Recensement agricole Provence-Alpes-Côte d'azur : premières tendances

La population active permanente travaillant sur l'exploitation se réduit de 15 500 personnes en dix ans. Le travail total sur les exploitations mobilise 38 000 UTA (50 600 en 2000). Chaque exploitation emploie en moyenne 1,76 UTA (1,74 en 2000). 24 800 chefs d'exploitation et coexploitants contribuent à 45 % du travail agricole. Ils étaient 6 800 de plus en 2000.

Recensement agricole Provence-Alpes-Côte d'azur : premières tendances

Réduction d’un quart des actifs permanents en 10 ans

En PACA, 44 600 actifs permanents participent au travail nécessaire au fonctionnement des exploitations agricoles. Les chefs et coexploitants constituent le pilier de cette main d'oeuvre, fournissant 45 % du travail. En revanche, si la participation du reste de la famille est traditionnelle dans ce secteur, elle est en recul et ne constitue plus que 11 % de la force de travail, 15 % en 2000. Les conjoints non coexploitants en particulier sont de moins en moins nombreux à travailler sur l'exploitation. Cette évolution est plus marquée dans les grandes exploitations. Les salariés permanents hors cadre familial fournissent 22 % du travail. Cette part est en légère augmentation. Leur nombre diminue cependant, à peu près au même rythme que celui des exploitants et coexploitants. Ces salariés sont pour la plupart salariés des grandes exploitations (79 % du total). Le nombre de salariés permanents des petites exploitations (seulement 5 % du total) ne suit pas la tendance, il augmente depuis 10 ans (+11 %). Le salariat des membres de la famille est en retrait (- 7 % en dix ans). Cependant, leur part dans le total des actifs familiaux, bien que faible, augmente pour avoisiner les 5 %. Le statut de salarié est attribué à 31 % des actifs dont le temps de travail est supérieur à un mi-temps (50 % dans les grandes exploitations). Ces pourcentages sont stables depuis 2000. Enfin, 21 % du travail est assuré parune main d'oeuvre occasionnelle ou saisonnière. Il est fortement lié à la présence de vignes et de vergers. Ainsi, les départements du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône concentrent à eux seuls plus des trois quarts des saisonniers de la région. Suivant la même évolution que l'ensemble des exploitations, le nombre de celles ayant recours à des prestataires externes, entreprises de travaux agricoles et cuma, se réduit depuis 2000. L’externalisation s’accroît cependant, la part du travail réalisé par des prestataires externes passant de 0,4 % à 1,1 % en dix ans.

Recensement agricole Provence-Alpes-Côte d'azur : premières tendances

Des exploitations moins nombreuses mais plus grandes

Le nombre d'exploitations est de 22 100 en PACA, soit 4,5 % du total national. Ces exploitations occupent un espace important : 610 940 ha de superficie agricole utilisée, sans compter les groupements pastoraux. Si l'on y ajoute les bâtiments, cours, bois et landes, ces exploitations s'étendent sur 759 980 ha. Près de 7 000 d'entre elles ont disparu en dix ans sur la région, l'équivalent de une sur quatre. Ces disparitions sont de deux sur trois en quarante ans. La superficie agricole utilisée a diminué de 12 % en dix ans. Cette diminution, plus forte que dans le reste de la France métropolitaine, touche tout particulièrement le secteur horticole, avec 28 % de ses surfaces et 44 % de ses exploitations en moins en 10 ans. Le secteur de l’arboriculture et du maraîchage n’est pas non plus épargné puisqu’il perd 25 % de ses exploitations et 17 % de sa superficie agricole utilisée.

Globalement, la concentration des exploitations se poursuit et s'accompagne d'une augmentation de la superficie agricole utilisée par exploitation, qui passe de 24 ha à 28 ha en dix ans. 11 730 exploitations ont un potentiel de production d'au moins 25 000 euros et constituent les moyennes et grandes exploitations. Ce potentiel correspond dans la région à des exploitations ayant par exemple 38 ha de blé dur, ou 4,5 ha de vergers, ou 3 ha de vins de qualité ou 2,3 ha de légumes frais de plein air ou encore 13 ares de fleurs sous serre. Elles représentent 53 % de l'ensemble des exploitations, occupent 84 % de la superficie agricole et contribuent à 96 % de la production agricole potentielle régionale . Les grandes exploitations, dont le potentiel de production dépasse 100 000 euros, voient leur part augmenter : 23 % des exploitations contre 21 % en 2000. Elles occupent 45% de la superficie agricole et produisent 76 % de la production agricole potentielle régionale. Dans la région, les exploitations considérées comme grandes ont par exemple 153 ha de blé dur, ou 18 ha de fruits, ou 12 ha de vins de qualité, ou 9,3 ha de légumes frais de plein air ou encore 50 ares de fleurs sous serre.

Près de deux exploitations sur dix sont diversifiées

Près de 3 600 exploitations de PACA (soit 16 % de l’ensemble), pratiquent une activité de diversification, la principale étant la production d’huile d’olive (7 % des exploitations). Les activités d’accueil à la ferme (hébergement, activités de loisirs et, plus marginalement restauration) sont présentes dans près de 6 % des exploitations agricoles de la région. Une large majorité des exploitants diversifiés pratiquent cette activité en nom propre. Les producteurs d’huile d’olive se distinguent des autres exploitations diversifiées par un profil spécifique ; ce sont plus souvent des exploitants individuels, sur de petites surfaces (75 % sont des exploitations de moins de 10 hectares) ; ils sont nettement plus âgés que les autres exploitants (près de la moitié d’entre eux a 60 ans ou plus) et peu qualifiés, en particulier en terme de formation agricole (plus des trois quarts d’entre eux n’ont aucun diplôme agricole). Le profil des exploitants pratiquant une transformation du lait est presque opposé : plus jeunes, plus qualifiés. Les viticulteurs sont relativement nombreux à héberger des touristes. La restauration ou les activités de loisir sont plus fréquentes chez les éleveurs.

Recensement agricole Provence-Alpes-Côte d'azur : premières tendances

Forte augmentation des exploitations sous forme sociétaire

Les exploitations individuelles restent fortement majoritaires puisqu'elles représentent 79 % de l'ensemble des exploitations mais leur nombre a fortement diminué en dix ans (- 30 %). Ce pourcentage passe à 82 % si l'on y ajoute les formes sociétaires ne comptant qu'un seul associé, majoritairement constituées d'EARL unipersonnelles. Exploitations individuelles et EARL unipersonnelles regroupent près de 51 % du potentiel de production agricole régional. Tandis que le nombre d'exploitations individuelles chute, le nombre d'exploitations sous forme sociétaire est en augmentation. Le nombre d'EARL a ainsi augmenté de 25 % en 10 ans. Les exploitations individuelles concernent les plus petites unités mais comme en 2000, 44 % des moyennes et grandes exploitations sont encore sous ce statut.

Source Agreste

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier