Recensement agricole Territoire de Belfort : premières tendances

En 2010, le Territoire de Belfort compte 770 actifs agricoles dont les deux tiers sont exploitants. Une majorité d’entre eux travaillent dans des petites exploitations, pour la plupart à mi-temps ou moins.

Recensement agricole Territoire de Belfort : premières tendances

Une majorité de petites exploitations dans le Territoire de Belfort

En 2010, 770 actifs agricoles travaillent de façon permanente dans les exploitations du Territoire de Belfort contre 1 080 en 2000. C’est dans les petites exploitations que la perte des actifs a été la plus importante (- 190). Néanmoins, malgré ce recul marqué, près de la moitié des actifs agricoles travaillent encore dans des petites structures contre seulement un quart au niveau régional. Même si leur poids économique reste marginal (7% du potentiel de production du département), ces petites entités emploient près d’un quart de la main d’oeuvre agricole en équivalent temps plein. Cette part est beaucoup plus importante qu’en région (11%) ou en France métropolitaine (14%).

Parmi les actifs, 520 sont chefs d’exploitation ou coexploitants soit une baisse de 25% en dix ans. Ceux-ci assurent l’essentiel de l’activité et représentent 70% des postes équivalent temps plein. Comme partout ailleurs, l’aide familiale est en recul. Elle ne contribue plus qu’à hauteur de 15% au travail fourni contre 23% en 2000. Le recours à l’emploi de salariés dans les exploitations du département est faible mais progresse légèrement en dix ans, aussi bien en effectifs qu’en temps de travail (9% du total). La main d’oeuvre occasionnelle ou saisonnière apporte 6% des postes équivalent temps plein pour compléter la force de travail nécessaire au bon fonctionnement des exploitations du Territoire. Le temps de travail consacré à leur exploitation par les agriculteurs terrifortains est très lié à la taille de la structure.

 La quasi-totalité des exploitants des moyennes et grandes exploitations travaillent à temps complet. A l’inverse, moins de 10% des exploitants de petites structures sont à temps plein. Dans ces fermes qui ne procurent généralement qu’un revenu de complément aux exploitants et leur famille, la très grande majorité d’entre eux consacrent moins d’un mi-temps à leur exploitation. Dans le Territoire, les exploitants des petites structures exercent plus souvent une profession principale non agricole que dans les autres départements de la région (44% contre 33% au niveau Franche-Comté). Quand ils travaillent aussi à l’extérieur de leur exploitation, plus de la moitié sont employés et moins de 20% sont ouvriers. En revanche, ils sont moins nombreux à être retraités de l’agriculture ou d’un autre secteur (moins d’un tiers contre 42% pour la région).

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Une majorité de petites exploitations

Fin 2010, le Territoire de Belfort compte 445 exploitations agricoles soit 28% de moins qu’en 2000. Les trois quarts des disparitions sur la période concernent les petites exploitations (moins de 25 000 € de potentiel de production) contre seulement -30% au niveau régional. Néanmoins, ces dernières sont encore très majoritaires et représentent 58% des exploitations du département soit 22 points de plus qu’en Franche-Comté. Le nombre de grandes exploitations de 100 000 € et plus de potentiel de production, est également en baisse, contrairement à l’échelon régional. Elles ne représentent que 19% des structures agricoles, soit 12 points de moins qu’au niveau régional. Mais elles réalisent 70% de la production agricole du département et concentrent 60% de la surface utilisée par les exploitations. Peu nombreuses, elles sont néanmoins performantes et affichent le meilleur potentiel de production moyen de la région. Tous types d’exploitations confondus, la SAU moyenne dans le Territoire de Belfort est nettement inférieure à celle du niveau régional en raison du nombre important de petites structures. Mais comme ailleurs, elle a progressé, de 12 ha, depuis 2000, pour atteindre 45 ha par exploitation. En dix ans, la part des exploitations sous statut sociétaire (GAEC, EARL ou autre) est passée de 13 à 19%. Ce pourcentage atteint plus de 70% pour les grandes exploitations. Ce type de forme juridique est en effet mieux adapté à ces structures qui s’apparentent de plus en plus à des entreprises. En revanche, la quasi totalité des petites exploitations continuent d’adopter un statut individuel. Comme au niveau régional et national, la part des EARL a progressé dans le Territoire, en particulier parmi les grandes exploitations (passant de 18 à 27%) alors que celle des GAEC est restée stable.

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Une agriculture plus diversifiée et plus péri-urbaine qu’ailleurs

Dans un département très urbanisé, la part de la surface utilisée par les exploitations agricoles ne représente qu’un tiers du territoire alors qu’elle atteint 41% pour la Franche-Comté. L’activité agricole est moins spécialisée et plus diversifiée dans le Territoire de Belfort que dans les trois autres départements franccomtois. Ainsi, aucune orientation technico-économique (OTEX) ne concentre plus de 20% des exploitations comme c’est le cas dans le Doubs notamment où plus de 60% des structures sont spécialisées dans l’élevage laitier. De plus, cinq spécialisations regroupent chacune au moins 10% des structures. A la différence des autres départements de la région, l’élevage laitier n’est pas la première orientation en nombre d’exploitations, toutes tailles confondues. Elle est devancée par l’élevage d’ovins, caprins et autres herbivores et les exploitations de polyculture et polyélevage. Le Territoire se caractérise par une agriculture péri-urbaine très importante. Ainsi, près de 40% des exploitations et 26% de la SAU sont situées en zones urbanisées contre respectivement 13 et 7% pour l’ensemble de la Franche-Comté. Et les caractéristiques des exploitations varient fortement selon qu’elles sont localisées en milieu rural ou plus urbain. Dans les zones soumises à la pression foncière, les trois quarts des exploitations sont des petites structures contre moins de 50% en zones rurales. En conséquence, la SAU moyenne n’y dépasse pas les 30 ha par exploitation. D’autre part, dans ces zones péri-urbaines, l’élevage d’ovins, caprins et autres herbivores représente 40% des exploitations, pour la quasi totalité d’entre elles des petites fermes. Viennent ensuite les élevages de bovins orientés viande (16%) et l’orientation combinant polyculture et élevage (15%). Dans les zones plus rurales, la répartition entre spécialisations est plus équilibrée. Les grandes cultures, l’élevage laitier et l’élevage d’ovins, caprins sont les trois orientations principales et regroupent chacune environ 20% des exploitations.

Source Agreste

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