Santé : Les pesticides doubleraient le risque de Parkinson chez les agriculteurs

Des travaux menés par des chercheurs de l'Inserm et de l'Université Pierre et Marie Curie révèlent que l'exposition aux pesticides doublerait le risque de survenue de maladie de Parkinson chez les agriculteurs.

Le risque « augmente avec le nombre d'années d'exposition et, chez les hommes, est principalement lié à l'usage d'insecticides notamment de type organochloré », indique un communiqué commun de l'Inserm et de l'UPMC.

Les chercheurs ont étudié un groupe de 224 patients atteints, qu'ils ont comparé à un groupe de 557 personnes non malades, tous affiliés à la MSA. Les patients atteints de maladie de Parkinson avaient utilisé plus souvent des pesticides et durant un plus grand nombre d'années que les témoins, et les agriculteurs utilisant des pesticides avaient un risque presque deux fois plus élevé que les autres de développer la maladie de Parkinson.

Les organochlorés, les plus incriminés

Parmi les principales familles de pesticides, les chercheurs ont mis en évidence chez les hommes atteints un risque jusqu'à 2,4 fois plus élevé pour les insecticides de type organochloré, qui regroupent par exemple le lindane et le DDT, persistant dans l'environnement de nombreuses années après l'utilisation. Ces pesticides sont aujourd'hui interdits en France.

De longue date des études ont établi le lien entre la maladie et l'exposition aux pesticides et un tribunal de la sécurité sociale l'a même reconnue en 2006 comme maladie professionnelle pour un ancien salarié agricole. Mais les études ne précisaient pas quels pesticides étaient incriminés et à quelle dose.

La maladie de Parkinson est la maladie neuro-dégénérative la plus fréquente après la maladie d'Alzheimer.

Source d'après AFP

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