Saisonniers agricoles : maintien en 2013 des 500 millions euros d'exonérations

SC avec Afp

Saisonniers agricoles : maintien en 2013 des 500 millions euros d'exonérations
Le choix a été fait de resserrer les exonérations sur les plus bas salaires agricoles (DR)

Les exonérations sur le travail agricole temporaire décidées en 2012 sont "intégralement reportées" dans la loi de finances 2013, assure le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll alors que les syndicats manifestent dans les principales régions pourvoyeuses d'emplois.

Interpellé à plusieurs reprises par les députés lors de son audition devant la Commission des finances de l'Assemblée nationale sur le projet de budget 2013, le ministre a affirmé que la même somme de 500 millions d'euros était reconduite pour 2013. "En 2012, 500 millions d'euros étaient inscrits au titre des exonérations et la même somme est inscrite dans la loi de finances 2013", a-t-il asséné, notant que "la dépense avait dépassé les 610 millions d'euros".

"Avec ce dispositif, 91% des emplois constatés sont couverts", a-t-il poursuivi tout en rappelant que le choix a été fait de resserrer les exonérations "sur les plus bas salaires agricoles, inférieurs ou égaux au Smic ou à 1,5 fois le Smic". Par ailleurs, il confirme que les employeurs de saisonniers devront désormais s'acquitter des cotisations pour les accidents du travail et de maladies professionnelles: "les accidents ne sont jamais compris dans le financement des exonérations et c'est comme ça dans tous les secteurs - sauf l'exception de 2012", a-t-il justifié.

Manifestations syndicales à Avignon et Lyon

Une déclaration qui se veut apaisante alors que dans plusieurs régions de France, des manifestations s’organisent. Dans un communiqué, les agriculteurs employeurs de Savoie dénoncent  « une amputation de plus de 20% des exonérations de charges patronales prévues pour l'emploi des salariés saisonniers agricoles" et appellent à manifester mercredi à Lyon devant la préfecture...

A Avignon, environ 150 agriculteurs ont défilé ce matin  à l'aube pour réclamer le maintien des exonérations de charges et des cotisations sur les accidents de travail et les maladies professionnelles pour les employés saisonniers. "Si demain on remet en question les exonérations de charges, une exploitation sur deux sera en déficit, voire trois sur quatre pour certains types de production", prévient  André Bernard, le président de la Fdsea du Vaucluse. Le Vaucluse est le deuxième département français à bénéficier de l'exonération de charges sur le travail temporaire avec 40 millions d'euros, et le troisième en termes de masse salariale, selon M. Bernard.

Publié par SC avec Afp

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