Science & Agriculture : Des évolutions sont nécessaires pour sécuriser la prise de risque des agriculteurs

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Science & Agriculture : Des évolutions sont nécessaires pour sécuriser la prise de risque des agriculteurs

A l’occasion de ses 15e Rencontres qui se sont tenues le 15 janvier à Paris, Farre (Forum de l’agriculture raisonnée respectueuse de l’environnement) s’est interrogé sur la mobilisation de la recherche pour permettre au secteur agricole de progressivement passer du « produire plus » au « produire mieux ».

Une relation qui a évolué

« La science n’est plus vécue comme une chance mais comme source de peurs » a lancé le philosophe Luc Ferry en ouverture des 15e rencontres Farre. « Pour y remédier, il fait redonner le goût de la science, car il n’y a pas d’avenir sans elle ».
Ainsi, comme le soulignait Christophe Grison, président de Farre, « l’agriculture d’aujourd’hui doit beaucoup à la science et à l’innovation. Demain, nous aurons besoin encore plus de science mais aussi d’une autre science ».
 « Les grands déterminants de l’innovation à venir se baseront sur la performance économique et environnementale, et nécessiteront d’imaginer de nouvelles clefs d’innovation » a précisé Christian Huyghe, directeur scientifique adjoint du secteur agricole de l'Inra.
Pour le sociologue Roger Le Guen, « la relation entre la science et l’agriculture se recompose car le secteur est confronté à un défi à la fois marchand et sociétal. De nouveaux partenariats se créent, moins descendants et moins cloisonnés ». 

Des recherches et des attentes diverses

La recherche évolue vers « une approche plus globale des systèmes de production » selon Jean-Louis Peyraud, de l’Inra de Rennes. « Les agriculteurs seront au cœur du dispositif, acteur de la rénovation » pour Jacques Wéry professeur d’agronomie à Montpellier Supagro. Mais cette recherche doit se dérouler dans un climat apaisé. « L’invention ne devient innovation qu’à partir du moment où elle est comprise et acceptée par la société » a souligné Jean-Charles Bocquet, directeur de l’UIPP. Et pour cela « nous avons besoin de stabilité politique » a poursuivi Bruno Desprez, président de Florimond-Desprez. Quant aux agriculteurs, ils sont demandeurs d’innovation et souhaitent que l’on réfléchisse à de nouveaux dispositifs de rencontres, d’échanges, de dialogues pour permettre la diffusion rapide des connaissances.

De nouveaux modes de partage des connaissances nécessaires

C’est d’ailleurs la "feuille de route" de Marion Guillou, présidente d’Agreenium, qui doit, à la demande du ministre de l’Agriculture, trouver de nouveaux leviers pour favoriser la diffusion de pratiques agricoles à double performance, économique et écologique.

Les actes de ces rencontres seront mis en ligne d’ici la fin janvier sur www.farre.org
Contact presse : Claude Richard – 01 46 22 09 59 – crichard@farre.org

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