Recensement agricole du Loiret : premières tendances

La surface agricole moyenne par exploitation passe de 75 ha à 96 ha en dix ans. Les grandes cultures accroissent leur production de 6 %. La betterave renforce sa présence avec 19 540 ha,les surfaces horticoles augmentent leur superficie qui atteint 290 ha, l’arboricultureperd plus de 50 % de ses surfaces.L’élevage poursuit sa lente décroissance.

Recensement agricole du Loiret : premières tendances

La productivité du travail s’accroît de 27 %, le travail se concentre sur les chefs d’exploitation

Dans le Loiret, 8 328 personnes participent régulièrement au travail des 3 800 exploitations agricoles du département. L’évolution structurelle de l’agriculture se caractérise par une réduction du nombre d’exploitations accompagnée d’un gain de productivité notable de plus de 27 %. Ainsi, un emploi agricole valorise désormais près de 54 hacontre 43 ha en 2000.

Cette productivité varie grandement entre exploitations céréalières (97 ha par unité de main-d’oeuvre agricole) et exploitations spécialisées en horticulture, maraîchage, viticulture et arboriculture (2,5 ha par unité de main-d’oeuvreagricole). Les 4 855 chefs d’exploitation et coexploitants constituent toujours le pilier de la main d’oeuvre et renforcent même la part de leur activité dans les exploitations avec 55 % du travail contre 50 % en 2000. La participation du reste de la famille, traditionnelle en agriculture, poursuit sa réduction de 13 % en 2000 à 7% en 2010. Cette évolution est particulièrement marquée dans les grandes exploitations, plus modeste dans les petites et moyennes où la main-d’oeuvre familiale reste supérieure à 10 %. Seuls 36 % des conjoints non coexploitants travaillent à la ferme. Le salariat hors cadre familial est toujours très présent avec plus de 2 100 personnes, soit 26 % du travail, en progression deux points par rapport à 2000. Les trois quarts de cette main d’oeuvre travaillent dans les grandes exploitations.

Les moyennes exploitations s’appuient principalement sur le travail du chef d’exploitation et des coexploitants. Le travail saisonnier est présent avec près de 5 900 personnes. Il représente 11 % des tâches agricoles alors qu’il atteignait 12 % en 2000. Les saisonniers sont particulièrement présents en maraîchage, horticulture et arboriculture qui concentrent près de 50 % du travail temporaire. Plus de 1 600 exploitations du Loiret ont recours aux entreprises de travaux agricoles et près de 200 aux CUMA. Cependant, la part de ces modes d’exploitation reste modeste avec 1,2 % du travail agricole bien que leurs travaux évoluent à la hausse d’un recensementà l’autre (0,7 % en 2000).

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Les grandes exploitations deviennent majoritaires

Le département du Loiret compte 3 800 exploitations, soit 15 % des 25 080 fermes de la région. Le rythme de décroissance annuelle s’établit à 3 %. Les secteurs de la polyculture-élevage, du polyélevage et de l’arboriculture sont les principaux touchés avec une perte de près de 50 % des exploitations en dix ans. En corollaire de cette évolution, la surface moyenne par exploitation passe de 75 ha à 96 ha en dix ans. Les exploitations occupent un espace de 355 300 hectares de superficie agricole utilisée. La superficie agricole départementale a diminué de 4,1 % en dix ans contre 2,3 % au niveau régional.

L’Orléanais, le Val de Loire et la Sologne sont particulièrement affectés par ce phénomène. Les 3 000 moyennes et grandes exploitations représentent 79 % de l’ensemble desexploitations mais contribuent à 99 % dupotentiel de production agricole et occupent97 % de la superficie agricole.Les grandes exploitations sont devenues majoritaires en 2010 alors qu’elles atteignaient 38 % en 2000. Elles produisent 85 % du potentiel économique agricole départemental. L’évolution contrastée de l’agriculture du Loiret ne doit cependant pas masquer son dynamisme global, principalement porté par les grandes cultures, qui lui permet de gagner trois places en dix ans dans le classement des productions départementales françaises.

Les entreprises agricoles à responsabilité limitée (EARL) augmentent sensiblement leur présence et passent de 16 % à 28 % en 2010. Fait remarquable, elles augmentent même en nombre alors que celui des exploitations baisse. La part des GAEC se tasse à 6 % contre 7 % en 2000. Les exploitations individuelles restent cependant majoritaires (57 %) malgré une diminution sensible depuis 2000. Elles concernent principalement les petites unités. Les exploitations de taille moyenne et grande optent majoritairement pour une forme sociétaire. Ces dernières participent à hauteur de 67 % du potentiel économique agricole départemental.

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Les grandes cultures et l’horticulture renforcent leur position

Les grandes cultures accroissent leurs surfaces.

Les cultures de céréales, d’oléagineux et de protéagineux dominent le paysage agricole du Loiret avec près de 77 % des surfaces. On observe une tendance à la hausse des surfaces en blé dur, colza et orge alors que le blé tendre, le maïs, le tournesol et les protéagineux perdent du terrain. La betterave sort renforcée de la réforme de l’organisation commune du marché du sucre et gagne plus de 750 ha dans le département. Elle confirme sa place de leader régional avec près de 70 % des surfaces du Centre. Les grandes cultures ont notablement renforcé leurs positions lors des dix dernières années en accroissant leur potentiel deproduction de 6 %.

Une évolution très disparate des cultures spécialisées.

L’horticulture confirme sa place et s’étend sur près de 290 ha, dont 50 760 m2 de serres, en hausse de près de 50 %. Les surfaces en légumes de plein champ augmentent également de 10 % entre 2000 et 2010 pour atteindre 3 520 hectares. La culture de betterave rouge représente untiers de cette surface. Si le maraîchage perd les deux tiers de ses superficies, ce sont les cultures de plein air qui accusent une chute notable alors que les cultures sous serres et abri haut gagnent près de 30 % avec 95 hectares. Le secteur de la vigne se concentre sur 50 exploitations en maintenant l’encépagement à 210 ha. Près du tiers des exploitations viticoles cultivent plus de 5 ha contre à peine 10 % en 2000. L’arboriculture paye un lourd tributaux crises qui ont secoué le secteur : plus de 60 % des surfaces en pommiers ont disparu, ainsi que 44 % de celles enpoiriers. Les pépinières perdent également plus de la moitié de leur surface en dix ans.

L’élevage s’inscrit toujours dans une lente décroissance.

La part de la production des exploitations orientées élevage passe de 31 % à 26 % en dix ans. Le cheptel laitier baisse de16 %, le nombre de truies mères de deux tiers et l’aviculture enregistre une baisse de sa production contrairement à la décennie précédente. Les exploitations de polyculture-élevage perdent, quant à elles, près de la moitié de leur effectif mais réduisent dans l’ensemble leur production de seulement 18 %.

Source Agreste

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