Sangliers Des dégâts inhabituels sur les semis

Rédaction Vendée agricole

Après le passage d’une dizaine de sangliers, d’importants dégâts ont été constatés à la mi-avril sur les cultures de maïs dans le Sud-Vendée.

Les agriculteurs des communes d’Oulmes, de Nieul-sur-l’Autise et de Saint-Pompain (Deux-Sèvres) sont sur le qui-vive depuis dix jours. Une nuit, les sangliers ont ravagé une partie de la parcelle de maïs de Xavier Garreau, agriculteur à Oulmes. « D’habitude, on voit les sangliers pendant les récoltes, mais c’est très exceptionnel au moment des semis de maïs. Sur les 40 hectares semés début avril, la moitié est perdue. A ce stade, les sangliers recherchent les grains et soulèvent tous les rangs sur trente ou quarante mètres » explique cet agriculteur du Sud-Vendée qui, depuis cet événement, est en alerte de jour comme de nuit. Pour éviter de nouveaux dégâts, Xavier s’est équipé d’un matériel sonore qui fonctionne en permanence. « Depuis une semaine, j’ai mis un bazooka sur ma parcelle. Ce gros tube installé sur mon champs de maïs imite le bruit d’une tir de chasse pour empêcher les sangliers de revenir.» Jusqu’à ce jour, le dispositif semble faire effet.

Des bracelets de chasse en jeu

Les observations, toujours plus nombreuses et plus précoces de sangliers inquiètent dans cette région de plaine. Au-delà des dégâts, les agriculteurs craignent pour la sécurité des riverains.  Les sangliers sortent des bois et se plaisent dans les zones de plaines.  Dix-sept sangliers ont été tués suite à une collision routière depuis l’été dernier.  Mises en cause par les agriculteurs : la prolifération et la sédentarisation de l’espèce hors des bois. « Ce constat est général dans le département. Ils sont dérangés dans leur habitat naturel par la chasse en forêt ou maintenant par les promeneurs et avec l’augmentation des cultures de colza depuis une dizaine d’années, ils restent dans les plaines. Quand les colzas sont terminés, ils rentrent dans les maïs. » explique Xavier Garreau. Une battue administrative a d’ailleurs eu lieu pour limiter les populations en fin de semaine dernière, dans les communes subissant le passage des sangliers. Mais cette action ponctuelle ne doit pas remplacer la prévention, pendant la saison de chasse. «  Il est très fréquent que les chasseurs voient les sangliers pendant la saison de chasse sans pouvoir leur tirer dessus, faute de bracelets regrette Xavier. Les battues sont une solution curative, mais elles ne doivent pas se substituer aux bracelets. »

Des bracelets de chasse en jeu

Les observations, toujours plus nombreuses et plus précoces de sangliers inquiètent dans cette région de plaine. Au-delà des dégâts, les agriculteurs craignent pour la sécurité des riverains.  Les sangliers sortent des bois et se plaisent dans les zones de plaines.  Dix-sept sangliers ont été tués suite à une collision routière depuis l’été dernier.  Mises en cause par les agriculteurs : la prolifération et la sédentarisation de l’espèce hors des bois. « Ce constat est général dans le département. Ils sont dérangés dans leur habitat naturel par la chasse en forêt ou maintenant par les promeneurs et avec l’augmentation des cultures de colza depuis une dizaine d’années, ils restent dans les plaines. Quand les colzas sont terminés, ils rentrent dans les maïs. » explique Xavier Garreau. Une battue administrative a d’ailleurs eu lieu pour limiter les populations en fin de semaine dernière, dans les communes subissant le passage des sangliers. Mais cette action ponctuelle ne doit pas remplacer la prévention, pendant la saison de chasse. «  Il est très fréquent que les chasseurs voient les sangliers pendant la saison de chasse sans pouvoir leur tirer dessus, faute de bracelets regrette Xavier. Les battues sont une solution curative, mais elles ne doivent pas se substituer aux bracelets. »

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