Récoltes 2010 en France : Le maïs grain s'en sort bien

Christian Gloria

Arvalis a estimé à 91,5 quintaux à l'hectare la moyenne des rendements en maïs en 2010. L'impact de la sécheresse a été limité.

Bien mais peut mieux faire. « Les dernières estimations de récolte de maïs grain par Arvalis tablent sur un rendement moyen de 91,5 quintaux à l'hectare. C'est plutôt une bonne surprise compte tenu des aléas climatiques », présente Jean-Paul Renoux, Arvalis. La sécheresse de la campagne ne s'est pas traduite par des pertes trop élevées en rendement. « Les plantes n'ont pas craqué car nous avons eu une sécheresse ‘froide'. Il n'y a pas eu de coups de chaud, pas de rupture d'alimentation. Quand les pluies sont arrivées dans la deuxième quinzaine d'août, les plantes ont bien repris leur fonctionnement en fin de cycle avec des gains conséquents de rendement. Le nouveau matériel génétique a vraiment donné toute sa mesure face à ces conditions de stress climatique. »

La qualité sanitaire des maïs grain a été très satisfaisante en 2010 mais l'humidité à la récolte a été plus élevée de 5 points par rapport à 2009. (S. Leitenberger)

La qualité sanitaire des maïs grain a été très satisfaisante en 2010 mais l'humidité à la récolte a été plus élevée de 5 points par rapport à 2009. (S. Leitenberger)

Le centre en tête des prévisions

Les stratégies d'esquives (dates de semis avancées) ont été payantes sur la façade occidentale. En 2010, la région Centre est en tête des prévisions de rendement avec 101 quintaux à l'hectare de moyenne devant l'Alsace. Jean-Paul Renoux apporte une note négative. « Nous avons connu une forte pression conjuguée de tous les ravageurs avec des traitements historiquement bas puisque deux millions d'hectares n'ont pas été traités contre les ravageurs du sol. Nous estimons à 7 % la nuisibilité de ces ravageurs sur la production finale de maïs grain. Les attaques des oiseaux, corvidés notamment, se généralisent sur les semis et levées de maïs. Enfin, il y a toujours une distorsion de concurrence entre maïs américains et français dans la protection contre les ennemis des cultures, qui joue sur dix quintaux par hectare. » Les OGM n'étant pas pour demain, cette différence va durer.

Source Réussir Grandes Cultures Janvier 2011

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier