Récoltes 2011 en Vendée : Des écarts importants liés à la pluviométrie

Avec une quinzaine de jours d'avance par rapport à la normale, les moissons sont maintenant pratiquement achevées.

Des écarts importants selon les 1ères estimations

« Le bonus apporté par les conditions climatiques humides du 5 au 15 juin a eu un effet positif dans beaucoup de cas : il a apporté une aide au remplissage et a permis aussi de conserver un bon nombre de grains par épis » explique Laurent Triaux, conseiller spécialisé en agronomie à CER FRANCE Vendée. Cependant ce bonus est très inégal, et proportionnel (voire « exponentiel ») à la pluviométrie de juin (et de mai), à la qualité de terre et au taux de matière organique, ainsi qu'à la qualité d'implantation.



Dans le Sud, en grosses terres, les meilleurs rendements peuvent atteindre les 95 q/ha en blé tendre, 80 en blé dur. En terre plus légère, les meilleurs blés tendres irrigués (3 passages) atteignent 70-80 q/ha. Même un arrosage unique (bien positionné) a permis de gagner de nombreux quintaux. Cependant la moyenne sera modeste comte tenu de l'hétérogénéité des situations, les minima tombant à 40-45 q/ha.

En bocage, les situations sont très diverses. Dans les meilleures terres, avec irrigation, ou bien localisées par rapport aux orages de mai et juin, les meilleures variétés de blé tendre atteignent 90 q/ha. Plus généralement les rendements se situent entre 55 et 75 q/ha. Les situations avec les plus forts déficits de pluviométrie peuvent descendre à 35-45 q/ha, notamment en terres à potentiel limité.
Qualité
Les Poids spécifiques sont globalement corrects (76 à 80), voire très bons ( >83) dans les meilleures situations avec certaines variétés. Par contre dans les situations les plus échaudées, les PS plafonnent entre 73 et 76 kg/hl.
En blé dur, la qualité devrait aussi être au rendez vous, mis à part une proportion de grains cassés un peu élevée dans les récoltes tardives.

Taille réduite pour les maïs

Les semis d'avril fleurissent tôt, la fécondation s'effectue à présent sous des températures douces permettant de limiter le stress et le risque de mauvaise fertilité.
« La taille réduite des maïs illustre le déficit d'eau pendant la phase végétative, allié à un fort rayonnement. Cependant le nombre de feuilles est normal. Le potentiel reste encore actuellement correct, mais beaucoup reste à faire…. » explique Laurent Triaux.
Par ailleurs, bon nombre de parcelles plus ou moins bien implantées selon la préparation et la nature de sol, souvent semées tard après des dérobées, présentent une grande hétérogénéité de peuplement. Ces champs ont dors et déjà leur potentiel amputé.

« Dans tous les cas, le potentiel des maïs reste bien hypothétique et étroitement lié à la pluviométrie des 30 prochains jours compte tenu du médiocre état hydrique des terres. »

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