Résultat moyen en baisse pour les exploitations agricoles en 2013

Résultat moyen en baisse pour les exploitations agricoles en 2013

En 2013, le résultat courant avant impôts par actif non salarié des moyennes et grandes exploitations se replierait à 28.900 euros en moyenne. La baisse des prix des céréales et des oléoprotéagineux contribuerait notamment à la dégradation du revenu des régions de grandes cultures.

Le résultat courant avant impôt par actif non salarié des moyennes et grandes exploitations se replierait en 2013, après trois années consécutives de hausse. Il serait inférieur de plus de 15% à la moyenne des trois dernières années, à 28.900 euros, mais resterait supérieur au niveau observé au début des années 2000. Dans la plupart des orientations et des régions, les résultats seraient en baisse, à l’exception de certaines régions viticoles et d’arboriculture fruitière. En 2013, la baisse marquée des prix des céréales, des oléagineux et des protéagineux pourrait être traduite par un recul du revenu des exploitations et des régions de grandes cultures. 

Baisse des prix pour les régions céréalières

Le résultat courant avant impôts de l’ensemble des exploitations de grande culture accuserait un recul en 2013, à 31.600 euros en moyenne par actif non salarié. Après une période de prix particulièrement élevés à l'international concernant les céréales et des oléagineux, les cours se sont repliés sous l’effet de récoltes mondiales plus abondantes que les années précédentes. Les prix céréaliers français ont suivi le rythme et affichent  un prix en baisse de 22,4%. La moisson céréalière, n’a pas permis de contrer le recul de la valeur de la production. Pour les  oléagineux, les prix comme la production connaissent une baisse sensible (respectivement – 24,8 % et – 14,6 %). Parallèlement, les coûts de production augmentent peu dans un contexte de hausse du prix des intrants modérée. Le revenu moyen des régions céréalières fléchirait sensiblement en 2013 : près de 50% de baisse par rapport à 2012 pour le revenu de la région Île-de-France, environ 30% pour le Centre, la Haute-Normandie et la Picardie, et 14% pour le Nord-Pas-de-Calais moins spécialisé. 

Production fruitière et légumière : des résultats contrastés

En 2013, malgré les aléas climatiques, la récolte de certains fruits retrouvent un niveau voisin de la moyenne 2008-2012, après les faibles niveaux de production de 2012. Associée à une augmentation globale des prix, cette croissance des volumes conduit à une hausse du coût de la production mais elle ferait plus que compenser l’augmentation modérée des charges. Elle permettrait au résultat courant avant impôt des exploitations d’arboriculture fruitière d’atteindre son meilleur niveau depuis le début des années 2000; en s’établissant à 34.100 euros par actif non salarié en 2013. L’humidité et le froid du printemps ont pesé sur les productions légumières et les volumes produits sont restés stables. Les prix de la plupart des légumes diminuent et la valeur de la production, en baisse par rapport à 2012, pèserait sur l’évolution du résultat des exploitations maraîchères, qui atteindrait 26.700 euros (-12 % par rapport à 2012). Les vignobles français ont de nouveau connu en 2013 des événements climatiques défavorables. Cependant, le volume global de la vendange est légèrement supérieur à celui de 2012, historiquement faible. Au sein des vins d’appellation d’origine contrôlée (AOP), la production de Champagne se distingue particulièrement par sa croissance (25,5 %), alors que celle des autres vins AOP est en recul, affectée par les intempéries. La faiblesse des stocks suite à la faible récolte de 2012 et le dynamisme de la demande favorisent la progression des prix des vins. Dans ce contexte, le résultat courant des exploitations viticoles, à 54 700 euros par actif non salarié, se redresserait nettement en moyenne même si cette évolution globale masque des situations contrastées selon les vignobles.  

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Source Agreste - La statistique agricole

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