Production laitière : Une fenêtre de tir à ne pas manquer

P. Olivieri

Pour la section laitière de la FDSEA, cela ne fait pas de doute : les producteurs doivent saisir l'opportunité d'une conjoncture favorable dans les prochains mois.

Ne pas laisser passer une nouvelle fois l'opportunité de produire des volumes supplémentaires et de conforter ainsi des revenus laitiers qui en ont cruellement besoin. C'est le message que souhaite faire passer en ce début d'été la section laitière de la FDSEA, convaincue qu'une fenêtre de tir est ouverte au moins pour quelques mois. “Le contexte est porteur, avance Caroline Delrieu, animatrice de la section. On assiste en effet à une reprise sur les marchés mondiaux des produits laitiers, avec notamment des enchères Fonterra (NDLR : le numéro 1 du lait néo-zélandais) à la hausse”. Sans compter la faiblesse de l'euro qui joue en faveur des exportations des produits européens.

Des prêts de fin de campagne en perspective

“De ce fait, les cours de la poudre de lait et du beurre remontent très fort”, analyse la jeune femme. Des données qui, pour la FDSEA, devraient naturellement - et selon l'accord national du 3 juin 2009 en vigueur - conduire à une revalorisation du prix du lait au troisième trimestre. “En tenant compte de ces éléments et du prix du lait allemand, le prix du lait standard en France devrait augmenter de 11,1 % sur les trois prochains mois, soit + 31,3 euros pour 1 000 litres à appliquer aux 299 euros de la grille 2009”, affirme Caroline Delrieu. Une conclusion qui ne coule pas de source pour les transformateurs (voir ci-dessous). “On est sur une lancée positive, confirme Régis Deguilhem, producteur de lait sur Roffiac. La suite de l'année 2010 s'annonce bonne, quand il y a quelque chose à prendre, il faut y aller et ne pas toujours faire les pleureuses”, lance le délégué cantonal lait de La Roquebrou, déterminé à redonner envie aux producteurs laitiers cantaliens. Et ce, d'autant que selon un projet d'arrêté ministériel, les entreprises devraient être autorisées à allouer cette année jusqu'à 5 % d'allocations provisoires. “En 2008, on a raté le coche en laissant produire à d'autres, et notamment aux Allemands, des volumes, regrette Régis Deguilhem. C'est bien de faire de la régulation, je suis pour, mais il faut qu'elle se fasse à l'échelle européenne, sinon les dés sont pipés dès le départ”. Et même s'il comprend que les producteurs puissent être sceptiques au regard des retournements de conjoncture d'un passé récent, le producteur de Roffiac est certain que lui et ses confrères cantaliens ont là une carte à jouer.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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