Recensement agricole de Haute-Garonne : premières tendances

Haute-Garonne, département de grandes cultures1er en blé dur : 60 000 ha devant Eure-et-Loir3e pour le tournesol : 56 000 ha après Gers et Charente-Maritime3e pour le soja : 5 000 ha après Gers et Lot-et-Garonne2e pour le chanvre fibres : 800 ha après Aube

Recensement agricole de Haute-Garonne : premières tendances

Haute-Garonne, premier département français pour le blé dur

En 2010, le département de la Haute-Garonne compte 6 410 exploitations pour une superficie agricole utilisée (SAU) de 331 000 ha. La diminution du nombre d’exploitations départementales depuis 2000 est de 24 %, trois points de plus que la moyenne régionale. Les terres agricoles ont continué d’alimenter l’urbanisation, ce qui explique en partie un taux élevé (4,3 %) de perte de SAU. En moyenne, 1 500 ha ont disparu chaque année depuis 2000 contre 1 800 par an entre 1988 et 2000.

La SAU moyenne des exploitations a augmenté de 11 ha pour atteindre 52 ha. Elle se compose pour 86 % de terres labourables (Midi-Pyrénées : 70 %). La SAU moyenne est de 153 ha pour les grandes exploitations et de 65 ha pour les moyennes. Les petites exploitations disposent quant à elles de 14 ha en moyenne. Les moyennes et grandes exploitations occupent 86 % du territoire agricole utilisé et réalisent 91 % de la production brute standard (PBS) du département. 

Les exploitations spécialisées en céréales, oléagineux et protéagineux, qui représentent 47 % des exploitations de la Haute-Garonne, détiennent 60 % des surfaces agricoles. Leur contribution à la PBS du département est de 42 %. La Haute-Garonne est le premier département français pour la culture du blé dur et le troisième pour celle du tournesol. 

Le paysage agricole haut-garonnais est très contrasté entre le sud tourné vers l’élevage d’herbivores, le centre où dominent les céréales et le nord ponctué de cultures maraîchères, horticoles et viticoles.

Recensement agricole de Haute-Garonne : premières tendances

Le maraîchage mobilise le quart des salariés permanents

En dix ans, l’emploi dans les exploitations agricoles de la Haute-Garonne a diminué de 27 % et représente en 20 106 900 unités de travail annuel (UTA). Les 6 410 exploitations agricoles de la Haute-Garonne restent des entreprises familiales que dirigent 7 380 chefs et coexploitants, avec l’aide permanente de 2 900 autres personnes qui leur sont, sept fois sur dix, apparentées. Cet effectif total de 10 280 personnes représente, en équivalent temps plein, 6 360 UTA. D’autres travailleurs viennent en renfort lors de pics d’activité, notamment saisonniers. La main d’oeuvre occasionnelle fournit ainsi 300 UTA et les employés des entreprises de travaux agricoles en apportent 230.

Les exploitations spécialisées en grandes cultures fournissent la plus grande part des emplois agricoles (43 % du nombre d’UTA), suivies par celles de polyculture et polyélevage (15 %), de bovins-viande (11%) et d’ovins et autres herbivores(10 %). 

Les exploitations orientées en maraîchage-horticulture ne représentent que 3 % des exploitations mais utilisent 7 % des UTA. Elles sont des employeurs importants pour les salariés permanents non apparentés (0,9 UTA en moyenne par exploitation), devant les viticulteurs (0,7 UTA). 

Les 50 % de petites exploitations contribuent au vivier d’emploi agricole haut-garonnais pour seulement 28 % du nombre total d’UTA. Les grandes exploitations, au contraire minoritaires (14 %), utilisent 31 % des UTA et 56 % du travail réalisé par la main-d’oeuvre non familiale.

Une exploitation sur cinq en circuit court

En 2010, un peu moins de 4 % des exploitations agricoles transforment elles-mêmes tout ou partie de leurs productions. En dix ans, leur effectif est passé de 310 à 240. Les orientations de production dominantes de la Haute-Garonne, grandes cultures et bovins, sont peu concernées par ce genre d’activité. En revanche, les orientations les plus impliquées que sont la viticulture-arboriculture (29 %) et les élevages hors sol (14 %) ne représentent plus que 5 % de l’ensemble des exploitations de Haute-Garonne.

Neuf fois sur dix, les exploitations qui transforment elles-mêmes leurs produits utilisent, en parallèle, un réseau court de distribution. Il prend la forme soit de vente directe au consommateur, soit de vente via un seul intermédiaire : le restaurateur, le commerce de détail… 

Des 6 180 exploitations qui ne font pas de transformation à la ferme, 15 % sont concernées par les circuits courts. Sur cent exploitations, 83 ont recours à la vente en circuit court quand elles produisent des légumes ou des fleurs, 38 lorsqu’il s’agit de fruits, de vin ou de volailles, et 20 dans les élevages d’herbivores. 

Au total, l’effectif des exploitations agricoles pratiquant ces formes de commercialisation est passé de 1 040 en 2000 à 1 150 en 2010. Leur part relative a progressé de six points et atteint 18 %.

Recensement agricole de Haute-Garonne : premières tendances

21 % de formes sociétaires

En Haute-Garonne, 79 % des exploitations agricoles sont dirigées par des exploitants individuels. Ce taux est supérieur au taux régional de 76 %, notamment parce que les petites exploitations restent majoritaires et que les orientations d’élevage herbivore, souvent en GAEC, sont peu représentées (25 %).

On ne trouve ainsi que 4 % de GAEC et 10 % d’EARL. Les autres statuts juridiques (société civile, société anonyme…) ont plus de succès que dans les autres départements de Midi-Pyrénées. En Haute-Garonne, ils concernent 7 % des exploitations contre 4 % en Midi-Pyrénées. Dans les grandes exploitations, la part des formes sociétaires se rapproche du taux régional avec 25 % de GAEC, 34 % d’EARL et 14 % d’autres formes sociétaires. 

Comme sur la France métropolitaine et sur Midi-Pyrénées, les chefs d'exploitation sont plus jeunes dans les exploitations de grande taille. Leur âge moyen y est de 47 ans contre 50 ans dans les exploitations de taille moyenne et 58 ans dans les petites exploitations.

Source Agreste

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