Recensement agricole de la Sarthe : premières tendances

La Sarthe détient 15 % de l’ensemble des exploitations ligériennes et contribue à 14 % de la production brute standard régionale. 40 % du potentiel de production standard du département sont réalisés par 10 % des exploitations.

Recensement agricole de la Sarthe : premières tendances

10 400 actifs permanents

En Sarthe, 10 400 actifs permanents travaillent sur l’ensemble des exploitations agricoles, soit 14 % des emplois de la région. Leur nombre a baissé d’un tiers au cours de la décennie. Huit sur dix oeuvrent dans les moyennes ou grandes exploitations. En équivalent temps plein, ces actifs permanents représentent 7 600 UTA. Les 6 750 chefs d’exploitations et coexploitants constituent 65 % de ces actifs. La contribution du reste de la famille (conjoints non coexploitants et autres actifs familiaux) passe de 25 % en 2000 à 18 % des actifs en 2010. Seulement un tiers des conjoints non coexploitants travaille à temps complet tandis que quatre sur dix passent moins d’un quart de leur temps dans les exploitations. Au final, l’apport familial se résume à 12 % des UTA.

Les salariés permanents constituent 16 % des actifs permanents. De 2000 à 2010, le nombre de salariés hors cadre familial a diminué moins fortement que celui des permanents familiaux. Les 1 800 salariés, hors cadre familial, représentent une part croissante de l’emploi permanent (17 % en 2010, contre 14 % en 2000). Ils représentent 1 300 UTA et devancent la main d’oeuvre familiale. Les salariés assurent deux tiers du travail dans les exploitations maraîchères, horticoles et arboricoles. Les exploitations avicoles emploient un quart d’entre eux. Ils sont acontrario quasi inexistants dans les élevages de viande bovine ainsi que dans les petites exploitations. Enfin, les 700 UTA saisonnières sont principalement embauchées par le secteur arboricole. Avec moins de 100 UTA, les entreprises de travaux agricoles et CUMA interviennent de façon marginale.

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Des productions avicoles et porcines très présentes

En 2010, la Sarthe compte 5 300 exploitations, soit 15 % des fermes des Pays de la Loire. L’agriculture occupe un espace important : 369 000 hectares de superficie agricole utile, mais aussi des bâtiments, des cours, des bois, des landes. Au total les exploitations agricoles s’étendent ainsi sur 380 000 hectares. La superficie agricole utilisée a diminué de près de 5 % en dix ans. Cette diminution est plus forte qu’en région (- 3 %). La diminution du nombre d’exploitations est légèrement moins marquée en Sarthe (- 34 %) qu’en région (- 36 %) mais plus forte que la tendance nationale (- 26 %). Les exploitations deviennent davantage professionnelles. Le nombre de petites exploitations chute de moitié, contre un tiers en France. En 10 ans, les exploitations se sont agrandies : la SAU moyenne des exploitations est passée de 49 à 70 ha. Les 3 600 moyennes ou grandes exploitations représentent 69% de l’ensemble des exploitations sarthoises. En utilisant 78 % de l’emploi total et 95 % de la superficie agricole, elles assurent l’essentiel de l’activité agricole (98,4 % de la production brute standard. La part des grandes exploitations s’accroît. En 2010, près de la moitié des exploitations sont grandes, contre un peu plus d’un tiers en 2000.

L’élevage hors sol et les polycultures polyélevages sont très présents ; les productions bovines et les grandes cultures également.Le cheptel bovin se maintient alors que le nombre d’exploitations chute fortement en 10 ans (- 50 % pour les exploitations mixtes et - 31 % pour les laitières). Les vaches laitières sont pour moitié dans les exploitations spécialisées en « bovins lait ». Cette orientation regroupe 16 % des moyennes et grandes exploitations, occupe 16 % de la SAU et emploie 15 % des UTA. Dans les exploitations orientées vers la production laitière, on dénombre en moyenne 56 vaches laitières par exploitation. Peu développé, l’élevage caprin se consolide. Les exploitations céréalières sont en expansion. La surface moyenne des grandes et moyennes exploitations de grandes cultures s’accroît (+ 22 % ) ; elle rejoint celle de la Vendée, avec 112 ha, soit un niveau plus élevé que dans les autres départements.

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Un secteur avicole sous signe de qualité

Le cheptel avicole se développe au contraire (+ 14 %), le département étant très bien positionné dans la production sous signe de qualité avec les poulets de Loué notamment. Dans les exploitations de polyculture-polyélevage, dont la taille est importante (121 ha en moyenne), les volailles de chair (+ 41%) prennent le pas sur le cheptel porcin (- 29 %).

Source Agreste

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