Réserve DPU pour les jeunes installés : Le brouillard se maintient

Fabien JOFFRE, Secrétaire général des JA24

L'administration centrale vient de communiquer les conditions dans lesquels s'opéreront les transferts de DPU en 2010 suite aux décisions du bilan de santé de la PAC. Comme il nous avait déjà été annoncé, tous les programmes se feront à partir de la réserve nationale, puisque les réserves départementales sont supprimées en 2010.

L'attribution et la revalorisation de DPU sont essentielles aujourd'hui pour la réussite d'un projet d'installation. Beaucoup de jeunes reprennent aujourd'hui du foncier sans DPU, amputant ainsi la viabilité de leur projet d'installation. Nous avons malheureusement peu d'installations en Dordogne, il est donc plus que jamais vital de tout faire pour que ces jeunes aient des atouts en main pour réussir.

Ce que nous propose l'administration de nous ne convient pas, loin de là. Nous rappelons tout d'abord notre totale opposition à ce système de réserve nationale. On nous enlève ainsi la possibilité d'adapter nos programmes au niveau départemental, et nous allons devoir nous battre pour que notre département ne soit pas lésé en termes d'attribution.

De plus l'administration ne nous donne aucune information sur le traitement des installations réalisées entre le 1er décembre 2009 et le 15 mai 2010. Les candidats à l'installation qui aujourd'hui travaillent sur leurs prévisionnels n'ont aucune idée de ce à quoi ils pourront prétendre. C'est totalement inadmissible quant on sait l'importance de la PAC sur le revenu d'un agriculteur.

Enfin, les notifications de DPU, y compris des nouveaux DPU herbe, suite au bilan de santé de la PAC vont arriver dans les exploitations, et nous n'aurons qu'un mois pour les vérifier, régler les éventuels problèmes qu'il ne manquera pas d'y avoir, et les renvoyer signés. Comment dans un tel délai, avec un tel manque de lisibilité, peut-on espérer ne pas faire d'erreur sur les dossiers complexes, et en particulier ceux des jeunes installés ?

Nous restons plus que jamais mobilisés sur ce point, et nous rappelons à Bruno Lemaire, alors que se tient le Salon de l'Agriculture à Paris, que l'avenir de l'agriculture passe par le soutien aux jeunes agriculteurs, présents et futurs.

Source Jeunes Agriculteurs Dordogne

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