Recensement agricole Vendée : premières tendances

La Vendée détient 18 % de l’ensemble des exploitations ligériennes et contribue à 22 % de la production brute standard régionale.

Recensement agricole Vendée : premières tendances

13 600 actifs permanents dans l’agriculture

En Vendée, 13 600 actifs permanents travaillent à temps complet ou partiel dans l’ensemble des exploitations agricoles. C’est un tiers de moins en 10 ans. Neuf actifs permanents sur dix sont occupés dans les moyennes ou grandes exploitations. En équivalent temps complet, les actifs permanents représentent 11 400 Unités de travail annuel (UTA). Les exploitants et coexploitants constituent à eux seuls 70 % de cette main d’oeuvre contre 65 % au niveau régional. La majeure partie travaille à temps complet : 80 % d’entre eux dans l’ensemble des exploitations (90 % dans les grandes). Les autres actifs familiaux sont essentiellement mobilisés à temps partiel (moins de 20 % se déclarent à temps complet). Quatre conjoints coexploitants sur dix indiquent travailler moins de 1/4 de temps sur l’exploitation. Depuis 2000, la contribution familiale aux travaux agricoles diminue, passant de 27 % des actifs permanents à 15 % en 2010. A contrario, la part de l’emploi salarié dans l’emploi permanent augmente (de 11% en 2000 à 14% en 2010).

En 2010, l’emploi salarié permanent non familial s’élève à 2 150 UTA. La part de la main d’oeuvre impliquant les chefs et coexploitants dans les moyennes et grandes exploitations se développe, passant de 63 % en 2000 à 69 % en 2010. L’élevage hors sol est le premier employeur de salariés permanents en Vendée (35 %) suivi du secteur maraîchage-horticulture avec 24 %. La main d’oeuvre saisonnière représente 550 UTA (5 % de l’emploi agricole total) et se retrouve essentiellement dans les exploitations céréalières, maraîchères, horticoles, arboricoles ou encore dans les élevages hors sol. S’élevant à 150 UTA, l’emploi lié aux prestations externes effectuées par les entreprises de travaux agricoles et les CUMA reste marginal.

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Des exploitations plus professionnelles mais moins nombreuses

En 2010, 6 200 exploitations participent à la production agricole. Parmi elles, 5 250 sont moyennes ou grandes. L’ensemble de l’agriculture occupe 472 000 ha de surface agricole utilisée (SAU), soit 70% de la surface du département, la moyenne régionale étant de 65 %. La SAU diminue de 2,4 % par rapport à 2000. La dernière décennie est marquée par une forte restructuration de l’agriculture.

Dans la région, la Vendée est le département où le nombre des petites exploitations connait la plus forte érosion. Près des trois quarts d’entre elles ont disparu en 10 ans. L’agriculture se professionnalise puisque la part des moyennes et grandes exploitations atteint 85 % en 2010 contre 66 % en 2000. Les exploitations s’agrandissent : la surface moyenne des grandes gagne 20 ha en dix ans, celle des moyennes 7 ha pour atteindre respectivement 101 ha et 58 ha en 2010. Ces moyennes et grandes exploitations assurent l’essentiel de l’activité agricole en utilisant 95 % de l’emploi agricole total et 96,5 % de la SAU. L’activité des petites exploitations est marginale. Elle est souvent le fait de doubles actifs (40 %), de retraités (24 %) mais également de personnes se considérant exploitant agricole à part entière (35 %).

Près de 30 % des moyennes et grandes exploitations ont comme activité dominante l’élevage hors sol. Vient ensuite l’élevage de bovins viande (avec 18 % des exploitations) qui reste bien ancré en Vendée comparativement aux autres départements de la région (9 à 14 %). C’est le département où il y a plus d’exploitations spécialisées en bovins viande qu’en vaches laitières.

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Un bassin avicole très actif

Terre de tradition avicole, la Vendée détient toujours un tiers du parc avicole de la région. Des changements dans le choix des productions s’opèrent. Si la production de poulets de chair augmente de 17 % et reste dominante, celle des poules pondeuses progresse également, (notamment celle d’oeufs à couver avec une hausse de 72 % en 10 ans). En revanche, les aviculteurs se détournent des dindes, cailles et pigeons. Le cheptel bovin se concentre dans les grandes exploitations, lesquelles détiennent 96 % du troupeau laitier en 2010, contre 83 % 10 ans plus tôt. Le troupeau laitier perd globalement 8 % de son effectif par rapport à 2000.

Si les grandes exploitations bovines spécialisées en lait conservent leur cheptel laitier, les autres exploitations d’élevage, notamment les exploitations en bovins mixtes, se désengagent de la production laitière. Ces dernières perdent 38 % de leur cheptel laitier. La concentration des vaches allaitantes s’observe également, 71 % d’entre elles sont dans les grandes exploitations et 28 % dans les moyennes, contre respectivement 55 % et 49 % en 2000.

Source Agreste

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