Recensement agricole d'Ille-et-Vilaine : premières tendances

L’activité agricole d’Ille-et-Vilaine s’appuie en 2010 et de manière permanente sur plus de 18 100 personnes, soit 4 % de l’emploi total du département. Pour les 9 600 exploitations, la SAU moyenne est de 46 ha en 2010 (32 ha en 2000).

Recensement agricole d'Ille-et-Vilaine : premières tendances

18 100 actifs permanents

En 2010, l’activité agricole est encore bien présente dans le département, même si en 10 ans l’Ille-et-Vilaine a perdu plus du tiers des exploitations agricoles. Il en reste aujourd’hui 9 600. Parallèlement, la surface agricole utilisée (SAU) s’est réduite de 4,1 %. Les exploitations en activité en 2010 produisent donc sur des surfaces beaucoup plus importantes qu’en 2000. La SAU moyenne par exploitation a progressé de 44 % passant de 32 ha en 2000 à 46 ha en 2010. Ce sont les petites exploitations qui ont le moins bien résisté. Celles de moins de 20 ha, qui représentaient 44 % des exploitations en 2000, n’en forment plus qu’un tiers en 2010. Celles de plus de 80 ha ont progressé. Elles sont passées en 10 ans, de 7 % à 18 % de l’ensemble des structures agricoles et couvrent presque 45 % de la SAU d’Ille-et-Vilaine. Les exploitations ont dû s’adapter à l’évolution de l’agriculture en s’agrandissant et en se regroupant. Si en 2000, huit structures sur dix avaient le statut d’exploitation individuelle, il n’en reste plus que 56 % en 2010. En revanche, les structures sociétaires sont plus présentes, avec notamment la part des exploitations à responsabilité limitée (EARL) qui est passée de 11 % à 26 % de l’ensemble. Grâce aux nouvelles techniques agricoles et à la professionnalisation du métier d’agriculteur, la main-d’oeuvre nécessaire au fonctionnement des exploitations s’est réduite. En 2010, l’agriculture départementale s’appuie de façon permanente, sur 18 100 personnes : 16 100 actifs familiaux et 2 000 salariés permanents. En unités de travail annuel (UTA), le travail fourni par cette main d’oeuvre est estimé à 13 700 UTA, soit une réduction de 28 % depuis 2000.

Recensement agricole d'Ille-et-Vilaine : premières tendances

Une exploitation sur deux orientée vers la production laitière

Entre 2000 et 2010, le nombre d’exploitations agricoles, à dimension professionnelle, diminue de 28 % en Ille-et-Vilaine. Il en reste 6 700 d’une taille économique dite « moyenne » ou« grande », correspondant à un potentiel de production d’au moins 25 000 euros par an. La surface couverte par ce secteur professionnel représente 94 % de la SAU départementale et chacune des exploitations dispose en moyenne d’une SAU de 63 ha (35 % de plus qu’en 2000). La forte spécialisation laitière maintient l’Ille-et-Vilaine au 1er rang national des départements laitiers. En 2010, l’orientation « bovins lait » regroupe près de la moitié des exploitations du secteur professionnel, occupe la moitié de la SAU et emploie 45 % des UTA. Il s’agit d’une main-d’oeuvre essentiellement familiale, de 1,8 UTA par exploitation. Depuis 10 ans, la restructuration du secteur a conduit à la disparition du tiers des exploitations « bovins lait » au niveau départemental. Celles qui restent en activité 2010 ont une SAU moyenne de 68 ha. Elles détiennent 22 % du cheptel régional de vaches laitières. L’orientation « bovins viande » ne concerne que 5 % des exploitations mais ce secteur a mieux résisté en terme de maintien de structures actives (- 15 %). Les élevages hors-sol restent peu développés en Ille-et-Vilaine, comparativement aux autres départements bretons. Chacune des activités, avicole d’une part et porcine d’autre part, concerne respectivement 6 % et 8 % des exploitations. Elles requièrent une main-d’oeuvre basée sur 1,9 UTA par exploitation, à forte proportion salariale. Depuis 2000, le département a perdu 30 % des exploitations avicoles et 19 % des exploitations porcines. En terme de production animale, l’Ille-et-Vilaine se distingue des autres départements bretons par la présence d’élevages ovin et caprin sur son territoire. Mais ces exploitations sont très peu nombreuses parmi les structures professionnelles. Dans le domaine du végétal, les principales cultures sont orientées vers l’alimentation animale. Ainsi, lors de la campagne agricole 2009-2010, 60 % de la SAU était occupée par des cultures fourragères ou par des surfaces toujours en herbe et 34 % par des céréales. Le nombre d’exploitations spécialisées en « grandes cultures » s’est maintenu depuis 10 ans. En 2010, l’orientation concerne 6 % des exploitations moyennes ou grandes et 5,6 % des UTA correspondantes. La culture légumière orientée vers le marché du frais ainsi que l’horticulture couvrent peu de surface (0,5 % de la SAU) et reposent sur peu d’exploitations (2 %). Mais ces activités sont exigeantes en main-d’oeuvre, notamment pour la production légumière qui emploie 7,5 UTA par exploitation, en grande partie salariée.

Source Agreste

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