Recensement agricole du Gers : premières tendances

Gers, 2e département agricole de Midi-Pyrénées : 1/5 de la SAU régionale ; 1/6 des exploitations de la région ; 1/5 de la production brute standard(PBS) régionale.1er département français pour le tournesol et le soja : 75 000 ha et 10 400 ha2e pour les canards gras et à gaver : 1,5 million4e pour les vignes à vocation IGP : 13 800 ha

Recensement agricole du Gers : premières tendances

Gers, deuxième département français pour le gavage de canards

En 2010, avec 7 810 exploitations agricoles et plus de 447 000 ha de surface agricole utilisée (SAU), le Gers occupe le deuxième rang régional derrière l’Aveyron. A part égale avec ce dernier, il contribue pour 21 % à la production brute standard (PBS) régionale. Le taux de perte de 19 % des exploitations depuis le recensement agricole de 2000 est inférieur au taux régional de 21 %.

Malgré la proximité de l’agglomération toulousaine, le Gers n’a perdu que 3,2 % de sa SAU, guère plus que sur Midi-Pyrénées (-3 %). La superficie moyenne des exploitations, la plus élevée des départements de la région avec celle de l’Aveyron, est passée de 48 à 57 ha. Les terres labourables entrent pour 90 % dans la composition de la SAU du Gers (70 % pour Midi-Pyrénées). La SAU moyenne est de 113 ha pour les grandes exploitations et de 65 ha pour les moyennes. Les petites exploitations disposent quant à elles de 15 ha en moyenne. Les moyennes et grandes exploitations occupent 90 % du territoire agricole utilisé et réalisent 96 % de la PBS du département. 

Bien que près de la moitié des exploitations soient spécialisées dans les grandes cultures, elles ne génèrent que 31 % de la PBS totale du Gers, alors que les 7 % qui sont spécialisées en aviculture y contribuent pour 21 %. Les 8 % d’exploitations spécialisées dans la viticulture représentent quant à elles 15 % de la PBS départementale. Le Gers est le premier producteur viticole de la région.

Recensement agricole du Gers : premières tendances

Les viticulteurs recrutent

En dix ans, l’emploi dans les exploitations agricoles du Gers a diminué de 24 % et représente, en 2010, 9 560 unités de travail annuel (UTA). Les 7 810 exploitations agricoles du Gers restent des entreprises familiales que dirigent 9 060 chefs et coexploitants, avec l’aide permanente de 4 470 autres personnes qui leur sont, trois fois sur quatre, apparentées. Cet effectif total de 13 530 personnes représente, en équivalent temps plein, 8 580 UTA. D’autres travailleurs viennent en renfort lors de pics d’activité, notamment saisonniers. La main-d’oeuvre occasionnelle fournit ainsi 790 UTA et les employés des entreprises de travaux agricoles en apportent 190.

Les exploitations spécialisées en grandes cultures fournissent la plus grande part des emplois agricoles (38 % du nombre d’UTA), suivies par celles de polyculture et polyélevage (22 %), de viticulture (14%) et d’aviculture (10 %). Les viticulteurs sont de grands utilisateurs de main-d’oeuvre (2,2 UTA en moyenne par exploitation). Bien qu’ils ne représentent que 8 % des exploitations agricoles, ils donnent 35 % du travail non familial. Les exploitants individuels emploient en moyenne 0,9 UTA, contre 2,8 pour les GAEC et 1,9 pour les EARL. Les 37 % de petites exploitations contribuent au vivier d’emploi agricole gersois pour seulement 17 % du nombre total d’UTA. Les grandes exploitations, au contraire minoritaires (23 %), utilisent 43 % des UTA et 73 % du travail réalisé par la main-d’oeuvre non familiale.

Moins d’exploitations concernées par la vente directe

L’effectif des exploitations agricoles utilisant un réseau court de distribution (lequel prend la forme soit de vente directe au consommateur, soit de vente via un seul intermédiaire : le restaurateur, le commerce de détail…) est passé de 1 750 à 1 230 en dix ans. Cette diminution, contraire à la tendance régionale, est à nuancer par la fonte du nombre d’exploitations orientées en polyculture et polyélevage (18 % du nombre d’exploitations, neuf points de moins qu’en 2000), alors que les céréaliculteurs, très peu concernés par la vente directe, représentent 43 % des exploitations agricoles du Gers, six points de plus qu’en 2000. Hors producteurs de céréales, 24 % des exploitations sont en circuit court (16 % en les incluant).

En 2010, 8 % des exploitations agricoles transforment elles-mêmes tout ou partie de leurs productions. En dix ans, leur effectif est passé de 1 350 à 660 (dont 320 pour la seule production de vin). Hormis les viticulteurs qui, dans deux cas sur cinq, vinifient en cave particulière (la leur ou celle d’un autre), les orientations de production les plus concernées sont les arboriculteurs (19 %), les polyculteurs et polyéleveurs (13 %) et les éleveurs de volailles (10 %). 

Les exploitations qui transforment elles-mêmes leurs produits sont 420 (soit 64 %) à utiliser, en parallèle, un réseau court de distribution. Cette proportion, relativement faible par rapport aux autres départements de Midi-Pyrénées, est liée à la présence de 200 vignerons qui n’utilisent aucun circuit court. Pour les 340 exploitations qui réalisent d’autres produits transformés que le vin, la part est de 93 %.

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Près d’une exploitation sur cinq en EARL

Le Gers est, de tous les départements de Midi-Pyrénées, celui dans lequel la proportion d’EARL est la plus élevée (18 % contre 12 % sur l’ensemble de la région). Dans les orientations de viticulture et d’aviculture, cette part atteint respectivement 23 et 27 %. En grandes cultures, elle est de 17 %. Les EARL dominent dans les grandes exploitations (44 %), on en trouve 19 % dans les moyennes et seulement 2 % dans les petites. En revanche, les GAEC sont peu nombreux (4 % des exploitations). La production agricole départementale provient pour plus du tiers des EARL. Comme sur la France métropolitaine et sur Midi-Pyrénées, les chefs d'exploitation sont plus jeunes dans les exploitations de grande taille. Leur âge moyen y est de 47 ans contre 50 ans dans les exploitations de taille moyenne et 57 ans dans les petites exploitations.

Source Agreste

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