Recensement agricole Ile-de-France Ouest : premières tendances

En 10 ans, l’emploi agricole (exprimé en UTA) a diminué de 31 % en Ile-de-France Ouest. En 2010, 5 700 personnes travaillent régulièrement dans une exploitation agricole, contre 8 200 en 2000.

Recensement agricole Ile-de-France Ouest : premières tendances

L’emploi agricole se réduit, se spécialise et s’externalise parfois

L'Île-de-France ouest regroupe les départements de l’Essonne, des Yvelines, du Val d’Oise et de la petite couronne parisienne. Dans cette zone, 5 700 personnes participent régulièrement au travail dans les exploitations agricoles. Les chefs d’exploitation et les co-exploitants constituent le principal pilier de cette main d’oeuvre, ils fournissent 46 % du travail (+ 4 % par rapport à 2000).
Si la participation de la famille est traditionnelle dans ce secteur, elle se réduit fortement et ne constitue plus que 8 % de la force de travail en 2010 contre 11 % en 2000. Cette baisse est plus marquée dans les exploitations moyennes. Les conjoints travaillant sur l’exploitation représentent 18 % des actifs familiaux. Parmi eux, 28 % ont le statut de co-exploitant. En termes de temps de travail, 63 % des actifs familiaux travaillent plus d’un mi-temps sur l’exploitation. Pour autant 92 % d’entre eux n’ont pas le statut de salarié. Les contributions de courte durée, inférieures à un quart de temps, concernent 25 % des actifs familiaux. En termes de statut, le nombre d’actifs familiaux salariés reste faible (6 % des membres de la famille sont concernés) et a diminué de 42 % entre 2000 et 2010. Il concerne pour moitié des chefs d’exploitation ou co-exploitants.
Les salariés hors cadre familial fournissent 36 % du travail en 2010, soit un niveau très proche de celui de 2000. Leur nombre a diminué à un rythme bien supérieur à celui des exploitants (respectivement - 33 % pour - 24 %). Ils sont pour la plupart salariés des moyennes et grandes exploitations.Enfin, 9 % du travail est assuré par une main d’oeuvre occasionnelle ou saisonnière. Elle est employée à 38 % pour les productions de grandes cultures (céréales, oléagineux, betteraves, pommes de terre, etc.). L’horticulture emploie plus du tiers de cette main d’oeuvre (25 % pour le maraîchage et la floriculture et 9 % pour les arboriculteurs et pépiniéristes) et les exploitations de culture et/ou d’élevage diversifiés 23 %. Les prestataires externes, entreprises de travaux agricoles (ETA) et CUMA, interviennent pour 2 % du travail, soit deux fois plus qu’en 2000.

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Des exploitations moins nombreuses mais plus grandes

L’Île-de-France ouest compte 2 400 exploitations, soit un peu moins de la moitié des exploitations de la région francilienne. Ces exploitations occupent un espace important : 233 000 hectares de superficie agricole, cultivés ou utilisés , mais aussi des bâtiments, des cours, des bois, des landes. Au total les exploitations agricoles s’étendent ainsi sur 240 000 hectares.
870 exploitations ont disparu en dix ans, trois sur quatre en quarante ans. La baisse du nombre d’exploitations en dix ans est concentrée dans certains secteurs : le maraîchage (deux sur trois ont disparu), l’horticulture ornementale (deux sur cinq ont disparu), l’élevage herbivore (une sur trois a disparu). En revanche, la baisse du nombre d’exploitations réalisant des grandes cultures est plus modérée : une sur six a disparu. En Île-de-France ouest, la superficie agricole a diminué de 3 % en dix ans (2,4 % au niveau régional).
1 960 exploitations ont un potentiel de production d’au moins 25 000 €. Ce sont les moyennes et grandes exploitations au sens économique du terme. Pour l’ouest Île-de-France, elles représentent 83 % de l’ensemble des exploitations, contribuent à 99 % de la production agricole potentielle et occupent 98 % de la superficie agricole.
Les grandes exploitations, dont le potentiel de production dépasse 100 000 €, sont de plus en plus nombreuses : 52 % des exploitations contre 40 % en 2000. Elles produisent 90 % de la production agricole potentielle de l’ouest de l’Ile-de-France.

Un quart des exploitations sont des EARL et le fermage prédomine

Le poids de la forme sociétaire EARL (exploitation agricole à responsabilité limitée) augmente et concerne en 2010 un quart des exploitations du secteur ouest de l’Ile-de-France (un sixième au niveau national). Les exploitations agricoles restent principalement dirigées par des entrepreneurs individuels (55 %). Au niveau national, le poids des entrepreneurs individuels est plus important. Les GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) continuent de se positionner à un niveau modeste en terme de représentativité dans la zone (3 %). Le taux national pour cette forme juridique s’élève à 8 %. Les autres sociétés civiles (SCEA,…) représentent à elles seules 10 % des exploitations de la zone (7 % en 2000). Dans l’ouest francilien, le fermage, c’est à dire la location des terres, concerne 82 % de la SAU contre 75 % en moyenne nationale. Le fermage a progressé : il ne concernait que 71 % de la SAU en 2000. Les terres en propriété représentent les 18 % restants et enregistrent une baisse de 11 %. Un transfert des terres de la propriété vers la location se réalise. Pourtant, les exploitants ont le plus souvent recours simultanément à ces deux modes de faire-valoir.

Recensement agricole Ile-de-France Ouest : premières tendances

Progression de l’activité de diversification

En 2010, 14 % des exploitations de l’ouest de Ile-de-France pratiquent une activité de diversification contre 9 % en 2000. 70 % de ces exploitations sont spécialisées en grandes cultures et 20 % ont une activité dominante d’élevage ou une activité combinant les grandes cultures et l’élevage. 22 % des exploitations réalisent de la commercialisation en circuit court contre 24 % en 2000. Parmi ces exploitations, 35 % ont une activité dominante de grandes cultures, 21 % ont une activité dominante d’élevage ou une activité combinant les grandes cultures et l’élevage et 16 % sont des maraîchers. La vente directe au consommateur se traduit principalement par la vente à la ferme (48 % des exploitations) et sur les marchés (29 % des exploitations). Les modes de vente en point de vente collectif ou en paniers (type AMAP : Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) restent en revanche marginaux (respectivement 5 % et 4 %).

Source Agreste

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