Récolte 2010 : Un rendement maïs autour de 91,5 q/ha

SC d'après Arvalis

Récolte 2010 : Un rendement maïs autour de 91,5 q/ha

Selon les dernières estimations du réseau régional d'Arvalis - Institut du végétal, le rendement moyen national en maïs grain serait de l'ordre de 91,5 q/ha malgré une recrudescence des ravageurs et des stress hydriques.

Cette année encore, à cause d'une forte pression des ravageurs, des oiseaux et des contraintes hydriques, le maïs n'a pas atteint son plein potentiel, explique Arvalis-Institut du végétal dans son bilan annuel de la campagne maïs 2010. Le rendement moyen national en grain atteindrait toutefois 91,5 q/ha (comme en 2009) avec des humidités de récolte qui retrouvent des valeurs normales (5 points de plus qu'en 2009). La qualité sanitaire est très satisfaisante.

Parmi les facteurs positifs : des sommes de températures voisines des normales ce qui a tamponné les effets délétères des stress hydriques observés dans l'Ouest ; des semis précoces et réalisés dans de bonnes conditions agronomiques ; et les bonnes performances des génétiques récentes. Les stratégies d'adaptation (semis précoces, choix variétal) se seraient révélées payantes.


Recrudescence des attaques d'oiseaux

«Les résultats auraient pu être meilleurs si l'on n'assistait pas à une recrudescence des ravageurs», estime toutefois l'Institut qui déplore notamment que «plus de 2 millions d'hectares ne soient pas protégés contre les ravageurs du sol, par manque de solutions adaptées». Les attaques d'oiseaux aux stades jeunes sont également quasiment généralisées et entament la densité et donc le potentiel. Enfin, les insectes foreurs sont eux aussi en recrudescence et Arvalis estime qu'ils ont une nuisibilité de plus de 10% sur 300.000 hectares.

Les rendements des maïs fourrage sont en baisse en 2010, mais restent très honorables au vu des conditions climatiques. Les performances de la culture sont très hétérogènes selon les régions, avec des rendements qui varient de 6 à plus de 20 tonnes/hectare. Là encore, cela n'a pas empêché la qualité d'être au rendez vous : teneur en matière sèche proche des recommandations, rapport épi sur plante entière qui permet d'avoir une bonne teneur en amidon et de bonnes valeurs UF.

Les transferts maïs grain vers maïs fourrage, importants dans certaines régions du grand Ouest, sont estimés à 50.000 hectares au niveau national. « Ces quelques 700.000 tonnes de matière sèche contribueront à atténuer le déficit fourrager de bon nombre d'exploitations ».

Publié par SC d'après Arvalis

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