Recensement agricole Loire-Atlantique : premières tendances

La Loire-Atlantique détient 19 % de l’ensemble des exploitations ligériennes et contribue à 18 % de la production brute standard régionale. 43 % du potentiel de production standard du département sont réalisés par 10 % des exploitations.

Recensement agricole Loire-Atlantique : premières tendances

15 000 actifs permanents et un salariat en progression

La Loire-Atlantique compte 15 000 actifs permanents (soit 13 500 unités de travail annuel) sur l’ensemble de ses exploitations agricoles. Ces actifs voient leur effectif se réduire d’un tiers depuis 2000. En grande majorité (85 %), ils travaillent sur les moyennes et grandes exploitations. Les chefs d’exploitations et coexploitants fournissent 62 % de ces actifs, trois sur quatre exercent à temps complet et cette proportion s’élève à plus de neuf sur dix pour les grandes exploitations. A contrario, trois quarts des conjoints non coexploitants pratiquant une activité sur l’exploitation travaillent à temps partiel. Hors chefs et coexploitants, la main d’œuvre familiale chute de deux tiers en dix ans et sa contribution à l’ensemble des actifs permanents passe de 23 % en 2000 à 11 % en 2010. En revanche, la part du salariat non familial progresse de 16 % à 26 % au cours de la même période.

Cet affermissement est le plus important des cinq départements des Pays de la Loire. En effet, les salariés voient leur nombre croître de 12 % en Loire-Atlantique tandis qu’à l’échelon régional l’évolution s’avère négative (– 8 %). Parmi les 4 000 salariés (3 150 UTA) dénombrés en 2010, près de 60 % travaillent dans le maraîchage et l’horticulture. A un degré moindre, la viticulture et l’élevage hors-sol en sont également employeurs. En supplément des actifs permanents, il convient d’ajouter l’équivalent de 1 900 UTA saisonnières dont les activités précédemment citées restent les principales utilisatrices. Enfin, quelques 150 UTA sont le fruit de prestations extérieures (entreprises de travaux agricoles et CUMA).

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Une activité lait toujours prédominante mais en recul

En 2010, la Loire Atlantique compte un peu plus de 6 500 exploitations agricoles, soit 19 % des fermes de la région. L’agriculture y occupe un espace important : 407 500 hectares de superficie agricole utilisée (SAU), et 417 500 hectares au total (y compris bâtiments, cours, bois et landes). Hors structures collectives, la superficie agricole utilisée par les exploitations agricoles a diminué de 1,6 % en dix ans. Entre 2000 et 2010, le nombre de petites exploitations recule très nettement (- 60%), plus fortement qu’en Mayenne et Sarthe. Les exploitations s’agrandissent de près de 40% contre un peu moins de 31% en moyenne dans la région. En 2010, la surface agricole moyenne des exploitations est de 64 ha.

Les 4 750 exploitations professionnelles (dites moyennes ou grandes) représentent 73 % de l’ensemble des exploitations et contribuent à 98,6 % de la production agricole potentielle départementale. Elles occupent 95 % de la superfi cie agricole. La moitié des exploitations moyennes disparaît, tandis que les grandes résistent mieux (- 8 %). La part de ces dernières s’accroît pour atteindre près de la moitié de l’ensemble des exploitations du département, contre un peu moins d’un tiers en 2000. L’élevage laitier, première orientation de production agricole du département assure près de 24 % de la valeur de la production départementale en 2010. Les exploitations moyennes et grandes orientées vers la production laitière emploient 24 % des UTA (environ 3 160), soit presque autant que celles spécialisées en maraîchage et horticulture.

Recensement agricole Loire-Atlantique : premières tendances

Une diversité confirmée

Dans un contexte de réduction du nombre d’exploitations associé à un agrandissement des surfaces, le secteur de l’élevage connaît une évolution différente selon l’orientation principale de l’exploitation. Le cheptel bovin régresse peu (- 3 %). Contrairement aux élevages mixtes (lait - viande), les exploitations orientées vers la production de viande bovine résistent bien. L’érosion de leur nombre est modérée (- 10 %) et leur cheptel bovin s’accroît de 18 % en dix ans. En élevage hors sol, la baisse du nombre d’exploitations a pour corollaire la concentration des élevages qui se tournent davantage vers la production de volailles que de porcs. L’ensemble des élevages hors sol génèrent 26 % du produit brut standard de Loire Atlantique.

Les vins blancs secs, la mâche et le muguet sont quelques-unes des productions végétales emblématiques du département. En effet, 17 % des exploitations sont concernées par la viticulture ou le maraîchage-horticulture. Elles contribuent respectivement à 10 et 15% du potentiel de production du département. Par ailleurs, les grandes cultures se développent (28% d’exploitations en plus en dix ans). Plus de la moitié des surfaces céréalières du département sont consacrées à la culture du blé. Le département détient 34 % des surfaces de triticale de la région. La surface moyenne des moyennes et grandes exploitations céréalières atteint 92 ha en 2010 soit 6 ha de plus qu’en 2000.

Source Agreste

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