Provence-Alpes- Côtes d'Azur : La conjoncture au 1er janvier

Provence-Alpes- Côtes d'Azur : La conjoncture au 1er janvier

Un début de mois difficile pour les légumes d'hiver

Après une première décade plutôt douce, les températures chutent brutalement et les gelées sont fortes dans l'intérieur des terres. La sensation de froid est accentuée par le mistral qui a soufflé plus que la normale en cette fin d'année. A partir du 20 décembre, la région connaît de nouveau un redoux. La température de ce mois est finalement assez proche de la normale avec une anomalie de -0.2°C. Plusieurs perturbations ont arrosé considérablement la région. Sur le mois, les plus forts cumuls (150 à 250 mm), sont relevés sur les Alpes-Maritimes, le sud du Var, l'est des départements alpins et les Monts du Vaucluse. Globalement, les cumuls du mois sont excédentaires : une fois et demi à trois fois la normale sur l'ensemble de la région.

Après un début de commercialisation plutôt convenable pour les légumes d'hiver, les températures clémentes de début décembre ont rapidement fait gonfler l'offre et engendré leur désormais traditionnelle baisse des cours. Que ce soit dans le secteur des fruits (-7%) ou dans le secteur des légumes (-10%), l'indice des prix agricoles à la production est en effet en deçà de la moyenne quinquennale. En ce qui concerne la carotte, le marché est morose. Après une période calme et des cours faibles, ce sont des difficultés logistiques dues à la neige et au froid intense qui posent problème. La baisse sensible des apports prévue pour le début d'année semble se confirmer (mise en place tardive de la carotte de conservation sur certaines parcelles). Pour la tomate, la production se poursuit normalement, sans souci sanitaire important. L'offre en chicorée est quant à elle assez réduite dans un marché atone. Seules les régions Languedoc-Roussillon et PACA sont en production. Ce sont les contrats 4ème gamme qui entretiennent une production régulière mais limitée. Les prix sont inférieurs à ceux de l'an passé de 20% environ. Dans le secteur des fruits, même si la pomme n'est plus placée en situation de crise conjoncturelle, elle continue de connaître des niveaux de prix anormalement bas. En début de mois et jusqu'à la période des fêtes, alors que le marché reste morose sur l'ensemble des variétés, le marché est un peu plus animé en Granny ou Pink-Lady. Ces deux variétés connaissent en effet un bon courant de vente vers les supermarchés anglais ainsi que vers les Pays-Bas, la Russie ou les pays scandinaves.

Dans la filière viticole, les marchés des vins de pays et des vins d'appellation restent peu actifs. Malgré un regain d'activité pour les Côtes-de-Provence rosés, les cours plafonnent et restent inférieurs à ceux de l'an passé pour toutes les catégories. Le prix moyen des agneaux de boucherie, poursuit sa tendance haussière. Ce phénomène, habituel car engendré par les fêtes de fin d'année, engendre des cours supérieurs de plus de 10% à ceux de la moyenne quinquennale.

Dans le secteur de la laitue, les récoltes de plein champ étant terminées depuis la mi décembre, le coup de gel et la neige n'ont pas eu de conséquence sur les prix, toujours bas. Un peu de casse en bordure de tunnels a fait baisser légèrement le rendement sur les variétés fragiles. L'arrivée des fêtes n'a pas vu la demande croître pour autant. La qualité est belle mais on note toutefois dans les Bouches-du-Rhône, la présence de Brémia, phénomène dû au froid. En fin d'année les prix évoluent peu et demeurent sur des niveaux très modestes pour une période de fêtes. Alors que le marché français est considéré comme plus lent qu'à l'habitude par les expéditeurs, le volume de vente sur les marchés hors France est conséquent et supérieur à la campagne précédente.

Après un marché déséquilibré entre les semaines 44 et 48, du fait d'une météorologie favorisant la croissance rapide des plants, les ventes de choux-fleurs prennent une meilleure orientation et s'accélèrent vers la mi-décembre. En fin d'année, avec les baisses de températures, les volumes à l'offre diminuent et les cours se réajustent à la hausse. Les cours du mois restent cependant inférieurs à la moyenne quinquennale et 7% en deçà de ceux de l'an passé.

 

Source Agreste

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