Recensement agricole de l'Indre-et-loire : premières tendances

L’Indre-et-Loire, territoire urbanisé, présente le potentiel de production agricole le plus élevé de la région.L’agriculture très variée, allie grandes cultures, cultures spécialisées, et un troupeau de vaches laitières, de chèvres ou de porcs parmi le plus important de la région.Conséquence de ce constat, l’emploi agricole est plus développé que les autres et fait appeltant aux chefs et coexploitants, qu’à des salariés permanents et de nombreux saisonniers.

Recensement agricole de l'Indre-et-loire : premières tendances

Le premier employeur agricole de la région

Plus de 4 840 exploitations agricoles sont présentes en 2010 sur le territoire d’Indre-et-Loire, dont seulement 54 % de la superficie est consacrée à la production agricole. Grâce à une agriculture diversifiée, nécessitant une main-d’oeuvre parfois importante, le département est le premier employeur agricole de la région, avec près de 9 300 personnes exerçant une activité permanente. L’évolution de l’agriculture et son adaptation aux nouvelles conditions de production se sont accompagnées d’un gain de productivité notable de 25 % en dix ans. Ainsi, en 2010, un emploi à temps plein permet de travailler plus de 44 hectares de SAU contre 35 ha en 2000.

La main-d’oeuvre familiale se décompose en 5 878 chefs d'exploitation et coexploitants et 1 380 autres actifs familiaux. Les chefs d’exploitation et les coexploitants constituent l’essentiel de la main-d’oeuvre, ils fournissent 55 % du travail agricole. Si la famille (hors chefs d’exploitation et coexploitants) est toujours présente, elle ne constitue cependant plus que 8 % du travail fourni contre 15 % en 2000. Par ailleurs, l’agriculture d’Indre-et-Loire fournit un emploi à plus de 2 000 salariés permanents, dont plus de 70 % travaillent à plein temps. Ces salariés contribuent à 23 % du travail réalisé dans les exploitations, en hausse de 3 % par rapport à 2000. Les secteurs de la viticulture, des légumes et des fruits et fleurs sont les secteurs les plus pour voyeurs d’emplois salariés. A ceux-ci s’ajoutent près de 11 900 saisonniers, très présents dans le secteur de la viticulture, qui représentent 12 % de la main-d’oeuvre, taux supérieur detrois points au niveau régional, stable par rapport à 2000.

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Un potentiel de production élevé, mais de nombreuses petites unités

Grâce à son agriculture diversifiée, l’Indre-et-Loire affiche le potentiel de production le plus élevé de la région avec 567 millions d’euros. Cependant, depuis 2000, ce potentiel économique a chuté de près de 10 % et ce malgré la modification du paysage de l’agriculture départementale. En effet, ce sont plus de la moitié des exploitations du département qui ont disparu depuis 1988. La baisse depuis 2000 est supérieure (- 29 %) au recul régional (- 24 %). Elle concerne essentiellement les petites et moyennes exploitations (plus de trois sur dix ont disparu) alors que le nombre de structures de grande taille se maintient.

Néanmoins, ce département accueille encore 31 % de petites exploitations, taux supérieur de cinq points au taux régional. La part des moyennes et grandes exploitations, dont le potentiel de production agricole est supérieur à 25 000 euros a augmenté de huit points en dix ans. A elles seules, elle représentent 98 % de la valeur de la production agricole du département.Le recul du nombre d’exploitations s’accompagne d’une augmentation de la surface moyenne qui passe de 51 hectares en 2000 à 70 hectares en 2010. On constate également une diminution du nombre des exploitations individuelles, qui restent encore majoritaires, au profit des EARL.

Les exploitations d’Indre-et-Loire exploitent 332 200 hectares, elles occupent un espace total de 346 400 hectares avec les sols et les bâtiments. La diminution de la superficie agricole utilisée est de - 2,6 % en moyenne annuelle, similaire au constat régional. Si le nombre d’exploitations spécialisées en grandes cultures a fléchi de 9 %, la perte est plus conséquente pour la viticulture qui a vu disparaître plus de 40 % de ses structures en dix ans, ainsi que le secteur de la polyculture-polyélevage où le recul est supérieur à 50 %. Dans le même temps, plus du quart des exploitations en bovins-lait, bovins-viande ou ovins-caprins ont disparu.

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Un atout, la diversification de l’agriculture

Les grandes cultures toujours très présentes.

Avec près de 50 % de la superficie dédiée aux céréales, 22 % consacrée aux oléagineux et protéagineux, le département d’Indre-et-Loire conserve une orientation grandes cultures marquée. Il représente 14 % des surfaces de céréales de la région, taux identique depuis 2000. Environ 111 000 hectares ont été ensemencés en blé tendre en 2010, soit près de 17 % de la surface de blé tendre régionale. Près de 67 400 hectares sont cultivés en oléagineux ; principalement en colza et tournesol. L’Indre-et-Loire concentre 40 % des surfaces régionales de tournesol. Par ailleurs, près de 50 000 hectares sont alloués aux surfaces en herbe, en hausse par rapport à 2000.

Une activité à forte valorisation : la viticulture.

Malgré une perte de plus de 40 % des exploitations et une baisse de 4 % des surfaces depuis 2000, la vocation viticole du département se maintient : près de la moitié des surfaces en vignes d’Appellation d’Origine Protégée (AOP) de la région y est implantée. La quasi-totalité du vignoble du département (94 %) est en AOP. Cette activité, à forte valorisation, représente le quart du potentiel de production du département.

Une présence marquée dans le secteur des fruits et légumes.

 L’Indre-et-Loire concentre 50 % des surfaces régionales en pommiers, ceci malgré une perte de 35 % des superficies depuis 2000. Le quart des surfaces de la région en petits fruits se situe sur le département ainsi que 12 % des surfaces en légumes frais. Ces dernières ont augmenté de plus de 240 hectares en dix ans. La surface horticole se maintient à 75 hectares.

Une agriculture également orientée vers l’élevage.

Le cheptel bovin (82 670 animaux), réparti dans 850 exploitations, est dominé par la filière laitière (20 000 vacheslaitières), mais la filière viande avec plus de 16 500 vaches allaitantes est également très présente. Cette dernière voit son troupeau se maintenir depuis 2000, alors que le nombre de vaches laitières a chuté de près de 10 %. Malgré cette baisse, l’Indre-et-Loire possède le plus important troupeau de vaches laitières de la région. L’activité laitière caprine s’est fortement concentrée en dix ans. Le nombre de chèvres a augmenté de plus de 25 % alors que le nombre d’exploitations a presque été divisé par deux. Enfin, plus du quart du cheptel porcin de la région se trouve en Indre-et-Loire.

Source Agreste

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