Recensement agricole du Finistère : premières tendances

L’activité agricole du Finistère s’appuie en 2010 et de manière permanente sur 17 400 personnes, soit 5 % de l’emploi total du département. Pour les 7 800 exploitations, la SAU moyenne est de 49 ha en 2010 (35 ha en 2000).

Recensement agricole du Finistère : premières tendances

17 400 actifs permanents

En 2010, l’activité agricole est encore bien présente dans le département, même si en 10 ans le Finistère a perdu trois exploitations agricoles sur dix. Il en reste aujourd’hui 7 800. Parallèlement, la surface agricole utilisée (SAU) s’est réduite de 3,1 %. Les exploitations en activité en 2010 produisent donc sur des surfaces plus importantes qu’en 2000. La SAU moyenne par exploitation a progressé de 40 %, passant de 35 ha en 2000 à 49 ha en 2010. Ce sont les petites structures qui ont le moins bien résisté. Celles de moins de 20 ha, qui représentaient 41 % des exploitations en 2000, n’en forment plus qu’un tiers en 2010. Celles de plus de 80 ha ont progressé. Elles sont passées en dix ans de 10 % à 21 % de l’ensemble des structures agricoles et couvrent la moitié de la SAU départementale.

Les exploitations ont dû s’adapter à l’évolution de l’agriculture en s’agrandissant et en se regroupant. Si en 2000, les deux tiers des structures avaient le statut d’exploitation individuelle, il en reste un peu moins de la moitié en 2010. En revanche, les structures sociétaires sont plus présentes, avec notamment la part des exploitations à responsabilité limitée (EARL) qui est passée de 19 % à 30 % de l’ensemble des structures. Grâce aux nouvelles techniques agricoles et à la professionnalisation du métier d’agriculteur, la main-d’oeuvre nécessaire au fonctionnement des exploitations s’est réduite. En 2010, l’agriculture finistérienne s’appuie de façon permanente, sur 17 400 personnes : 13 000 actifs familiaux et 4 400 salariés permanents. En unités de travail annuel (UTA), le travail fourni par cette main-d’oeuvre est estimé à 14 200 UTA, soit une réduction de 24 % depuis 2000.

Recensement agricole du Finistère : premières tendances

Un élevage hors-sol fortement implanté

Entre 2000 et 2010, le nombre d’exploitations agricoles finistériennes, à dimension professionnelle, diminue de 26 %. Il en reste 6 200 d’une taille économique dite « moyenne » ou « grande », correspondant à un potentiel de production d’au moins 25 000 euros par an. Elles concentrent 95 % de la SAU du département, et chacune d’elles dispose, en moyenne, d’une SAU de 59 ha (31 % de plus qu’en 2000).

La spécialisation la plus répandue dans le Finistère reste la production laitière. L’orientation « bovins lait » regroupe 34 % des exploitations du secteur professionnel, occupe 41 % de la SAU, et mobilise 25 % des UTA. La main-d’oeuvre est essentiellement familiale avec en moyenne 1,8 UTA par exploitation. Ces structures spécialisées ont une SAU moyenne de 72 ha. Elles détiennent 16 % du cheptel régional de vaches laitières. Depuis 10 ans, 26 % des exploitations « bovins lait » ont disparu. Il s’agit d’une baisse moins importante que celle constatée dans les autres départements bretons (- 32 % en moyenne régionale). Les élevages hors-sol sont très fortement implantés dans le Finistère. Ils se caractérisent par des structures de grande taille qui nécessitent une main d’oeuvre importante à forte proportion salariale. Les exploitations porcines représentent 15 % des structures. Elles détiennent 27 % des capacités bretonnes utilisées pour l’engraissement des porcs. Ce type de production mobilise davantage de main-d’oeuvre qu’il ya 10 ans. Chaque exploitation utilise en moyenne 2,6 UTA en 2010, contre 2,2 UTA en 2000. Les exploitations avicoles concernent 9 % des structures. Elles concentrent 23 % des surfaces en bâtiments de volailles de chair et 35 % des effectifs de la région. La production avicole nécessite moins de main-d’oeuvre que la production porcine (1,9 UTA par exploitation). Depuis 2000, le département a perdu 20 % des exploitations porcines et davantage d’exploitations avicoles (- 30 %).

Dans le domaine de la production végétale, les principales cultures sont orientées vers l’alimentation animale. Ainsi, lors de la campagne agricole 2009-2010, 57 % de la SAU était occupée par des cultures fourragères ou par des surfaces toujours en herbe et 32 % par des céréales. Alors que le nombre d’exploitations spécialisées en « grandes cultures» s’est maintenu ou a progressé dans les autres départements, il a chuté de 18 % dans le Finistère. Ce secteur regroupe encore en 2010, 14 % des exploitations moyennes ou grandes et 14 % des UTA.

Le Finistère se distingue également par ses productions légumières. Il concentre 43 % des surfaces régionales, réparties entre des cultures sous serres (tomates) et des légumes de pleinchamp. Les exploitations spécialisées en « maraîchage et horticulture » représentent 7 % des structures. Cette activité, exigeante en main-d’oeuvre, utilise en moyenne 7,5 UTA par exploitation.

Source Agreste

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