Recensement agricole du Lot : premières tendances

Lot, 2e département de France pour les brebis nourrices : 227 7003e pour les noyers : 2 550 ha1er département de Midi-Pyrénées pour les vignes à vocation AOP : 4 020 ha2e pour les canards gras : 584 6002e pour les chèvres : 20 7002e pour le raisin de table : 120 ha

Recensement agricole du Lot : premières tendances

Lot, deuxième département français pour les brebis nourrices

En 2010, le département du Lot compte 5 110 exploitations pour une superficie agricole utilisée (SAU) de 223 500 ha, de 2 % plus élevée que celle de 2000. Ce taux de croissance concerne tant les terres labourables que les surfaces enherbées. C’est le seul département de Midi-Pyrénées dans lequel la SAU s’est accrue alors que le rythme de disparition des exploitations y est un des plus rapide (-27 %). L’augmentation de SAU n’a pas été homogène sur le territoire lotois. Dans la majorité de ses régions agricoles, la perte de SAU a été conséquente. En revanche, dans les Causses, elle a augmenté de 9 % grâce aux prairies naturelles qui passent de 45 900 ha en 2000 à 53 900 ha en 2010. Les terres labourables ont progressé en Ségala et en Vallée du Lot. L’ensemble des exploitations du département a une SAU moyenne de 44 ha (+12 ha en dix ans) contre 48 ha au niveau de la région. Les surfaces toujours en herbe représentent la moitié de la SAU. Dans les exploitations spécialisées en élevages d’ovins et caprins, la SAU moyenne a augmenté de 26 ha pour atteindre 83 ha. L’élevage d’ovins à caractère extensif est un atout du Lot et en fait le deuxième département de France pour le nombre de brebis nourrices. Les moyennes et grandes exploitations occupent 84 % du territoire agricole utilisé et réalisent 94 % de la PBS du département. Les élevages ovins, caprins et autres herbivores assurent le quart de la PBS. L’élevage hors sol a aussi son importance avec 17 % de la PBS départementale pour seulement 6 % des exploitations.

Recensement agricole du Lot : premières tendances

Les viticulteurs recrutent

En dix ans, l’emploi dans les exploitations agricoles du Lot a diminué de 30 % et représente, en 2010, 6 350 unités de travail annuel (UTA). Les 5 110 exploitations agricoles du Lot restent des entreprises familiales que dirigent 6 130 chefs et coexploitants, avec l’aide permanente de 3 230 autres personnes qui leur sont, trois fois sur quatre, apparentées. Cet effectif total de 9 360 personnes représente, en équivalent temps plein, 5 930 UTA. D’autres travailleurs viennent en renfort lors de pics d’activité, notamment saisonniers.La main-d’oeuvre occasionnelle fournit ainsi 390 UTA et les employés des entreprises de travaux agricoles en apportent 30. Les exploitations spécialisées en ovins, caprins et autres herbivores fournissent la plus grande part des emplois
agricoles (23 % du nombre d’UTA), suivies par les élevages bovin-viande (16 %) et les polyculteurs-polyéleveurs (15 %). Seules 7 % des exploitations
sont dans l’orientation viticulture mais elle utilisent 30 % des UTA non familiales (salariés permanents, maind’oeuvre saisonnière, entreprises de travaux agricoles). Les exploitants individuels emploient en moyenne 0,9 UTA, contre 2,9 pour les GAEC et 2,0 pour les EARL. Les 50 % de petites exploitations contribuent au vivier d’emploi agricole lotois pour seulement 25 % du nombre total d’UTA. Les grandes exploitations, au contraire minoritaires (19 %), utilisent 40 % des UTA et 73 % du travail réalisé par la main-d’oeuvre non familiale.

Une exploitation sur cinq en circuit court

En 2010, 9 % des exploitations agricoles transforment elles-mêmes tout ou partie de leurs productions. En dix ans, leur effectif est passé de 690 à 480 (dont la moitié pour la seule production de vin). Hormis les viticulteurs qui, dans 54 % des cas, vinifient en cave particulière (la leur ou celle d’un autre), l’orientation de production la plus concernée est l’aviculture (19 %).

Les exploitations qui transforment elles-mêmes leurs produits sont 87 % à utiliser, en parallèle, un réseau court de distribution. Il prend la forme soit de vente directe au consommateur, soit de vente via un seul intermédiaire : le restaurateur, le commerce de détail…Contrairement au Gers, où les vignerons utilisent peu les circuits courts, ceux du Lot y recourent huit fois sur dix, non seulement ceux dont la production principale n’est pas le vin, mais aussi dans l’orientation viticulture. 

Des 4 640 exploitations qui ne font pas de transformation à la ferme, 12 % sont concernées par les circuits courts. Ce taux est de 77 % en maraîchagehorticulture, de 23 % dans l’orientation aviculture et de 22 % en polyculturepolyélevage. Au total, l’effectif des exploitations agricoles pratiquant ces formes de commercialisation est de 960. Leur part relative est passée de 14 à 19 %.

Recensement agricole du Lot : premières tendances

Les exploitations individuelles restent dominantes

Dans le Lot, 78 % des exploitations agricoles sont dirigées par des exploitants individuels. Ce taux est supérieur à celui de Midi-Pyrénées (76 %), notamment parce que les petites exploiations restent majoritaires. Cependant, il est supérieur même dans les grandes exploitations (30 % contre 27 %) et les moyennes exploitations (78 % contre 76 %). La part de formes sociétaires (essentiellement GAEC et EARL) est élevée chez les éleveurs de bovins lait (51 %) et d’ovins-caprins (22 %). Les viticulteurs sont plus fréquemment (41 %) en forme sociétaire que ceux de la région dans son ensemble (35 %). Comme sur la France métropolitaine et sur Midi-Pyrénées, les chefs d'exploitations ont plus jeunes dans les exploitations de grande taille. Leur âge moyen y est de 46 ans contre 49 ans dans les exploitations de taille moyenne et 57 ans dans les petites exploitations.

Source Agreste

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