Recensement agricole de Tarn-et-Garonne : premières tendances

Tarn-et-Garonne, 4e département français pour les arbres fruitiers1er en pommiers de table : 5 380 ha2e en pruniers : 3 070 ha2e en noisetiers : 780 ha2e département français pour le raisin de table : 1 300 ha

Recensement agricole de Tarn-et-Garonne : premières tendances

Tarn-et-Garonne, quatrième verger de France

En 2010, le département de Tarn-et-Garonne compte 5 280 exploitations pour une superficie agricole utilisée (SAU) de 210 400 ha. Les terres agricoles de Tarn-et-Garonne, comme celles des départements limitrophes de l’agglomération toulousaine, alimentent l’urbanisation de la métropole régionale, ce qui explique en partie un taux élevé (6,1 %) de perte de SAU (3 % au niveau régional). Le rythme de diminution du nombre d’exploitations a été aussi un des plus rapides de Midi-Pyrénées : -27 % (-21 % au niveau régional) et a concerné non seulement les exploitations de taille petite ou moyenne, mais aussi les grandes. La SAU moyenne des exploitations a augmenté de 9 ha pour atteindre 40 ha et reste très en dessous de la SAU moyenne régionale de 48 ha. 

La part de surfaces toujours en herbe y est en effet deux fois moindre que celle de Midi-Pyrénées (respectivement 13 % et 27 % de leur SAU). La SAU moyenne est de 79 ha pour les grandes exploitations et de 50 ha pour les moyennes. Les petites exploitations exploitent quant à elles 13 ha en moyenne. Les moyennes et grandes exploitations occupent 86 % du territoire agricole utilisé et réalisent 95 % de la production brute standard (PBS) du département. Les exploitations spécialisées en arboriculture représentent 16 % de l’ensemble et ne détiennent que 11 % des surfaces agricoles. Leur contribution à la PBS du département atteint cependant 33 %. En comparaison, les 40 % d’exploitations spécialisées en grandes cultures n’en génèrent que 22 %.

Recensement agricole de Tarn-et-Garonne : premières tendances

L’arboriculture recrute

En dix ans, l’emploi dans les exploitations agricoles de Tarn-et-Garonne a diminué de 24 % et représente, en 2010, 8 880 unités de travail annuel (UTA). Les 5 280 exploitations agricoles de Tarn-et-Garonne restent des entreprises familiales que dirigent 6 230 chefs et coexploitants, avec l’aide permanente de 3 150 autres personnes qui sont, dans trois cas sur dix, des salariés permanents non apparentés. Cet effectif total de 9 380 personnes représente, en équivalent temps plein, 6 300 UTA. D’autres travailleurs viennent en renfort lors de pics d’activité, notamment saisonniers.

La main-d’oeuvre occasionnelle fournit ainsi 2 490 UTA, dont 1 910 (77 %) utilisées par les arboriculteurs. Les employés des entreprises de travaux agricoles apportent 90 UTA. Les exploitations spécialisées en arboriculture fournissent ainsi la majorité du travail agricole (40 % du nombre d’UTA), suivies par les grandes cultures (23 %) et l’orientation de polyculture et polyélevage (15 %). Les exploitants individuels emploient en moyenne 1,0 UTA, contre 4,2 pour les GAEC et 3,2 pour les EARL. Les 43 % de petites exploitations contribuent au vivier d’emploi agricole de Tarn-et-Garonne pour seulement 14 % du nombre total d’UTA. Les grandes exploitations, au contraire minoritaires (20 %), utilisent 54 % des UTA et 86 % du travail réalisé par la main-d’oeuvre non familiale.

Une exploitation sur cinq en circuit court

En 2010, 5 % des exploitations agricoles transforment elles-mêmes tout ou partie de leurs productions. En dix ans, cet effectif a fortement diminué, passant de 680 à 260, en raison d’une tendance constatée en Midi-Pyrénées : la disparition plus rapide des exploitations aux productions diversifiées alors que les céréaliculteurs, très peu impliqués dans la transformation à la ferme, voient progresser leur part relative dans l’ensemble des exploitations. Les orientations de production les plus impliquées sont la viticulture (27 %) et les élevages hors sol (porcins, volailles : 17 %). Les arboriculteurs, bien qu’ils soient très organisés, sont quand même 7 % à avoir investi dans un atelier de transformation. 

Neuf fois sur dix, les exploitations qui transforment elles-mêmes leurs
produits utilisent, en parallèle, un réseau court de distribution. Il prend la forme soit de vente directe au consommateur, soit de vente via un seul intermédiaire (le restaurateur, le commerce de détail…). Des 5 020 exploitations qui ne font pas de transformation à la ferme, 17 % sont concernées par les circuits courts. Au total, l’effectif des exploitations agricoles pratiquant ces formes de commercialisation est passé de 1 110 en 2000 à près de 1 080 en 2010. La part relative des exploitations en circuit court progresse de cinq points par rapport à 2000 et atteint 20 %.

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Les EARL continuent de progresser

Le Tarn-et-Garonne est, après le Gers, un des départements de Midi-Pyrénées où la proportion d’EARL est la plus élevée (15 % contre 12 % sur l’ensemble de la région).Dans l’orientation arboriculture, cette part atteint 23 %. Elle est élevée aussi (16 %) pour les éleveurs dans leur ensemble. Les EARL dominent dans les grandes exploitations (42 %), on en trouve 17 % dans les moyennes et moins de 2 % dans les petites. En revanche, les GAEC sont peu
nombreux (5 % des exploitations) sauf dans les grandes exploitations (18 %). Comme sur la France métropolitaine et sur Midi-Pyrénées, les chefs d'exploitation sont plus jeunes dans les exploitations de grande taille. Leur âge moyen y est de 47 ans contre 49 ans dans les exploitations de taille moyenne et 56 ans dans les petites exploitations.

Source Agreste

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