Recensement agricole Seine-et-Marne : premières tendances

En 10 ans, l’emploi agricole (exprimé en UTA) a diminué de 24 % en Seine-et-Marne. En 2010, 5 700 personnes travaillent régulièrement dans une exploitation agricole, contre 7 100 en 2000.

Recensement agricole Seine-et-Marne : premières tendances

L’emploi agricole se réduit, se spécialise et s’externalise parfois

En Seine-et-Marne, en 2010, 5 700 personnes participent régulièrement au travail dans les exploitations agricoles. Les chefs d’exploitation et les coexploitants constituent le pilier de cette main d’oeuvre. Ils fournissent 56 % du travail (+ 5 % par rapport à 2000).

Si la participation de la famille est traditionnelle dans ce secteur, elle se réduit fortement et ne constitue plus que 9 % de la force de travail en 2010 contre 13 % en 2000. Cette baisse est plus marquée dans les grandes et moyennes exploitations mais n’épargne pas les petites exploitations. Les conjoints travaillant sur l’exploitation représentent près de 20 % des actifs familiaux. Parmi eux, un peu plus d’un quart ont le statut de co-exploitant. En termes de temps de travail, 63 % des actifs familiaux travaillent plus d’un mi-temps sur l’exploitation. Pour autant 94 % d’entre eux n’ont pas le statut de salarié. Les contributions de courte durée, inférieures à un quart de temps, concernent un peu moins de 25 % des actifs familiaux. En termes de statut, le nombre d’actifs familiaux salariés reste faible (5 % des membres de la famille sont concernés) et a diminué de 18 % entre 2000 et 2010. Il concerne pour plus de 40 % des chefs d’exploitation ou co-exploitants.

Les salariés hors cadre familial fournissent 27 % du travail (contre 32 % à l’échelle de l’Ile-de-France) en 2010, soit un niveau très proche de celui de 2000. Leur nombre a diminué à un rythme bien supérieur à celui des exploitants (respectivement - 19 % pour - 13 %). Ils sont pour la plupart salariés des moyennes et grandes exploitations.

Enfin, 7 % du travail est assuré par une main d’oeuvre occasionnelle ou saisonnière. Elle est employée pour un peu plus de la moitié pour les productions dominantes du département (céréales, oléagineux, protéagineux, betteraves, autres grandes cultures). L’horticulture emploie un peu plus d’un quart de la main d’oeuvre (23 % pour le maraîchage et la floriculture et 4 % pour les arboriculteurs et pépiniéristes) et les exploitations de culture et/ou d’élevage diversifiés 12 %. Les prestataires externes, entreprises de travaux agricoles (ETA) et CUMA, interviennent pour 2 % du travail, soit deux fois plus qu’en 2000.

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Des exploitations moins nombreuses mais plus grandes

La Seine-et-Marne compte 2 650 exploitations, soit la moitié des exploitations d’Ile-de-France. Ces exploitations occupent un espace important : 336 000 hectares de superficie agricole, cultivée ou utilisée, mais aussi des bâtiments, des cours, des bois, des landes. Au total les exploitations agricoles s’étendent ainsi sur 342 000 hectares.

590 exploitations ont disparu en dix ans, une sur deux en quarante ans. La baisse du nombre d’exploitations en dix ans est concentrée dans certains secteurs : le maraîchage (1 sur 2 ont disparu), l’horticulture ornementale et l’aviculture (2 sur 5 ont disparu). En revanche, la baisse du nombre d’exploitations réalisant des grandes cultures est plus modérée : 1 sur 6 a disparu. En Seine-et-Marne, la superficie agricole a diminué de 2 % en dix ans (au niveau régional, la baisse est de 2,4 %).

2 340 exploitations ont un potentiel de production d’au moins 25 000 €. Ce sont les moyennes et grandes exploitations au sens économique du terme. Elles représentent 88 % de l’ensemble des exploitations, contribuent à 99 % de la production agricole potentielle et occupent 99 % de la superficie agricole.Les grandes exploitations, dont le potentiel de production dépasse 100 000 € , sont de plus en plus nombreuses : 64 % des exploitations en 2010 contre 56 % en 2000. Elles produisent 90% de la production agricole potentielle du département de la Seine-et-Marne.

Près d’un tiers des exploitations sont des EARL et le fermage prédomine

Le poids de la forme sociétaire EARL (exploitation agricole à responsabilitélimitée) augmente et concerne en 2010 près d’un tiers des exploitations (moitié moins au niveau national). Les exploitations agricoles restent dirigées par des entrepreneurs individuels pour moitié d’entre elles (51 %). Au niveau national, le poids des entrepreneurs individuels est plus important (69 %). Les GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) continuent de se positionner à un niveau modeste en terme de représentativité (3 %) en Seine-et-Marne. Le taux national pour cette forme juridique s’élève à 8 %. Enfin, les sociétés civiles (SCEA,…) représentent à elles seules 12 % des exploitations de la zone contre 8 % en 2000.

En Seine-et-Marne, le fermage - la locationdes terres - concerne 86 % de la SAU en 2010 contre 75 % en moyenne nationale. Le fermage a progressé : il ne concernait que 75 % de la SAU en 2000. Les terres en propriété ne représentent plus que 14 % de la SAU contre 25 % en 2000. Pourtant, les exploitants ont le plus souvent recours simultanément à ces deux modes de faire-valoir.

Recensement agricole Seine-et-Marne : premières tendances

Progression de l’activité de diversification

En 2010, 12 % des exploitations de Seine-et-Marne pratiquent une activité de diversification contre 8 % en 2000. 80 % de ces exploitations sont spécialisées en grandes cultures et 20 % ont une activité dominante d’élevage ou une activité combinant les grandes cultures et l’élevage.14 % des exploitations réalisent de la commercialisation en circuit court contre 12 % en 2000. Parmi ces exploitations, 36 % ont une activité dominante de grandes cultures, 29 % ont une activité dominante d’élevage ou une activité combinant les grandes cultures et l’élevage et 12 % sont des maraîchers. La vente directe au consommateur se traduit principalement par la vente à la ferme (56% des exploitations) et sur les marchés (18 % des exploitations). Le mode de vente en paniers (type AMAP : Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) reste marginal (5 % des exploitations).

Source Agreste

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