Recensement agricole de la Vienne : premières tendances

La Vienne compte près de 5 200 exploitations, soit 2 200 exploitations de moins qu’en 2000. Leur taille moyenne atteint 91 hectares contre 68 hectares en moyenne régionale et 56 hectares en moyenne nationale. Les exploitations spécialisées dans les grandes cultures sont toujours les plus nombreuses.

Recensement agricole de la Vienne : premières tendances

Plus de travail assuré par les chefs d'exploitation et les coexploitants

Dans la Vienne, 9 000 personnes contribuent, de façon régulière, au fonctionnement des 5 200 exploitations agricoles. Cette main-d'oeuvre représente un équivalent de 6 100 unités de travail annuel (emplois à temps plein). Les chefs d'exploitation et les coexploitants en constituent la colonne vertébrale puisqu'ils réalisent 70 % du temps de travail effectif total, contre 66 % en 2000. La contribution traditionnelle des autres membres de la famille s'est fortement réduite et ne représente que 7 % de la force de travail, contre 14 % en 2000. L'effectif des salariés permanents non familiaux baisse légèrement en 10 ans. Ils sont aujourd'hui environ 1 200 actifs contre 1 300 en 2000. Malgré tout, ils sont aussi nombreux que les conjoints non-coexploitants. En 2000 le rapport était de 1 pour 2 en faveur des conjoints. Les salariés permanents, hors cadre familial, fournissent 13 % du travail effectif contre 12 % en 2000. Un salarié sur quatre est employé dans une exploitation spécialisée en grandes cultures. Ainsi, un peu plus d'un actif agricole sur sept est salarié en 2010, contre un sur huit en 2000. Ce recours plus fréquent au salariat va de pair avec la diminution des temps partiels. 53 % des personnes travaillant régulièrement sur l'exploitation sont à temps complet en 2010, contre 46 % en 2000. La main-d'oeuvre saisonnière, incontournable pour les cultures telles que le melon, la vigne, le tabac, ou encore l'asperge, apporte un complément à hauteur de 8 %. Enfin les prestataires externes, entreprises de travaux agricoles (ETA) et coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA), interviennent pour 2 % du travail, contre à peine 1 % en 2000.

Recensement agricole de la Vienne : premières tendances

5 200 exploitations se partagent 489 700 hectares

Les exploitations agricoles occupent 70 % du territoire de la Vienne, soit 489 700 hectares. La superficie agricole utilisée (SAU) s'élève à 474 600 hectares, le solde correspondant aux bâtiments, aux cours, aux bois et aux landes. Cette superficie a perdu 5 900 hectares, en 10 ans. Durant la même période 2 200 exploitations, principalement des petites et moyennes, ont disparu. Cette évolution est plus forte que les tendances régionale et nationale. Le nombre d'exploitations agricoles en Vienne s'élève désormais à 5 200, soit un cinquième du total pictocharentais. Parmi celles-ci, 3 700 exploitations affichent un potentiel de production annuel d'au moins 25 000 euros. Ces exploitations, dites de moyenne ou grande taille, disposent de 98 % de la production potentielle départementale et occupent 97 % de la superficie agricole. Les spécialisations en grandes cultures et bovins viande sont les seules à progresser, en valeur absolue comme en part relative. Les exploitations spécialisées en grandes cultures regroupent 53 % des exploitations de taille moyenne ou grande, contre 44 % en 2000. La catégorie des grandes exploitations, dont le potentiel de production annuel dépasse 100 000 euros, augmente de 5 % par rapport à 2000. Elle rassemble 37 % des exploitations contre 25 % dix ans auparavant, et constituent 77 % de la production agricole potentielle départementale sur 69 % de la superficie agricole utilisée.

12 % de la SAU est irrigable

Au cours de la campagne 2009-2010, 43 000 hectares, soit les trois quarts des surfaces potentiellement irrigables, ont été effectivement irrigués. Au cours des trois dernières années, ce chiffre est resté relativement stable et quasiment identique à celui de 2000. Comme dans le reste de la région, c'est le maïs qui en est le premier bénéficiaire, avec 27 600 ha. C'est un peu plus d'un hectare sur deux de la sole en maïs. Le blé fait également partie des cultures les plus concernées et, avec le maïs, ils cumulent 90 % des superficies irriguées dans le département.

Recensement agricole de la Vienne : premières tendances

34 % de sociétés contre 20 % en 2000

Le statut d’exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL), dont le nombre a progressé de 42 % entre 2000 et 2010, est le principal bénéficiaire de cette dernière décennie. Ces entreprises pèsent maintenant pour plus de 31 % du potentiel de production départemental, soit seulement 6 % de moins que les exploitations individuelles trois fois plus nombreuses. Dans un peu plus de quatre cas sur dix, les EARL ne comptent qu'un seul associé et conservent une dimension économique modeste. Ces EARL unipersonnelles disposent de 12 % du potentiel de production agricole départemental. Deux exploitations sur trois ont adopté ou conservé le statut juridique de l'exploitation individuelle. Le nombre de groupements d'exploitation en commun (GAEC) baisse de 20 %. Cependant, grâce à leur taille et à leur potentiel, leur produit brut standard s'élève tout de même à 20 % du total départemental. Les autres sociétés civiles, principalement les sociétés civiles d’exploitation agricole (SCEA) sont 300. Mais grâce à la taille imposante de leurs structures, leur produit brut standard s'élève à plus de 11 % du total départemental.

Source Agreste

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