Recyclage des déchets : Des bénéfices pour l'environnement

Carole de Boyer d'Eguilles

Si l'existence d'un éco-organisme permet la mise en place d'une gestion environnementale des déchets, elle a aussi pour conséquence d'économiser des matières premières et de l'énergie. En effet, dans la majorité des cas, le recyclage nécessite moins d'énergie que la production réalisée à partir de ressources primaires. Les bidons propres peuvent être utilisés comme combustible de substitution, ce qui génère des économies d'énergie. Ainsi, avec l'énergie récupérée de la combustion d'un bidon de 5 litres, on peut faire fonctionner une ampoule de 60 watts pendant 8 heures. Les emballages plastiques peuvent aussi faire l'objet d'une valorisation matière, c'est-à-dire d'un recyclage. Le débouché est principalement industriel (gaines électriques, tubes). Cela permet d'économiser des matières plastiques, donc, là encore des matières fossiles. Les déchets dangereux sont éliminés par incinération dans des centres spécifiques ou enfouis dans des centres d'enfouissement techniques. Ainsi, concernant les produits phytopharmaceutiques non utilisés, l'accumulation de stocks obsolètes sur les exploitations présentait des risques de pollution, pouvant entraîner des risques pour la qualité des eaux.

Leur élimination permet de participer à la préservation de la qualité des eaux. « Pour les films plastiques, explique Arnaud Gauffier, chargé de mission déchets et sols à l'Assemblée permanente des Chambres d'agriculture, on a beaucoup plus de valorisation matière (mandrins en plastiques, éléments pour le BTP, pots pour l'horticulture…). » « Il y a vraiment une volonté des professionnels d'être exemplaires sur ce dossier, qui s'inscrit dans une perspective d'agriculture durable, précise Pierre de Lépinau. C'est un exemple concret d'agriculture durable, respectueuse de l'environnement. La gestion des déchets, c'est une façon d'une part de préserver l'environnement en évitant que les produits traînent partout mais aussi en les valorisant, améliorant ainsi la performance environnementale. Il y a une évolution très forte des mentalités. Pour la première étape de mise en place d'Adivalor qui concernait les déchets phytopharmaceutiques, la profession a de façon unanime vu le bien fondé d'une démarche proactive.» Et Arnaud Gauffier de renchérir : « Il y a peu d'autres secteurs qui ont poussé la gestion des déchets aussi loin que les entreprises agricoles. »

 

Source Ja Mag

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