Recensement agricole Côte-d'Or : premières tendances

Département à forte vocation végétale, la Côte-d’Or compte en 2010, 4 900 exploitations, soit 21 % de moins en dix ans. Concentration et spécialisation des exploitations se poursuivent. Les grandes cultures et la viticulture dominent toujours loin devant l’élevage bovin pour la viande et les orientations mixtes.

Recensement agricole Côte-d'Or : premières tendances

11 500 personnes dans la production agricole

En 2010, 11 500 personnes, soit 2 600 de moins qu’au précédent recensement en 2000, travaillent dans les exploitations agricoles de Côte-d’Or. Le nombre d’actifs agricoles diminue de 19 %, légèrement moins qu’au niveau régional (- 20 %). Les 6 400 exploitants ne fournissent plus que la moitié de cette force de travail contre 61 % en Bourgogne. Parmi eux, la féminisation reste modérée avec 1 400 exploitantes, soit plus de 22 % contre 20 % en 2000. C’est néanmoins le plus fort taux en Bourgogne.

Les autres actifs familiaux constituent 8 % de la force de travail contre 14 % en 2000. Ainsi, le nombre de conjoints non exploitants travaillant sur l’exploitation a été divisé par deux entre 2000 et 2010. Ils ne représentent plus que 5 % de la force de travail contre 9 % en 2000. Cependant, les contributions familiales dépassant le mi-temps sont davantage reconnues et donnent souvent lieu au statut de salarié (dans 42 % des cas). Ainsi, le nombre de salariés familiaux progresse de 14 %. La diminution de l’activité familiale profite nettement à l’emploi salarié. Le nombre de salariés permanents non familiaux augmente de 12 %, deux fois plus que la moyenne régionale, très loin devant les autres départements bourguignons. On en dénombre désormais 3 300. Ils assurent 27 % du travail contre 22 % en 2000. Les trois quarts de ces salariés travaillent dans des exploitations viticoles.

La main-d’oeuvre occasionnelle ou saisonnière fournit 14 % du travail. Sa participation est légèrement supérieure à celle de 2000 (12 %). Elle est employée principalement dans les exploitations viticoles (78 %). De même, la contribution des entreprises de travaux agricoles et Cuma a triplé depuis 2000 mais reste faible : 1 % du travail. Au total, les 11 500 actifs agricoles fournissent un travail équivalent à 10 100 UTA (personnes à temps plein sur l’année). Le nombre d’UTA par exploitation a augmenté, 2,1 en 2010 contre 1,7 en 2000 ; c’est plus qu’en Bourgogne (1,7). La productivité du travail progresse encore. En 2010, il faut 2,2 UTA pour mettre en valeur 100 hectares contre 2,3 UTA en 2000.

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4 900 exploitations en 2010

La Côte-d’Or compte 4 900 exploitations en 2010, soit 24 % de la Bourgogne et 1 % de la France métropolitaine. En 10 ans, 1 300 exploitations ont disparu, presque deux sur trois en quarante ans. Ces disparitions concernent d’abord les petites unités. Encore bien présentes en 2000, leur nombre baisse de 41 %(40 % au niveau régional et 36 % au niveau national). Les exploitations au potentiel de production supérieur à 25 000 euros diminuent de 13 %, moins qu’au niveau régional (- 15 %). Ces 3 800 moyennes et grandes exploitations représentent 78 % del’ensemble : elles contribuent à 98,7 % de la production agricole potentielle départementale et occupent 97,5 % de la superficie agricole. Cependant, les exploitations au potentiel entre 25 000 et 100 000 euros perdent 30 % de leur effectif (- 28 % au niveau régional).

 Les grandes exploitations, au potentiel supérieur à 100 000 euros, sont légèrement plus nombreuses (+ 0,6 %) mais constituent une part plus importante : 50 % contre 39 % en 2000. Elles produisent désormais 86 % du potentiel départemental. Les exploitations moyennes et grandes sont spécialisées sur quatre principaux systèmes de production : les grandes cultures, la viticulture, le système mixte « grandes cultures et élevage bovin » et l’élevage « bovins viande ». Ces quatre orientations technico-économiques (Otex) regroupent 89 % des exploitations moyennes et grandes du département. La Côte-d’Or renforce sa vocation pour le végétal : grandes cultures et viticulture concernent 63 % des exploitations moyennes et grandes. Ces deux Otex ne perdent en dix ans que 8 % des structures.

La concentration des systèmes de production accentue le recul des productions mixtes. Le nombre d’unités moyennes et grandes pratiquant l’élevage bovin pour la viande ou le système mixte « grandes cultures et élevage bovin » diminue de plus de 20 % entre 2000 et 2010. Toutes les exploitations spécialisées en bovins viande élèvent la moitié du troupeau de vaches allaitantes du département. En 2010, campagne peu marquée par la sécheresse, elles ont utilisé la moitié des 54 000 tonnes de paille achetées par les éleveurs de Côte-d’Or.

Recensement agricole Côte-d'Or : premières tendances

Une surface agricole constante

L’agriculture utilise ou cultive 457 700 hectares, soit 52 % du territoire départemental. C’est la deuxième surface après la Saône-et-Loire, juste devant l’Yonne. Depuis 2000, la baisse est de 0,2 %, la plus faible des quatre départements. L’agrandissement des exploitations a quasiment compensé la diminution du nombre d’exploitations. La surface agricole moyenne d’une exploitation côte-d’orienne atteint 94 ha contre 74 en 2000 (87 ha en région et 55 en France). C’est en partie grâce au nombre important d’exploitations dépassant 150 hectares que la Bourgogne est au cinquième rang des régions.

Si les céréales occupent en 2010 41 % des surfaces, les exploitations valorisent aussi 17 % en oléoprotéagineux, 32 % en herbe et 3 % en fourrages. Le blé tendre domine devant l’orge et le colza. La plaine de Saône se détache par ses capacités d’irrigation. Le vignoble s’inscrit sur 2 % du territoire. La surface en vignes des exploitations moyennes et grandes est de 8,5 hectares. En 2010, les structures de 15 hectares et plus sont bien plus nombreuses qu’en 2000 (+ 27 %) et entretiennent ensemble une surface en hausse de 25 %. La Côte-d’Or maintient un troupeau allaitant de 71 600 vaches (- 2 %) sur 1 400 exploitations (en baisse de 26 %) dont 500 éleveurs spécialisés. Les cheptels laitiers, ovins et porcins, très territorialisés, régressent tandis que l’élevage de volailles se développe.

Source Agreste

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