Réforme de la PAC : L'Autriche rejoint la position franco-allemande

L'Autriche annonce qu'elle rejoint la France et l'Allemagne sur l'orientation à suivre pour la réforme de la Politique agricole commune (PAC) européenne.

« Dans l'esprit nous sommes sur la même ligne, sur les détails nous devons encore travailler », a déclaré aux journalistes le ministre de l'Agriculture autrichien Nikolaus Berlakovich à l'issue d'une rencontre avec son homologue français, Bruno Le Maire. Un groupe de travail va être mis en place pour définir les détails d'une position commune.

La France et l'Allemagne se sont prononcées en septembre pour une PAC avec une forte régulation et contre un modèle à taux unique (« flat rate ») de répartition des aides. « La position commune franco-allemande est ouverte à tous les autres États », a ajouté M. Le Maire. « Je pense que la Pologne a vocation à rejoindre cette position », a-t-il poursuivi, évoquant également la Hongrie et la République tchèque.

Préserver les « Indemnités compensatrices de handicap naturel »

L'Autriche est le premier État membre de l'UE à rejoindre Paris et Berlin depuis la présentation jeudi dernier par la Commission européenne des grandes lignes de la réforme de la PAC. Avant cela, l'Italie avait déjà fait savoir qu'elle partageait de nombreux points de vue avec la France et l'Allemagne.

Paris et Vienne considèrent les propositions faites par le commissaire à l'Agriculture Dacian Ciolos comme une bonne base pour les futures négociations. Les deux ministres ont également insisté sur les similitudes entre les secteurs agricoles de leurs deux pays, deux contributeurs nets à la PAC qui disposent d'une agriculture diversifiée.

Bruno Le Maire a indiqué en particulier vouloir, comme son homologue autrichien, préserver au sein de la PAC les indemnités compensatrices de handicap naturel (ICHN), qui bénéficient notamment à l'agriculture de montagne. La France espère rallier une vingtaine de pays de l'UE à la position franco-allemande sur la réforme de la PAC, selon l'entourage de Bruno Le Maire.

Source d'après AFP

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier