Recensement agricole Maine-et-loire : premières tendances

Le Maine-et-Loire détient 24 % de l’ensemble des exploitations ligériennes et contribue à près de 29,5 % de la production brute standard régionale.

Recensement agricole Maine-et-loire : premières tendances

20 200 actifs permanents et un salariat développé

En Maine-et-Loire, 20 200 actifs permanents contribuent à l’activité de l’ensemble des exploitations, qu’ils soient à temps complet ou partiel. Ce département représente 28 % des emplois permanents agricoles de la région. Leur effectif a décru d’un tiers depuis dix ans. Près de neuf sur dix oeuvrent dans les moyennes ou grandes exploitations. En équivalent temps plein, ces actifs permanents représentent 16 400 UTA. Les 11 550 chefs d’exploitations et coexploitants constituent la majeure partie des actifs permanents (près de 60%). Les autres membres familiaux (2 400 personnes) ne représentent plus que 12 % des permanents alors que les conjoints non exploitants et les autres aides familiaux formaient encore 22 % du total en 2000. Parmi eux, moins de un sur quatre travaille à temps plein sur l’exploitation, la majorité travaillant pour moins d’un mi-temps. Au final, l’aide familiale se résume à moins de 7 % des UTA permanentes.

A ces actifs familiaux permanents s’ajoutent les salariés permanents non familiaux. En 2010, la part de ces salariés atteint un niveau remarquable dans le département. En effet, les 6 250 salariés concernés représentent 31 % des actifs réguliers et près de 35 % des UTA permanentes. Au sein de la région, le Maine-et-Loire est le département où le salariat est le plus rencontré (près de 45 % des UTA salariées régionales). Celui-ci est lié à la présence substantielle de certaines productions végétales et animales. Ainsi, le salariat permanent représente de l’ordre de 60 % des UTA totales dans les exploitations maraichères-horticoles et plus du tiers dans les exploitations viticoles et hors-sol.

Autre effet directement lié à certaines de ces activités spécialisées, le travail saisonnier est développé. Ainsi, 3 400 UTA s’ajoutent àcelles des travailleurs permanents. Le travail saisonnier est particulièrement présent dans les exploitations fruitières (environ 60 % des UTA totales) et dans une moindre mesure en viticulture (près du quart des UTA totales). Avec 160 UTA, les entreprises de travaux agricoles et les CUMA interviennent de façon marginale.

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L’agriculture se professionnalise

En 2010, le Maine et Loire compte un peu plus de 8 200 exploitations, soit près d’un quart des fermes de la région. L’agriculture occupe un espace important : 459 000 hectares de superficie agricoleutilisée (SAU) et 474 000 hectares au total (y compris bâtiments, cours, bois et landes). La SAU des exploitations agricoles du département a diminué de 3,2 % en dix ans (de 3,1 % pour la région). Toutes exploitations confondues, la SAU moyenne est passée de 38 ha en 2000 à 56 ha en 2010. La diminution du nombre d’exploitations (- 34 % en dix ans) est comparable au chiffre régional (- 36 %). Les petites exploitations enregistrent la baisse la plus marquée (- 59% dans le département et- 36% en métropole). Près de 80 % des exploitations, soit 6 500, sont moyennes ou grandes contre 66 % en 2000. Elles génèrent 95 % de l’emploi total, utilisent 96 % de la SAU et assurent l’essentiel de l’activité agricole (99 % de la PBS). En 2010, près de la moitié des exploitations sont qualifiées de « grandes » contre un tiers en 2000.

En 2010, près d’un tiers des exploitations est spécialisé dans la production bovine. Un autre tiers est orienté vers le secteur végétal (cultures spécialisées et grandes cultures). Les autres exploitations appartiennent à l’une des trois orientations suivantes : élevages hors sol, ovins-caprins-autres herbivores ou polyculture-polyélevage. Dans le Maine-et-Loire, les productions végétales sont davantage présentes qu’en région  étant donné la place particulière des cultures spécialisées (vigne, arboriculture, maraîchage, horticulture, ...). Les « petites exploitations » sont particulièrement représentées dans les orientations « ovins-caprins-autres herbivores », « grandes cultures » et dans une moindre mesure en « bovins viande».

Recensement agricole Maine-et-loire : premières tendances

Le Maine et Loire : un territoire de grande diversité agricole

Dans un contexte d’agrandissement des surfaces, les productions animales restent bien présentes. Le département figure en seconde position régionale pour les effectifs de vaches allaitantes, d’équins, de caprins, de lapins… Il détient les cheptels les plus conséquents de la région pour les ovins et les veaux de boucherie. Les bovins sont rencontrés dans la moitié des exploitations. Toutefois, le nombre d’exploitations spécialisées en production bovine diminue nettement, en particulier dans l’orientation « bovins mixtes ». Pour autant, le cheptel bovin départemental régresse d’à peine 4 %.

Les effectifs porcins diminuent de façon plus marquée (près de 10 %). Cette production se concentre chez des éleveurs spécialisés. A l’image des autres départements, la production avicole se développe. La contribution du département est marquée pour les poules pondeuses, les oies et les canards. Dans leur ensemble, les élevages hors sol (avicoles et porcins) représentent près d’un millier d’exploitations. L’orientation « grandes cultures » concerne environ 15 % des exploitations. Aux diverses productions précédentes s’ajoute une présence conséquente de cultures « spécialisées » telles la viticulture, les cultures fruitières, le maraîchage, l’horticulture ... A lui seul, le département héberge plus de 55 % des surfaces régionales de ces cultures. Ces activités « spécialisées » caractérisent près de 20 % des exploitations du département. Près de deux salariés permanents sur trois y travaillent.

Source Agreste

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