Recensement agricole de l'Aube : premières tendances

En 2010, l’Aube compte 5 200 exploitations agricoles. Trois exploitations sur cinq sont des grandes exploitations. Elles assurent la presque totalité du produit brut standard (PBS). Les formes sociétaires se développent. Elles produisent 75 % du PBS, contre 65 % en 2000.

Recensement agricole de l'Aube : premières tendances

Près des deux-cinquièmes du temps de travail total pour les salariés

Dans le département de l’Aube, 8 900 unités de travail (UTA) sont nécessaires au fonctionnement des exploitations agricoles et viticoles en 2010. C’est 4 % de moins qu’en 2000. Les exploitations viticoles représentent 52 % du temps de travail total, avec 48 % des effectifs. Les exploitants et coexploitants effectuent toujours en 2010 la plus grande part du travail avec 52 % du temps total, contre 57 % en 2000. Cette contribution est moins importante en viticulture : 37 % du temps total contre 68 % pour les exploitations non viticoles.La participation des conjoints et des autres membres de la famille diminue fortement. Elle ne représente plus que 7 % du temps total contre 11 % en 2000. Elle reste un peu plus importante en viticulture. Les salariés non familiaux réalisent 38 % du temps de travail total (32 % en 2000). Leur contribution se répartit à parts égales entre les permanents et les occasionnels.

En viticulture, les salariés permanents assurent 23 % du temps de travail et les occasionnels 30 %, contre respectivement 15 % et 7 % pour les exploitations agricoles. Cette tendance à l’emploi de salariés permanents, autres que familiaux, est plus marquée dans l’Aube que dans les autres départements de la région ; leur nombre augmente de 26 % en dix ans contre + 8 % au niveau régional. Elle touche à la fois les exploitations viticoles mais aussi les autres. Les prestataires de service (ETA et Cuma) interviennent pour 4 % du temps de travail. Leur contribution reste modeste, mais elle a plus que doublé depuis 2000.

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Trois exploitations sur cinq sont des grandes exploitations

En 2010, on compte 5 241 exploitations dans l’Aube, soit 21 % de l’effectif régional. Ces exploitations occupent au total 375 000 hectares de surface agricole utilisée (SAU). En dix ans, une exploitation sur dix a disparu dans l’Aube. Cette évolution, comparable à celle de la région, correspond à des réalités différentes selon l’orientation de l’exploitation. Le nombre des exploitations viticoles augmente de 14 % alors que celui des non viticoles chute de 22 %. La perte de surface agricole est limitée (- 1,6 %) et elle augmente en conséquence pour le secteur viticole (+ 4,4 %). Le nombre des moyennes et grandes exploitations auboises recule de 3 % (14 % pour les agricoles) contre 7 % au niveau régional. Cette baisse est la plus faible sur l’ensemble des départements français. Les petites exploitations diminuent d’un tiers entre 2000 et 2010 (près de la moitié pour les agricoles), contre un cinquième pour la région.

Les grandes exploitations, qui ont un potentiel de production supérieur à 100 000 euros, représentent 59 % de l’effectif total en 2010, que ce soit en viticulture ou hors viticulture. La part de cette catégorie d’exploitation augmente : elle n’était que de 51 % en 2000. En effet, l’Aube est le seul département de Champagne-Ardenne qui enregistre une hausse du nombre de grandes exploitations. Ces dernières contribuent au produit brut standard de l’Aube (PBS) pour 93 % en viticulture, et pour 89 % en agriculture. Une exploitation sur quatre de plus de 250 000 euros de PBS assure 65 % de la production auboise. La part auboise du potentiel de production viticole champardennais est passée de 20,2 % à 23,6 %.

Près de deux exploitants sur trois ont une formation agricole

Parmi les 5 200 exploitants et premiers coexploitants du département de l’Aube, 65 % ont une formation professionnelle qualifiante agricole, ou initiale, ou continue. Plus de la moitié de ceux qui sont formés ont suivi un cycle de type CAP ou BEP ou équivalent (55 % des formés, 36 % du total). Ceux qui ont reçu une formation de type baccalauréat ou brevet de technicien agricoles représentent 22 % des formés (15 % de l’ensemble). Les filières supérieures courtes de type BTS ne concernent que 14 % des formés (9 % du total). Les filières supérieures longues sont peu représentées. En viticulture, un exploitant sur deux a déjà une formation initiale agricole qualifiante. Ceux, ayant suivi une formation continue, sont un peu moins nombreux que dans le secteur hors viticole. Le taux d’exploitants et premiers coexploitants ayant suivi une formation progresse avec la taille de l’exploitation. Les chefs d’exploitation et premiers coexploitants sont peu nombreux à suivre un cycle de formation continue diplômante. C’est le cas de 11 % d’entre eux. Ils sont un peu plus nombreux à le faire lorsqu’ils n’ont aucune formation initiale (14 % du total des non formés).

Recensement agricole de l'Aube : premières tendances

Une exploitation sur deux est individuelle

Depuis 2000, sur tout le territoire champardennais, l’adhésion au statut d’exploitations individuelles s’est réduit et plus particulièrement dans l’Aube où la part des exploitations individuelles était la plus basse : elle représentent 52 % du total des exploitations, contre 63 % en 2000. Presque toutes les petites unités et la majorité des exploitations moyennes sont gérées en individuelles. Ce statut concerne seulement 29 % des grandes exploitations (41 % en 2000). 

En viticulture, la proportion d’exploitations individuelles est plus importante : 63 % du total, contre 43 % pour les unités agricoles. Les exploitations à responsabilité limitée (EARL), plus présentes en proportion que dans les autres départements de la région, sont en augmentation. Elles représentent 30 % de l’ensemble des unités agricoles auboises, soit sept points de plus qu’en 2000. Un peu plus de deux exploitations sur trois ayant ce statut ont une orientation agricole, ce sont en majorité des grandes exploitations. Le nombre de groupements d’exploitation en commun (Gaec) a peu évolué. Ils représentent 4 % du total. Tout comme les EARL, le nombre d’exploitations régies par d’autres statuts, essentiellement des sociétés, s’accroît. Il passe de 9 % du total en 2000 à 14 %. Les exploitants aubois se distinguent légèrement de ceux de Champagne- Ardenne avec un taux de moins de quarante ans plus élevé : 21,2 % contre 19 %. Les femmes représentent 29,8 % des exploitants contre 26,4 % en 2000.

Source Agreste

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