Recensement agricole d'Ariège : premières tendances

Ariège, 1er département de Midi-Pyrénées pour : les exploitations engagées enagriculture biologique (10 %) ; les exploitations commercialisant en circuit court (33 %) ; la transformation à la ferme hors vinification (9 %) des exploitations ; les petits fruits (framboises, myrtilles… 24 ha)

Recensement agricole d'Ariège : premières tendances

Ariège, cinquième département pastoral de France

L’Ariège n’est pas le plus petit département de Midi-Pyrénées mais seule une faible partie de son territoire est exploitée par les agriculteurs, en raison de l’importance de l’espace naturel non cultivable. Ainsi, alors que sur Midi-Pyrénées, 50 % de la surface régionale est occupée par la surface agricole utilisée, ce taux n’est que de 27 % en Ariège. De plus, les terres labourables n’y représentent que 10 % du territoire et 39 % de la SAU (en région : 35 % du territoire et 70 % de la SAU). En 2010, le département de l’Ariège compte 2 660 exploitations pour une superficie agricole utilisée (SAU) de 132 200 ha. La diminution du nombre d’exploitations départementales depuis 2000 est de 15 % et celle des terres agricoles de 4 %. La SAU moyenne des exploitations a augmenté de 6 ha pour atteindre 50 ha. Les moyennes et grandes exploitations occupent 81 % du territoire agricole utilisé et réalisent 87 % de la production brute standard (PBS) du département. 

Les exploitations spécialisées en élevages d’herbivores (bovins, ovins, caprins), représentent près des deux tiers des exploitations, tant en effectif qu’en surface agricole et en PBS. En grandes cultures, ces parts sont de 20 %. 

Aux surfaces détenues par les agriculteurs de ce département s’ajoutent 114 000 ha de surfaces toujours en herbe mises à disposition des éleveurs par les organismes de pacage collectif. Pour ce type de surfaces, l’Ariège est le deuxième département de France derrière les Hautes-Alpes. En revanche, pour l’accueil d’animaux en estive, elle n’est qu’en cinquième position. En 2010, 52 000 ovins et 12 500 bovins ont pâturé dans les estives de l’Ariège.

Recensement agricole d'Ariège : premières tendances

Du travail grâce à l’élevage

En dix ans, l’emploi dans les exploitations agricoles de l’Ariège a diminué de 15 % et représente, en 2010, 3 130 unités de travail annuel (UTA). Les 2 660 exploitations agricoles de l’Ariège restent des entreprises familiales que dirigent 3 140 chefs et coexploitants, avec l’aide permanente de 1 160 autres personnes qui leur sont, plus de quatre fois sur cinq, apparentées. Cet effectif total de 4 300 personnes représente, en équivalent temps plein, 2 940 UTA. D’autres travailleurs viennent en renfort lors de pics d’activité, notamment saisonniers. La main-d’oeuvre occasionnelle fournit ainsi 170 UTA et les employés des entreprises de travaux agricoles en apportent 20. Les exploitations spécialisées en élevages ovin et caprin fournissent la majorité des emplois agricoles (29 % du nombre d’UTA), suivies par les élevages bovin-viande (25 %), par les producteurs de grandes cultures (14 %) et les exploitations de polyculture et polyélevage (14 %). Les exploitants individuels emploient en moyenne 0,9 UTA, contre 2,8 pour les GAEC et 1,9 pour les EARL. Les 54 % de petites exploitations contribuent au vivier d’emploi agricole ariégeois pour 35 % du nombre total d’UTA. Les grandes exploitations, bien que très minoritaires (10 %), utilisent 21 % des UTA et 47 % du travail réalisé par la main-d’oeuvre non familiale.

Une exploitation sur trois en circuit court

En 2010, 9 % des exploitations agricoles transforment elles-mêmes tout ou partie de leurs productions. En dix ans, leur effectif est passé de 200 à 250. Dans toutes les orientations de production, même dans les exploitations de petite taille, la part de celles qui transforment est plus élevée que sur l’ensemble Midi-Pyrénées. Un éleveur de granivores sur cinq, un arboriculteur sur deux, un maraîcher sur dix, 8 % des élevages d’herbivores sont concernés.

Les exploitations transformant elles mêmes leurs produits utilisent quasiment toutes, en parallèle, un réseau court de distribution. Il prend la forme soit de vente directe au consommateur, soit de vente via un seul intermédiaire : le restaurateur, le commerce de détail… 

Les 2 410 exploitations qui ne font pas de transformation à la ferme sont aussi, dans plus d’un cas sur quatre, concernées par les circuits courts. Les aviculteurs ont recours aux circuits courts deux fois sur trois et les éleveurs d’herbivores une fois sur trois. Cette pratique est encore plus courante chez les producteurs de fruits ou de légumes : neuf fois sur dix. 

Au total, l’effectif des exploitations agricoles pratiquant ces formes de commercialisation est proche de 880 en 2010. L’augmentation depuis 2000 est, avec celle des Hautes-Pyrénées, la plus notable des départements de Midi- Pyrénées, en effectif (+ 49 %) comme en part relative, 33 %, quatorze points de plus qu’en 2000.

Recensement agricole d'Ariège : premières tendances

La part des formes sociétaires évolue peu

Dans l’Ariège, 82 % des exploitations agricoles sont dirigées par des exploitants individuels. Ce taux est largement supérieur à celui de Midi-Pyrénées notamment parce que les petites exploitations restent majoritaires. Cependant, même dans les moyennes et grandes exploitations, il est supérieur (65 % contre 60 %). En Midi-Pyrénées, la part des formes sociétaires, en particulier celle des EARL, a augmenté de huit points entre 2000 et 2010 pour atteindre 24 %. En Ariège, elle n’a progressé que de trois points pour atteindre 18 %. 

Elle est élevée chez les éleveurs de bovins lait (50 %) mais très modeste en ovins-caprins (11 %). Les céréaliculteurs sont cependant plus fréquemment (28 %) en forme sociétaire que ceux de la région dans son ensemble (20 %). 

Comme sur la France métropolitaine et sur Midi-Pyrénées, les chefs d'exploitation sont plus jeunes dans les exploitations de grande taille. Leur âge moyen y est de 47 ans contre 48 ans dans les exploitations de taille moyenne et 54 ans dans les petites exploitations.

Source Agreste

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