quarrissage : Le choix de la qualité de prestation plutôt que celui de la productivité

R. Saint-André

Les récents investissements de la Sopa traduisent la philosophie de l'entreprise : servir au mieux les agriculteurs et limiter les nuisances..., même si cela coûte cher.

La Sopa est dans une année de transition. Celle qui a vu s'éteindre l'ancienne usine de transformation et se mettre en route des nouveaux outils. Toutefois, lors de son assemblée générale en juin, le conseil d'administration a précisé que l'impact du coût d'investissement se ferait surtout sentir… l'année prochaine. C'est en effet un véritable “sacrifice financier” que vient de consentir l'usine d'équarrissage : plus de 10,5 millions d'euros ont été injectés pour la modernisation et donc la pérennisation d'un outil qui sert tout le Cantal et plusieurs départements limitrophes. Serge Paran, président, n'a pas caché “quelques problèmes de mise en route”, aujourd'hui réglés. Il rappelle en outre que si l'usine a une obligation de moyens, elle n'a pas obligation de résultats… Des résultats néanmoins très satisfaisants, comme l'admet l'association Cros air pur.

Des comptes un peu plus tendus

Non seulement la Sopa a cassé sa tirelire, mais parallèlement, son chiffre d'affaires a baissé. Plusieurs causes : le nombre global de cadavres d'animaux a baissé en 2009 (- 8 % après une année 2008 chargée) ; le temps de certains travaux, l'usine a délégué sa production ailleurs ; les tarifs nationaux imposés par l'abatteur Bigard sont tirés vers le bas (avec menace de créer sa propre structure d'équarrissage)... Toujours à propos de chiffres, la société est tenue de provisionner pour la déconstruction et la dépollution du site si l'activité venait à cesser un jour. C'est une obligation légale. Pour l'heure, Serge Paran n'exclut pas - exceptionnellement - un résultat prévisionnel proche de zéro. Pas question néanmoins de remettre en cause ce qui fait aussi la performance de l'entreprise : sa réactivité et son efficacité. Les camions effectuent en moyenne 9,5 km par cadavre collecté, soit 70 km par tonne.

L'activité 2009

L'an dernier, ce sont ainsi 75 883 cadavres qui ont été pris en charge, soit 9 891 tonnes. S'ajoutent 394 tonnes de déchets. Dont ceux de boucherie qui, même si on reste sur des “petits” tonnages, enregistrent une progression importante depuis la mise en place d'un accord en 2003. Des projections comptables sont réalisées jusqu'en 2013, année où la Sopa devrait renouer avec un résultat net très satisfaisant.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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