Recensement agricole de la Marne : premières tendances

En 2010, 29 000 personnes travaillent sur les 14 100 exploitations agricoles et viticoles de la Marne. Un peu moins de la moitié du travail nécessaire est effectué par les chefs d’exploitation et les coexploitants. Le travail des autres membres de la famille se réduit au profit du recours aux salariés permanents et aux entreprises de travaux agricoles.

Recensement agricole de la Marne : premières tendances

53 % du travail reste familial

Dans la Marne, 29 000 personnes participent régulièrement aux travaux des exploitations agricoles et viticoles, soit un millier d’actifs en moins par rapport à 2000. Cette baisse est la plus faible au niveau régional et d’autant plus que la viticulture voit ses effectifs augmenter (+ 2,5 %). Les chefs d’exploitation et les coexploitants, principale main d’oeuvre, fournissent 45 % du travail nécessaire au fonctionnement des exploitations contre 59 % au niveau national. Cette proportion est stable par rapport à 2000. En 2010, 47 % des chefs d’exploitation et coexploitants travaillent à temps complet sur l’exploitation. En dix ans, la contribution des autres membres de la famille à l’activité agricole diminue. Elle passe de 13 % à 9 % pour l’ensemble des exploitations. En particulier, le travail des conjoints représente 6 % de la main-d’oeuvre en 2010 contre 10 % dix ans auparavant et 8 % au niveau national. Six conjoints actifs non coexploitants sur dix participent pour moins d’un quart de temps et deux sur dix travaillent à temps complet sur l’exploitation. A l’inverse, le nombre de salariés permanents non familiaux progresse de 6 % en dix ans. En 2010, ils fournissent un quart du travail réalisé par la main d’oeuvre. S’ils sont surtout présents en viticulture, leur part n’est pas négligeable dans les exploitations de grandes cultures. Environ 60 % d’entre eux travaillent à temps complet sur une seule exploitation. Les exploitations recourent davantage aux entreprises de travaux agricoles et Cuma. Le temps de travail effectué pa rles prestataires externes a plus que doublé en dix ans et constitue 4 % du travail agricole en 2010. Enfin, la main-d’oeuvre occasionnelle assure 17 % du travail, proportion stable sur les dix dernières années. Elle est principalement présente sur les exploitations viticoles où elle fournit 21 % du travail contre 7 % dans les exploitations hors viticulture.

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La moitié des exploitations ont un potentiel de production de plus de 100 000 euros

Le nombre d’exploitations viticoles s’élève à 9 900, celui des exploitations agricoles à 4 200, soit au total 57 % des exploitations champardennaises. Ces exploitations cultivent ou utilisent 554 700 hectares dont 9 % pour la viticulture. En dix ans, un peu moins de 700 exploitations ont disparu, principalement de moyennes exploitations spécialisées en grandes cultures ou polyculture. Parallèlement, la superficie agricole a diminué de 1 % (- 0,6 % hors viticulture, - 2,7 % sinon). Cette baisse est moindre qu’aux niveaux régional (- 2 %) et national (- 3 %). La taille moyenne des exploitations hors viticulture a progressé de 14 % en dix ans (- 3 % en viticulture). Les moyennes et grandes exploitations, au nombre de 10 800, regroupent trois quarts des exploitations de la Marne. Elles ont un potentiel de production d’au moins 25 000 euros, ce qui correspond à des unités exploitant au minimum 24 hectares de blé ou 30 ares de vigne à champagne. Elles contribuent à 98 % de la production agricole potentielle marnaise.

La moitié des exploitations de la Marne sont des grandes exploitations, c’est-à-dire avec un potentiel de production d’au moins 100 000 euros. Elles réalisent 90 % de la production agricole potentielle du département. Parmi les exploitations viticoles, 43 % sont classées parmi les grandes exploitations contre 65 % des autres exploitations. La Marne se place au premier rang des départements français avec, à son compte, 5 % du potentiel national de production. Elle est portée par la viticulture qui représente 20 % du potentiel national viticole (premier rang) mais aussi par les autres types de culture ou d’élevage à hauteur de 1,7 % (dix-septième rang).

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54 % des exploitants ont suivi une formation agricole

Parmi les 14 100 chefs d’exploitation ou premiers coexploitants de la Marne, 54 % ont suivi une formation professionnelle agricole qualifiante, soit en formation initiale, soit en formation continue. 28 % des chefs d’exploitation ou premiers coexploitants possèdent un Capa ou un Bepa et 12 % un Bac pro ou un BTA. Les formations supérieures courtes ou longues ont concerné près de 10 % des agriculteurs exploitants. Avec ou sans formation agricole initiale, 8 % des chefs d’exploitation ont suivi une formation agricole continue diplômante. La proportion d’exploitants ayant une formation agricole, ainsi que le niveau de la formation, augmente avec la taille de l’exploitation. Elle est de 23 % sur les « petites exploitations» contre 67 % sur les « grandes exploitations ». Elle est 40 % pour les viticulteurs et de 72 % pour les autres catégories d’exploitants.

Source Agreste

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