Réalisation simultanée des travaux

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Réalisation simultanée des travaux
Passage d’un déchaumeur à dents Cultimer, après épandage de lisier de bovins, sur une parcelle qui sera semée en maïs dans les prochains jours. © Loire-Atlantique Agricole

Semis de maïs, épandages, ensilage d’herbe… Le programme de la semaine écoulée et de celles à venir, est bien chargé pour les exploitants. À l’EARL du Bois Roux, à Derval, on s’organise en conséquence.

« Ça ne me tracasse pas. On est habitué ! » Le démarrage dans la précipitation des différents travaux agricoles de printemps n’effraie pas le moins du monde Philippe Hamon, de l’EARL du Bois Roux à Derval. « Ça va le faire ! », assure-t-il optimiste.
Mardi dernier, pendant que Damien Joguet s’occupait de l’épandage sur une parcelle de 7 ha, bientôt en maïs, Philippe Hamon passait, à suivre, un déchaumeur (3,50 m). « En maïs traditionnel on essaie toujours de faire du pseudo-labour. Après on va passer le combiné herse et semoir. Le temps de travail par hectare est réduit, le nombre de litre de fuel aussi. »
Sur l’exploitation, le maïs sous plastique a été semé vendredi et lundi derniers. Une parcelle reste à faire. « L’année dernière, on avait commencé début avril. Mais après, il y avait eu la tempête. Ce n’était pas mieux ! Ce sont les risques du métier ». Ces derniers jours, Philippe Ha­mon attendait que les sols se ressuient pour entrer dans les parcelles. « C’est toujours les sols qui commandent,… et la mé­téo. » L’agriculteur reconnaît travailler énormément avec les prévisions météorologiques qu’il consulte sur Internet en ce moment au moins trois fois par jour pour visualiser les tendances.
Quinze jours avant le semis de maïs sous plastique, Philippe Hamon a fait un labour pour réduire le volume de résidus végétaux sur le terrain. « Il faut que les conditions soient optimums au moment de la pose des bâches et que la terre soit super belle. » Les deux variétés im­plantées sont tardives. « C’est plutôt pour faire du maïs grain. »

Variétés digestibles

Pour le maïs traditionnel, destiné principalement à l’ensilage, l’éleveur a privilégié des variétés très digestibles, avec de bonnes valeurs alimentaires. « Le maïs traditionnel est semé sur des parcelles où l’on peut irriguer. Le maïs sous plastique est là pour sécuriser le rendement. On fait toujours du maïs humide (4 à 5 ha) pour les vaches avec ce maïs sous plastique. »
En début de semaine, l’heure était à l’épandage. « Aucun engrais est mis sur maïs. Pour sa fertilisation, ce sont uniquement des déjections animales. Des parcelles ont du fumier de volailles, sinon c’est du fumier ou du lisier de bovins. Mais sur les trois quarts de l’exploitation, c’est du lisier de bovins qui est épandu car les vaches laitières sont sur logettes. »
« Le fumier de volaille est très riche en azote, en potasse et en phosphore », explique le producteur. « On essaye de tourner pour que chaque parcelle en ait une fois sur un cycle de trois à quatre ans. On a des rotations avec maïs, blé, triticale, d’autres avec colza, blé, triticale ou orge. »
Le matériel utilisé, les deux tracteurs de 180 cv et la tonne à lisier de 18 000 l, appartient à la Cuma du Perruchet, à Derval (un salarié à temps complet, un autre à trois quarts temps). Un peu plus haut, ce même jour, Pascal, un des salariés de la Cuma, passait la herse rotative sur une autre parcelle de l’exploitation.
Philippe Hamon ne pense pas semer dans la semaine son maïs sur la parcelle où s’est fait mardi l’épandage de lisier. « Il faut que ça sèche de nouveau. Et après, ça dépend encore de la météo. Si 4 à 5 mm d’eau sont annoncés, on pourra peut-être semer quand même ce vendredi (26 avril). Si 25 mm d’eau sont prévus, on ne le sèmera pas avant la semaine prochaine. »
Le lendemain était consacré à l’ensilage d’herbe. 17 ha étaient à récolter. « Ça se présente très bien. Ça sera nettement mieux que l’année dernière au niveau de la qualité, car l’herbe est plus jeune au moment de la coupe. Ça va peut-être manquer de rendement mais ce n’est pas grave. »
« En une semaine, on va faire énormément de boulot ! », s’étonne lui-même Philippe Hamon en prenant un peu de recul. « En fait, c’est tous les ans pareil, même si ça intervient à des périodes différentes. »
Guillaume de Werbier

EARL DU BOIS ROUX :

Trois associés : Véronique et Philippe Hamon, et Damien Joguet
Atelier lait : 600 000 l
Un poulailler (volaille de chair) d’une surface de
1 200 m2
SAU : 60 ha de blé, 20 ha de colza, 32 ha de maïs (dont 10 ha sous plastique), 25 ha de ray-grass anglais

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