Quand les ravageurs sont parasités : Lutte biologique contre la pyrale

Emilie Castang

Aucun matériel ne faisant facilement l'affaire pour défendre les champs de maïs des attaques de pyrales, la FDCUMA des Landes a suivi les essais menés par l'ALPAD avec l'entreprise Biotop pour s'informer sur la lutte biologique.

Les résidus de culture laissés au champ font office de parfaits petits nids douillets pour les pyrales en diapause (on parlerait d'hibernation pour des marmottes). A l'arrivée du printemps, les larves se transforment en papillons qui, en été, pondent sur les feuilles de maïs. De l'éclosion des oeufs naissent des tas d'autres petites larves dont la survie est liée à la dégradation des tiges et épis de maïs.
Le cycle serait parfait pour les pyrales si l'agriculteur n'avait pas découvert son prédateur : le trichogramme ! Ce dernier parasite les oeufs de pyrales en pondant lui-même à l'intérieur. En se développant, la larve du trichogramme ne laisse aucune chance à son hôte.
L'objectif de cette lutte par parasitisme est donc de lâcher des trichogrammes dès que la pyrale a pondu afin d'exterminer le ravageur du maïs. Les services de la PV et de l'entreprise Biotop se chargent des alertes grâce à leur réseau d'information.
La méthode consiste à installer des diffuseurs de trichogrammes dans les champs à risque (après observations). L'opération se fait à pied, demande une heure pour trois hectares et revient à 55 euros l'hectare.
Cette technique semble être très efficace alors attendons de voir si les résultats sont à la hauteur des espérances !

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