Recensement agricole de Haute-Marne : premières tendances

En 2010, le département compte 2 200 exploitations agricoles soit 1 000 de moins qu’en 2000. Les trois quarts d’entre elles sont des moyennes et grandes exploitations, disposant d’une surface moyenne par exploitation très élevée (181 hectares).

Recensement agricole de Haute-Marne : premières tendances

Prédominance du travail familial

En 2010, 4 700 personnes travaillent de manière permanente dans les exploitations agricoles haut-marnaises. Les chefs d’exploitation et les coexploitants composent l’essentiel de la main d’oeuvre et fournissent 73 % du travail ; vingt points de plus que la moyenne régionale. En Champagne-Ardenne, les exploitants haut-marnais sont aussi plus souvent à temps complet (les trois quarts d’entre eux). La participation des autres membres de la famille, traditionnelle dans le secteur agricole, se réduit. Elle réalise 12 % de la quantité de travail contre 20 % en 2000. Cette évolution est nettement marquée pour les conjoints non coexploitants ; avec 7 % du temps de travail, leurs contributions diminuent de six points en dix ans.

La Haute-Marne reste toutefois un département où l’agriculture reste plus souvent dans le cercle de la famille (4 300 actifs familiaux agricoles). Les salariés, hors cadre familial, fournissent 9,5 % du travail, cette part est en augmentation d’un point depuis 2000. Leur nombre diminue à un rythme moins élevé que celui des chefs d’exploitation et coexploitants, respectivement 1,3 % et 2,2 % par an. Ils sont, pour la majorité, salariés des moyennes mais surtout des grandes exploitations (87 % d’entre eux). A peine plus de la moitié est à temps complet. La main-d’oeuvre occasionnelle ou saisonnière assure 4 % du travail. Ce recours au travail saisonnier a lieu essentiellement pour les travaux d’été. Les prestataires externes, entreprises de travaux agricoles (E.T.A.) et les Coopératives d’Utilisation du Matériel en commun (Cuma), interviennent pour un peu plus d’1 % du travail. Cette part a été multipliée par 2,5 depuis 2000.

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Une forte diminution du nombre et un agrandissement des exploitations

Le nombre d’exploitations est de 2 200 en Haute-Marne, soit 9 % des exploitations champardennaises. Ces exploitations occupent 49 % du territoire départemental soit 305 400 hectares de superficie agricole cultivée ou utilisée. Un millier d’exploitations ont disparu en dix ans, en majorité des petites. La superficie agricole utilisée a diminué de 1,6 % en dix ans. Cette diminution est équivalente à celle observée au niveau régional et moins élevée qu’en France (- 3,2 %). En Haute-Marne, 1 700 exploitations ont un potentiel de production d’au moins 25 000 euros, ce qui correspond par exemple à une exploitation ayant 24 hectares de blé. Elles sont qualifiées de moyennes ou grandes exploitations et représentent les trois quarts de l’ensemble des exploitations. Les plus touchées sont celles dont la spécialisation est l’élevage de bovins (- 300 exploitations en dix ans). Toute spécialisation confondue, cela représente environ 11 000 têtes de moins mais la Haute-Marne représente toujours le tiers du cheptel bovin champardennais. A l’inverse, celles orientées vers les céréales et oléoprotéagineux ont augmenté leur nombre d’une cinquantaine.

La baisse globale du nombre de moyennes et grandes est plus fortes que les autres départements champardennais. Elle marque toutefois plus la tendance à l’agrandissement de la superficie des exploitations. Ainsi, la taille moyenne des moyennes et grandes exploitations atteint 181 hectares en 2010 contre 144 hectares en 2000. En outre, la Haute-Marne enregistre ainsi au niveau national la plus forte moyenne départementale. Les grandes exploitations, dont le potentiel de production dépasse 100 000 euros, sont proportionnellement plus nombreuses qu’en 2000 : 55 % des exploitations contre 44 % en 2000. Elles produisent 91 % de la production agricole potentielle départementale.

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Un exploitant sur huit a suivi un cycle de formation continue

Deux tiers des 2 200 exploitants et premiers coexploitants du département de la Haute-Marne ont une formation professionnelle qualifiante agricole initiale ou continue dispensée dans un établissement agricole. Les moins de 40 ans ainsi formés représentent quant à eux 83 %. Un peu plus de la moitié des exploitants formés ont suivi un cycle de type CAP ou BEP ou équivalent (38,5 % du total). Ceux qui ont suivi un cycle de type baccalauréat ou brevet de technicien agricole représentent 28 % des formés (18 % de l’ensemble). Les filières supérieures courtes de type BTS ne concernent que 12 % des formés (8 % du total). Les filières supérieures longues sont peu représentées. Les chefs d’exploitation et premiers coexploitants sont un peu plus nombreux à suivre un cycle de formationc ontinue. C’est le cas de 12 % d’entre eux contre 8 % au niveau régional. Ils sont encore moins nombreux à le faire lorsqu’ils n’ont aucune formation initiale (7 % du total des non formés). Cette situation s’explique en partie par la difficulté de mener de front le suivi d’une formation et la gestion au quotidien d'une exploitation. En définitive, le niveau de formation des exploitants est plutôt équilibrée d’un département à l’autre.

Source Agreste

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