Réunion des piégeurs et gardes-chasse particuliers : Pour élargir la liste des nuisibles à la fouine et la martre

C. Fournier

L'association des piégeurs et gardes-chasse particuliers agréés du Cantal vient de tenir son AG à Neussargues.

“Tous les ans, nous avons rendez-vous à la préfecture pour un Comité départemental de la chasse et de la faune sauvage. Ce jour-là, une liste d'espèces nuisibles est établie”. Cependant, selon le président de l'association, Guy Arnal, cette liste est trop courte… Pour le Cantal, en 2009, pies, ragondins, renards et rats musqués faisaient partie du lot, mais il faut, selon lui, l'élargir à la martre, la fouine et la corneille : “Ces animaux qui n'ont pas de prédateurs font beaucoup de dégâts. En Auvergne, la fouine et la martre sont listées dans les nuisibles, sauf dans le Cantal. C'est donc notre objectif d'y arriver en 2010. Il faut pour cela récolter le maximum de fiches de dégâts afin de pouvoir justifier son élargissement”. En 2009, l'APGCPAC a reçu 500 preuves de dégâts, pour un montant de 94 000 e, mais, pour Guy Arnal, les préjudices réels sont plus importants.

Pourquoi faire appel aux piégeurs ?

Mais pourquoi faire appel aux piégeurs ? “Il faut que les personnes n'hésitent pas à faire appel à notre association. Les gens qui empoisonnent par eux-mêmes, ce n'est pas une bonne chose parce qu'ils ne ciblent pas forcément les seuls nuisibles mais aussi les animaux domestiques et des non nuisibles”, argue Guy Arnal qui souligne que les piégeurs ne sont pas forcément des chasseurs. “Nous ne sommes pas non plus des trappeurs. Le piégeur n'agit que sur demande. C'est un régulateur qui fait oeuvre d'utilité publique”. Le piégeur est habilité à faire le diagnostic et choisit le piège en fonction des situations particulières. “Il vise aussi l'efficacité : inutile, dans un grenier où les nuisibles ne vont que dormir, disposer de la nourriture… ils n'y toucheront jamais”, souligne Guy Arnal. Il faut, au contraire, “essayer de comprendre l'animal pour utiliser le piège et, dans ce cas, trouver l'endroit par où il entre et le piéger”. Piéger prend du temps. Le piège est posé le jour même du diagnostic et après, il faut parfois attendre de 18 à 20 jours avant que l'animal ne se laisse prendre. Pour autant, le piégeur n'a pas tous les droits et souligne-t-il, “celui qui ne respecte pas la réglementation peut se voir suspendu durant cinq ans”. Guy Arnal est un des fondateurs de l'association, créée en 2002 par Michel Maroncle et, souligne une autre priorité de l'association, celle de “nous faire davantage connaître”. Qui sait en effet qu'un piégeur peut agir sur l'ensemble du territoire national, en ville comme à la campagne et comment il procède ? Plusieurs opérations médiatiques sont donc en gestation dont celle du 11 juillet à Parrot de Sainte-Anastasie, “une journée d'information avec un parcours de piégeage ouvert à tout public”.

 

Manque de prévoyance

Les piégeurs, enfin, ont une crainte : le manque de prévoyance et, comme un accident est toujours possible, le président insiste : “Il est important pour les gardes particuliers d'avoir une assurance. Il faut qu'ils s'assurent en effet de cette activité spécifique. Nous la proposons d'ailleurs à l'association”. Cette assemblée générale s'achevait par la remise d'une reconnaissance de l'association pour services rendus à Gérard Bournet, trésorier de l'APGCPAC.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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