Recensement agricole de la Mayenne : premières tendances

La Mayenne détient 23 % de l’ensemble des exploitations ligériennes et contribue à 16 % de la production brute standard régionale 38 % du potentiel de production standard du département sont assurés par 10 % des exploitations les plus grandes.

Recensement agricole de la Mayenne : premières tendances

Une agriculture encore familiale

En 2010, la Mayenne compte 14 250 actifs permanents travaillant à temps complet ou partiel sur les exploitations. C’est 6 000 de moins en une décennie. Les trois quarts sont des chefs d’exploitation et coexploitants et ils totalisent plus de 80 % des unités de travail annuel permanentes (UTA ou équivalent temps complet). Au nombre de 2000, les conjoints non coexploitants ayant une activité agricole ont vu leur nombre chuter de 60 % depuis dix ans et forment près de 10 % des UTA permanentes. Les femmes représentent 36 % des actifs familiaux, soit cinq points de plus que la moyenne régionale. Cette caractéristique se vérifi e également parmi les chefs d’exploitation ou coexploitants, y compris au sein des exploitations professionnelles où un sur trois est une femme contre un sur quatre pour les autres départements ligériens. Deux tiers des actifs familiaux assurent exercer leur activité agricole à temps complet, cette part variant selon la taille de l’exploitation et le statut de l’individu. Ainsi, près de 90 % des chefs ou coexploitants des moyennes ou grandes exploitations le déclarent, femmes et hommes adoptant le même comportement. C’est parmi les petites exploitations que l’on retrouve le plus de retraités ou de pluriactifs (employés, ouvriers), l’activité agricole devient alors pour eux secondaire. 

La part du salariat permanent n’atteint pas 8 % et se montre donc inférieure à celle de l’aide familiale. La contribution des salariés est aussi la plus faible de la région et la Mayenne demeure le département ou l’agriculture familiale est la plus présente. Parmi les 1 100 salariés recensés, la moitié travaille dans les secteurs de l’élevage hors bovins. L’emploi de travailleurs saisonniers est également très limité (300 UTA) ainsi que le recours aux prestataires externes (130 UTA).

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Le lait : principale production agricole

En 2010, la Mayenne compte 8 000 exploitations, soit 23 % des exploitations régionales. L’agriculture occupe un espace important : 396 200 hectares de superficie agricole, cultivée ou utilisée, mais aussi des bâtiments, des cours, des bois, des landes. Au total les exploitations agricoles s’étendent ainsi sur 406 600 hectares. La superficie agricole utilisée a diminué de 4 % en dix ans. Entre 2000 et 2010, le repli des exploitations est moins marqué en Mayenne (- 30%) qu’en région (- 36%) mais plus fort qu’en France (- 26%). Contrairement à ce qu’on observe dans la région, le recul des petites exploitations est modéré. En 10 ans, les exploitations se sont agrandies : alors que la SAU moyenne d’une exploitation en 2000 était de 36 ha, elle est de 49 ha en 2010. Les 5 200 exploitations professionnelles représentent 64 % de l’ensemble des exploitations. En utilisant 75 % de l’emploi total et 95 % de la superficie agricole, elles assurent l’essentiel de l’activité agricole (98 % de production brute standard, PBS). En dix ans, une exploitation moyenne sur deux disparaît. Les grandes exploitations, légèrement plus nombreuses en 2010, représentent 42 % de l’ensemble des exploitations contre 29 % en 2000.

La production laitière domine nettement les productions agricoles du département. L’orientation technicoéconomique (OTEX) bovins lait assure à elle seule 33 % de la PBS, cette part s’élevant à 40 % si l’on considère l’ensemble des élevages de vaches laitières. Les exploitations orientées vers les productions avicoles et porcines ainsi que les autres élevages : viande lait,viande bovine et polyculture élevage sont aussi très présentes. Contrairement aux autres exploitations, les fermes spécialisées en grandes cultures ou en ovins, caprins ou autres herbivores se développent.

Recensement agricole de la Mayenne : premières tendances

Un tiers du cheptel laitier régional mais des élevages plus petits

Avec 165 000 têtes, le cheptel laitier mayennais s’est réduit de 6 % en dix ans mais demeure le plus important de la région devant la Loire-Atlantique (121 000 têtes). 3 700 exploitations déclarent posséder au moins une vache laitière, soit 46 % de l’ensemble des exploitations départementales (30 % à l’échelon régional). La quasi-totalité du cheptel est recensée dans les moyennes et grandes exploitations (anciennement dites « professionnelles »). En 2010, l’élevage laitier moyen en Mayenne est de 45 vaches (33 en2000), les structures de plus faibles dimensions restent les mieux représentées dans ce département au sein de la région.

Le nombre de petits élevages tend à diminuer. Ainsi, 21 % des élevages possèdent moins de 30 têtes (44 % en 2000) et 34 % en ont 50 ou plus (13 % en 2000). L’âge moyen des exploitants est de 47 ans et un sur quatre a 54 ans ou plus. Parmi ceux possédant moins de 30 vaches laitières, la moitié a déjà atteint 53 ans. Dans ces élevages de taille plus modeste, le statut d’entrepreneur individuel dépasse 80 %. La forme sociétaire (GAEC en majorité et EARL) est choisie neuf fois sur dix par les exploitants ayant au moins 50 vaches laitières.

Source Agreste

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