Recensement agricole Loir-et-Cher : premières tendances

En 2010, le nombre d’exploitations s’élève à 3 434. Elles emploient 6 900 actifs permanents. La surface agricole départementale représente 288 367 hectares en baisse de 2,6 % en dix ans. La surface agricole moyenne par exploitation progresse d’une vingtaine d’hectares, passant ainsi de 67 à 86 hectares.

Recensement agricole Loir-et-Cher : premières tendances

La productivité du travail agricole augmente

Les 3 434 exploitations agricoles du département de Loir-et-Cher emploient régulièrement 6 900 personnes. En dix ans, l’évolution structurelle de l’activité agricole voit le nombre d’emplois diminuer de 24 % dans le département (27 % dans le Centre) au bénéfice de la productivité du travail qui augmente de 25 %. Une unité de main d’oeuvre cultive plus de 50 hectares en 2010 contre 40 en 2000. Ce gain de productivité est l’un des leviers essentiels du maintien des revenus agricoles sur cette période.

La main-d’oeuvre familiale constitue toujours la part la plus importante du travail agricole avec près de 65 %. Cette part baisse cependant de cinq points en une décennie. Si la part du travail des chefs d’exploitation et coexploitants se maintient à 55 %, le travail des conjoints se réduit sensiblement de 12 % à 7 % en dix ans. Le nombre de membres de la famille travaillant à temps complet a diminué. Près de 58 % des conjoints ne travaillent pas sur l’exploitation, 20 % y consacrent moins d’un quart de temps et seuls 9 % des conjoints non coexploitants exercent une activité à temps complet. Avec 34 %, la part de travail des salariés permanents et des saisonniers a augmenté de quatre points en dix ans. En nombre, ils sont 1 425 salariés permanents et 5 843 saisonniers. Ils représentent respectivement 21 % et 13 % de l’emploi agricole.

Les exploitations spécialisées en grandes cultures restent les premiers employeurs devant la polyculture-polyélevage et la viticulture. Les viticulteurs emploient un quart des saisonniers du département. Le recours à l’externalisation des travaux apres que doublé en dix ans, mais reste néanmoins modeste. Les travaux réalisés par les entreprises de travaux agricoles (ETA) et les coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) pour le compte de 1 300 exploitations représentent 1,3 % du temps de travail agricole en 2010. Les travaux sous-traités sont toujours principalement effectués par les ETA.

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Des exploitations moins nombreuses et plus grandes, des évolutions contrastées selon les territoires

Avec 14 % des exploitations de la région Centre, le Loir-et-Cher est le département qui compte le moins d’exploitations. Leur nombre passe de 4 483 à 3 434 en dix ans. La diminution affecte plus particulièrement les petites et moyennes exploitations. En corollaire, la surface moyenne par exploitation passe en dix ans de 67 hectares à 86 hectares.

Le nord du département perd peu de surfaces agricoles. 

La surface agricole utilisée qui représente 44 % de la superficie du département a diminué de 2,6 % en dix ans. Le Perche vendômois et la Beauce perdent peu de surfaces agricoles (respectivement - 0,6 % et- 1,9 %). Cette perte est davantage marquée dans le Sud du département, particulièrement en Sologne. 

L’évolution du potentiel de production est contrastée suivant les territoires.

Le potentiel de production agricole mesuré par le produit brut standard (PBS) progresse de 2 à 10 % dans la Beauce et dans le Val de Loire. Il est stable dans le Perche. Par contre, il baisse dans les autres petites régions agricoles du département, en particulier dans la vallée et les coteaux du Loir (- 34 %). Sur l’ensemble du département, la baisse atteint 15 % pour un produit brut qui s’établit à 495 millions d’euros en 2010.

Les grandes exploitations sont majoritaires.

Les 2 582 moyennes et grandes exploitations représentent 75 % de l’ensemble des exploitations. Elles contribuent à hauteur de 99 % à la production agricole potentielle départementale et occupent 97 % de la superficie agricole. Le Loir-et-Cher est le département de la région dans lequel la contribution des grandes exploitations à la production agricole départementale (PBS) est la plus forte avec un taux de 88 % (83 % au niveau régional). Le nombre des grandes exploitations est en augmentation avec 51 % des effectifs contre 41 % en 2000.

Les formes sociétaires poursuivent leur essor.

La baisse du nombre d’exploitations individuelles s’est accompagnée d’un développement de l’exploitation en société, le plus souvent sous forme d’exploitation agricole à responsabilité limitée. Le nombre d’exploitations bénéficiant de ce statut a augmenté de 50 %, elles sont au nombre de 762. Aujourd’hui, on compte une EARL pour trois exploitations individuelles. Le nombre d’associés de ces EARL se limite à une ou deux personnes. Néanmoins, les 2 200 exploitations individuelles restent majoritaires malgré une diminution d’un peu plus d’un tiers de leur effectif depuis 2000. Elles concernent les plus petites unités, 55 % des moyennes et grandes exploitations sont encore sous ce statut.

Recensement agricole Loir-et-Cher : premières tendances

Le Loir-et-Cher, une agriculture diversifiée

L’orientation grandes cultures dominele paysage.

En 2010, plus d’une exploitation sur deux est spécialisée dans les grandes cultures avec une dominante en céréales et oléoprotéagineux (COP). Les exploitations de grandes cultures occupent 66 % de la SAU. Les surfaces en COP progressent même de près de 3 000 ha en dix ans.

L’activité viticole se concentre.

La superficie consacrée aux activités viticoles a diminué passant de 8 100 ha en 2000 à 7 000 ha en 2010. Le nombre d’exploitations spécialisées en viticulture a été divisé par deux (825 en 2000, 426 en2010). L’activité viticole se concentre, les superficies moyennes augmentent. La qualité est présente puisque les trois quarts de la superficie viticole sont en appellation d’origine protégée bien que 84 % des surfaces étaient en AOC lors du précédent recensement. Les vignes à vin sans indication géographique occupent 678 ha, soit près de 10 % du vignoble.

Des exploitations d’élevage plusgrandes.

On constate une tendance à l’agrandissement des exploitations mais l’évolution est contrastée selon les spécialisations. 17 % des vaches laitières de la région se trouvent en Loir-et-Cher (10 655 vaches répartiesdans 223 exploitations). Leur cheptel diminue (- 6 %) moins fortement que pour l’ensemble de la région (- 12 %). L’élevage de volailles prend de l’ampleur avec une augmentation des effectifs située entre 18 et 33 % selon les catégories. Le département se distingue plus particulièrement par ses 1,3 million de poulets de chair et 460 milliers de dindes et dindons, en têteau niveau régional. Le cheptel caprin atteint 9 600 chèvres en 2010. Il a également progressé de 8 % en dix ans.

Source Agreste

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