Réserves d’eau : la FNSEA sent « beaucoup d’envie d’avancer »

Lise Monteillet

Réserves d’eau : la FNSEA sent « beaucoup d’envie d’avancer »
De gauche à droite : Christiane Lambert, Jérôme Despey (FNSEA) et Jacques Mézard (ministre de l'Agriculture).

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, sent « beaucoup d’envie d’avancer » de la part de Jacques Mézard sur la question du stockage de l’eau. Le syndicat a rencontré pour la première fois le ministre de l’Agriculture lundi, au cours d’un entretien qui a duré plus d’une heure.

Christiane Lambert s’est réjouie « du pragmatisme » affiché par le ministre de l’Agriculture concernant la possibilité de créer des réserves d’eau, un sujet « qui était assez bloqué jusqu’à maintenant », indique-t-elle. Selon la représentante des agriculteurs, des projets qui ont « 7 ans d’âge » n’ont pas encore pu aboutir. Or, pour faire face au changement climatique, la FNSEA souhaite « une nouvelle approche de tous ces sujets ». La FNSEA s’est vue confirmer que des retenues d’eau pourraient être financées par le biais du plan d’investissement de 5 milliards d’euros promis par le président Macron. 

Ce plan d’investissement reposera « sur des budgets nationaux », complète Christiane Lambert. Cet argent servira également à moderniser les bâtiments d'élevage. « Les porcheries ont 22 ans et les bâtiments de volailles 20 ans d’âge en moyenne. On ne fait pas de bonnes performances dans de vieux bâtiments », rappelle la présidente de la FNSEA.

« Nous attendons du ministère de l’Agriculture qu’il soit un interlocuteur actif et exigeant vis-à-vis du ministère de l’Environnement, ce qui n’a pas toujours été le cas », ajoute Christiane Lambert. «Il faut que le ministre de l’Agriculture affirme l’intérêt économique, social et territorial de certains sujets. On parle bien sûr de l’irrigation, mais pas seulement », affirme-t-elle.

Une loi de simplification qui « prime » dans l’agenda

Au niveau du calendrier, « ce qui prime c’est la loi de simplification », estime la FNSEA, avant même la tenue d’États généraux de l’alimentation. Le passage devant le Parlement serait prévu en juillet. La loi de simplification portera sur des problématiques environnementales, sanitaires et liées au travail. Elle devrait permettre de réviser « des procédures, des délais administratifs et un certain nombre de réglementations », précise Christiane Lambert.

Celle-ci souligne que le droit à l’erreur, thème phare lors de la campagne électorale, « résonne très bien à l’oreille des agriculteurs ». « Il y a de vraies difficultés de mise en œuvre des contrôles », explique-t-elle. À tel point que ces derniers provoquent « une vraie psychose » chez les agriculteurs. Pour apaiser la situation, la FNSEA propose « de faire lors du premier contrôle un rappel à la réglementation », sans que cela donne lieu à une sanction immédiate.

Lors de cette rencontre, qui a été l'occasion de faire un tour d'horizon, il a enfin été question de « solder les dettes laissées par monsieur le Foll sur la PAC », déclare Christiane Lambert, mais aussi du « contexte climatique très compliqué » qui suscite « beaucoup d’inquiétude chez les agriculteurs ». Jacques Mézard recevra les autres syndicats agricoles dans la semaine.

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