beaujolais compte environ 3.000 exploitations et se compose des appellations « beaujolais » et « beaujolais-villages », vendus pour leur majorité en vins primeurs, mais aussi de dix crus : brouilly, chénas, chiroubles, côtes-de-brouilly, fleurie, juliénas, morgon, moulin à vent, régnié et saint-amour.

Source avec AFP

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