Recensement agricole des Deux-Sèvres : premières tendances

Le département des Deux-Sèvres compte, en 2010, 6 400 exploitations(- 30 % par rapport à 2000) sur lesquelles travaillent 8 600 exploitants et coexploitants, 2 200 aides familiaux et 1 700 salariés.

Recensement agricole des Deux-Sèvres : premières tendances

12 500 actifs permanents

En 2010, l'agriculture deux-sévrienne emploie 12 500 personnes dans 6 400 unités de production de toutes tailles : l'activité agricole ainsi générée représente 8 700 unités de travail annuel (UTA) équivalent temps plein. Les chefs d'exploitation et les coexploitants constituent l'essentiel de la main d'oeuvre puisqu'ils réalisent 66 % du temps de travail effectif. La contribution des autres membres de la famille, traditionnelle dans ce secteur, s'est fortement réduite et ne représente que 9 % de la force de travail, contre 15 % en 2000. L'effectif des salariés permanents non familiaux demeure stable entre 2000 et 2010 avec environ 1 700 actifs : ils fournissent 14 % du travail effectif contre 10 % en 2000.

Cette progression relative de la part du travail salarié découle également d'une diminution des temps partiels. C'est dans le secteur avicole que l'on trouve le plus grand nombre de salariés, environ 1 sur 5. Les saisonniers et la main-d'oeuvre occasionnelle, dont l'importance est étroitement liée à la présence de cultures telles que le melon et les vergers, apportent un complément à hauteur de 10 %. Enfin les prestataires externes, entreprises de travaux agricoles (ETA) et coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA), n'interviennent que pour 1 % du travail.

Recensement agricole des Deux-Sèvres : premières tendances

La concentration des terres se poursuit

Les exploitations agricoles des Deux-Sèvres valorisent 450 400 hectares de superficie agricole utilisée (SAU), soit 75 % du territoire départemental. Cette superficie cultivée a perdu 11 900 hectares (- 2,6 %) en dix ans, soit 1 200 ha de perte annuelle contre seulement 800 ha par an durant la décennie précédente. Durant la même période 2 700 exploitations, principalement de petite et moyenne taille, ont disparu. La surface moyenne a ainsi fortement augmenté, passant de 51 hectares à 70 hectares. Le nombre de grandes exploitations, dont le potentiel de production annuel dépasse 100 000 euros, diminue de 7 % par rapport à 2000 mais celles-ci représentent 40 % du total contre 30 % dix ans auparavant. Elles constituent 83 % de la production agricole potentielle départementale sur 66 % de la superficie. L’orientation “grandes cultures” (céréales et oléoprotéagineux) est la seule à progresser, en valeur absolue comme en part relative. Les orientations “caprins” et “aviculture” se maintiennent avec une augmentation des capacités d’élevage. Les autres orientations animales sont en forte baisse. Le phénomène est particulièrement sensible pour les mixtes polyculture-élevage, signe d’une spécialisation accrue des exploitations.

Deux tiers des moyennes et grandes exploitations orientés sur l'élevage

Si la spécialisation en céréales et oléoprotéagineux est la seule orientation à croître entre 2000 et 2010, les Deux-Sèvres demeurent une terre d'élevage qui constitue, par ailleurs, l'activité principale de deux tiers des moyennes et grandes exploitations. Le département accueille un cinquième du cheptel caprin national avec 176 000 chèvres (1er département caprin), en hausse de 10 % par rapport à 2000. L'effectif moyen est passé de 135 à 251 têtes par troupeau en 10 ans. Les Deux-Sèvres comptabilisent également près de la moitié des vaches régionales avec 139 000 têtes (1/4 laitières, 3/4 nourrices) malgré une perte de 12 700 en 10 ans (- 8 %). Le cheptel ovin poursuit son recul au même rythme que la moyenne régionale (- 30 %). Avec 175 800 brebis, il représente 41 % du cheptel de Poitou-Charentes.

Recensement agricole des Deux-Sèvres : premières tendances

40 % des exploitations en sociétés en 2010 contre 25 % en 2000

Le nombre de sociétés, tous statuts confondus, s'est accru de 12 % etre présente 40 % du total des exploitation salors que le nombre d'exploitations individuelles est en net recul (- 43 %). La plus forte progression concerne les structures de type EARL dont le nombre a progressé de 38 % entre 2000 et 2010. Comme au niveau régional, dans quatre cas sur dix, elles ne comptent qu'un seul associé et conservent une dimension économique modeste. A l'inverse avec 800 unités, le nombre de GAEC baisse de 16 %. Mais grâce à leur taille et à leur potentiel, leur produit brut standard s'élève tout de même à 28 % du total, légèrement au dessusde celui des EARL. Les autres sociétés civiles, principalement SCEA mais aussi GFA et SARL, sont relativement moins nombreuses (de l’ordre de 400 unités). Les exploitations individuelles ne réalisent que 26 % du produit agricole départemental. Si 60 % des exploitations ont conservé ce régime juridique, les plus petites y sont attachées à 95 % alors que la proportion tombe à 72 % pour les moyennes et 25 % pour les grandes exploitations.

Source Agreste

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