Sécheresse : L'acheminement de la paille s'affine en Auvergne

S. Giraud

Nouvelle réunion lundi d'“état major” entre les responsables professionnels agricoles auvergnats, la SNCF et les transporteurs routiers.

Les responsables agricoles auvergnats ont de nouveau rencontré lundi les représentants de la SNCF et des transporteurs routiers régionaux, pour faire le point sur l'état d'avancée de la logistique nécessaire aux transports de la paille. Préalable indispensable aux discussions, la question du coût du transport reste encore aujourd'hui approximative. “C'est ce tarif qui au final sera déterminant pour aboutir à des commandes fermes”, a insisté Claude Raynaud, président de l'UDSEA du Puy-de-Dôme.

Un tarif de 50 euros sous conditions

Les 50 euros/tonnes affichés par la SNCF doivent en effet s'entendre dans le cadre d'une livraison d'un seul tenant de la marchandise dans des gares ouvertes et accessibles bénéficiant d'un quai d'au moins 600 mètres. Autant dire que peu de gares auvergnates réunissent toutes ces conditions. Le tarif devrait donc s'en faire un peu ressentir, mais dans quelle proportion, Jean Souveton de la SNCF n'a pas été en mesure de le préciser. Ce même responsable a toutefois indiqué, par département, les gares susceptibles d'accueillir les convois. Riom et Issoire pour le Puy-de-Dôme, dont les commandes de paille devraient avoisiner les 20 000 tonnes ; Saint-Loup et Commentry pour le département de l'Allier qui devrait travailler sur un volume de 3 000 tonnes avec l'Espagne, 5 000 tonnes avec la Marne et au moins autant avec la Seine-et-Marne. Du côté d'Aurillac et éventuellement de Neussargues pour le Cantal qui a pris des contacts dans la Marne, l'Aube, l'Indre-et-Loire, le Gers et l'Espagne ; et enfin Brioude et le Puy pour la Haute-Loire, qui table sur 6 000 tonnes de paille à transporter par le rail. “L'hypothèse du déchargement en rase campagne doit aussi être envisagée par la SNCF”, a suggéré le président de la FRSEA Auvergne, Patrick Escure. “Éloignés des zones d'approvisionnement par nature, l'Auvergne et le Massif central dans sa globalité doivent bénéficier en priorité des trains, solution moins coûteuse que la route”, a expliqué Yannick Fialip, secrétaire général de la FRSEA. Cette position portée par le syndicalisme régional, le préfet de Région l'a lui-même défendue la semaine dernière auprès du ministre.

 

Autoriser les camions à rouler le week-end

“L'objectif est qu'un premier train de paille arrive sous 15 jours en Auvergne”, a résumé le Directeur régional de l'agriculture et de l'alimentation, Yann Dorsemaine. Pour cela, la SNCF va travailler en étroite collaboration avec les associations départementales porteuses des opérations paille, afin d'évaluer le dispositif au plus près des besoins. Chaque configuration donnera lieu à un tarif de train. Les transporteurs routiers pourront par ailleurs venir en complément, notamment dans le cadre de transport fret, moins coûteux que les transports dédiés. Sachant que lors de la seconde réunion de la cellule de crise nationale chargée de coordonner les transports de fourrages et de paille, le gouvernement a indiqué qu'il était en train de négocier la gratuité des péages pour ces transports par camions et la possibilité pour ces derniers de rouler le week-end.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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