Rencontre avec François Cornut Gentille

Avenir agricole et rural de la Haute Marne 52

François Cornut Gentille recherchera des alliances politiques avec d’autres parlementaires.

PAC La FDSEA et les JA ont rencontré François Cornut Gentille le 17 décembre pour lui remettre un dossier de revendications sur la réforme de la PAC. Le parlementaire s’est engagé à mener une action concertée avec ses autres collègues départementaux, voire extérieurs.

Comme ils l’avaient déjà fait le 22 novembre avec les trois autres parlementaires haut-marnais, (cf AAR du 29 novembre) les responsables de la FDSEA et des JA sont allé exposer au député du nord Haute-Marne l’impact budgétaire de la réforme de la PAC, qui accorde par ailleurs de nouveaux pouvoirs au Conseil Régional.

Rechercher au minimum 55  de l’hectare

L’arbitrage du Ministère de l’Agriculture en faveur d’une redistribution de l’enveloppe aux «petites» exploitations de 52 ha est maintenant acté mais la Profession continue de se mobiliser pour que l’enveloppe qui y est consacrée soit la plus restreinte possible. Car «un hectare n’est pas une unité économique» martèle Thierry LAHAYE qui propose en conséquence un doublement de cette surface compte tenu de notre potentiel de zones intermédiaires. 

«Parce qu’il s’agit de faire de l’équité, allons jusqu’au bout de la logique» confie le président de la FDSEA qui s’inquiète aussi de la disparition de certaines aides du 2ème pilier (PHAE, mesure rotationnelle,...). Au total, l’agriculture haut-marnaise, en plus des autres prélèvements de l’ordre de 10% applicables à toutes les aides directes, risque de perdre 17 M€ soit 55 € de l’hectare qu’il faut essayer d’aller chercher dans le second pilier.

La Région est trop sélective

L’inquiétude est renforcée par une difficile communication avec le Conseil Régional de Champagne  Ardenne qui a fait preuve jusque-là d’une gestion trop frileuse des crédits en faveur de l’agriculture champardennaise. A ce titre, il est inacceptable  que la totalité des crédits européens n’ait pas pu être consommée à cause de critères d’accès beaucoup trop restrictifs. Ne risque –t-il pas d’en être de même avec la prochaine programmation qui devrait porter sur des sommes encore beaucoup plus importantes puisque le Gouvernement  a donné les clés du coffre-fort du second pilier aux Conseils Régionaux.

François Cornut Gentille estime que la Champagne Ardenne consacre moins de moyens que les autres régions pour l’accompagnement économique. Entre les effets d’annonce et la consommation réelle des crédits il y a un fossé souvent énorme en raison des conditions d’accès beaucoup trop restrictives.

L’heure n’est pas encore à l’élaboration des cahiers des charges précise des mesures qui seront prises dans le cadre du Programme de Développement Rural Régional, mais la Profession se mobilise pour obtenir un cadrage national le plus favorable possible aux zones intermédiaires qui se caractérisent par des systèmes souvent non spécialisés sur des structures sociétaires extensives.

François Cornut Gentille a promis de se rapprocher de ses collègues des autres départements ayant une problématique comparable: Une première liste peut être dressée à partir des surfaces souscrites au titre de dernière mesure rotationnelle. Cette zone a été matérialisée sur une carte que nous avons diffusée dans l’AAR de la semaine dernière.

La FDSEA 52 a aussi provoqué une réunion du groupe de travail «zones intermédiaires» de la FNSEA qui s’est réuni le 20 décembre.

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