Recensement agricole de l'Aveyron : premières tendances

Aveyron, 1er département agricole de la région :1/4 de la SAU régionale ; 1/5 des exploitations de la région ; 1/5 de la production brute standard (PBS) régionale.1er département français pour les brebis laitières : 561 6002e pour la SAU : 522 000 ha4e pour les vaches nourrices : 167 3004e pour les chèvres: 48 600

Recensement agricole de l'Aveyron : premières tendances

Aveyron, premier département français pour le lait de brebis

En 2010, avec 9 090 exploitations agricoles et 522 000 ha de surface agricole utilisée (SAU), l’Aveyron représente 19 % du nombre d’exploitations et 23 % de la SAU de la région. Il contribue pour 21 % à la production brute standard (PBS) régionale. Depuis le recensement agricole de 2000, les agriculteurs de l’Aveyron ont mieux préservé leur SAU avec une perte inférieure à 2 %. La diminution du nombre d’exploitations est de 15 %, six points de moins que celle de la région Midi-Pyrénées. L’ensemble des exploitations du département a une SAU moyenne de 57 ha contre 48 ha au niveau de la région. Cet écart est essentiellement dû à la présence importante d’élevages à caractère extensif, les surfaces toujours en herbe représentant 44 % de la SAU (27 % pour la région). Les grandes exploitations ont une SAU moyenne de 108 ha, elle est de 64 ha dans les moyennes exploitations et de 18 ha dans les petites exploitations. Les moyennes et grandes exploitations occupent près de 90 % du territoire agricole utilisé et réalisent 95 % de la PBS du département. Les élevages ovins et bovins (viande ou lait) assurent, à part égale, plus de 80 % de la PBS. L’élevage hors sol a aussi son importance avec 11 % de la PBS départementale pour seulement 4 % des exploitations.

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Les ovins donnent du travail

En dix ans, l’emploi dans les exploitations agricoles de l’Aveyron a diminué de 25 % et représente, en 2010, 12 990 unités de travail annuel (UTA).

Les 9 090 exploitations agricoles de l’Aveyron restent des entreprises familiales que dirigent 11 810 chefs et coexploitants, avec l’aide permanente de 5 500 autres personnes qui leur sont, quatre fois sur cinq, apparentées. Cet effectif total de 17 310 personnes représente, en équivalent temps plein, 12 540 UTA.

D’autres travailleurs viennent en renfort lors de pics d’activité, notamment saisonniers. La main-d’oeuvre occasionnelle fournit ainsi 350 UTA et les employés des entreprises de travauxagricoles en apportent 100. 

Les exploitations spécialisées en élevages ovin et caprin fournissent la plus grande part des emplois agricoles (36 % du nombre d’UTA), suivies par les élevages bovin-viande (31 %) et bovin-lait (13 %). 

Les exploitants individuels emploient en moyenne 1,0 UTA, contre 2,8 pour les GAEC et 1,8 pour les EARL. Les 35 % de petites exploitations contribuent au vivier d’emploi agricole aveyronnais pour seulement 16 % du nombre total d’UTA. Les grandes exploitations, au contraire minoritaires (22 %), utilisent 37 % des UTA et 55 % du travail réalisé par la main-d’oeuvre non familiale.

Une exploitation sur dix en circuit court

En 2010, un peu moins de 4 % des exploitations agricoles transforment elles-mêmes tout ou partie de leurs productions. En dix ans, cet effectif a peu bougé, passant de 340 à 330. Les orientations de production dominantes de l’Aveyron, bovins viande et ovins, très organisées, ont peu investi dans des ateliers particuliers de transformation. Même en polyculture et polyélevage et chez les éleveurs de granivores, leur part (9 %) est inférieure à la moyenne régionale.

Neuf fois sur dix, les exploitations qui transforment elles-mêmes leurs produits utilisent, en parallèle, un réseau court de distribution. Il prend la forme soit de vente directe au consommateur, soit de vente via un seul intermédiaire (le restaurateur, le commerce de détail…).

Des 8 750 exploitations qui ne font pas de transformation à la ferme, 8 % sont concernées par les circuits courts (15 % à l’échelon régional). Au total, l’effectif des exploitations agricoles pratiquant ces formes de commercialisation est légèrement supérieur à 1 000 en 2010. Leur augmentation depuis le recensement agricole de 2000 est conséquente, tant au niveau des effectifs (+ 44 %) qu’en part relative (11 %, cinq points de plus qu’en 2000).

Recensement agricole de l'Aveyron : premières tendances

La part des GAEC augmente encore

L’Aveyron est, de tous les départements de Midi-Pyrénées, celui dans lequel la proportion de GAEC est la plus élevée (15 % contre 7 % sur la région). Depuis le recensement agricole de 2000, leur part dans l’ensemble des exploitations a gagné trois points alors qu’elle est restée stable sur Midi-Pyrénées. Sont particulièrement concernées les exploitations spécialisées dans l’élevage d’ovins (plus d’une exploitation sur quatre) ainsi que les orientations bovin lait et porcins (plus d’une exploitation sur cinq).

Les EARL sont également une forme sociétaire fréquemment adoptée (14 % des exploitations agricoles), et dans les mêmes types d’élevage que les GAEC (ovins et bovins-lait : 19 %, porcins : 30 %). Dans les grandes exploitations, 49 % sont organisées en GAEC et 28 % en EARL. Dans les petites exploitations, les formes sociétaires sont peu représentées, avec 96 % d’individuelles. 

Comme sur la France métropolitaine et sur Midi-Pyrénées, les chefs d'exploitation sont plus jeunes dans les exploitations de grande taille. Leur âge moyen y est de 45 ans contre 48 ans dans les exploitations de taille moyenne et 55 ans dans les petites exploitations.

Source Agreste

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