Sécheresse : le gouvernement revient sur l’arrêté des retenues d’eau

Sécheresse : le gouvernement revient sur l’arrêté des retenues d’eau

France Nature Environnement s'est félicitée de la "bonne" décision de la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, d'annuler des arrêtés du précédent gouvernement facilitant l'installation de micro-barrages pour que les agriculteurs puissent stocker de l'eau par temps sec.

La ministre a refusé de signer ces deux textes, comme elle l'a indiqué à la commission de développement durable de l'Assemblée nationale, "qui était une espèce de cadeau électoral du gouvernement sortant et de l'ancien président de la République", a affirmé Bernard Rousseau, responsable du dossier eau à FNE.

Le président Nicolas Sarkozy avait promis, lors d'un déplacement en Charente pendant la période de sécheresse en 2011, de nouvelles règles permettant aux agriculteurs de construire des retenues d'eau soit en érigeant des micro-barrages sur les rivières soit en puisant dans les nappes phréatiques.

Les règles devaient être assouplies au point de "supprimer l'obligation d'enquête publique préalable" pour les constructions jusqu'à 7 ha de surface pour une telle retenue d'eau de même que devait être annulée "la possibilité d'un recours dans les six mois contre les ouvrages", a ajouté M. Rousseau.

Le syndicat agricole indépendant Coordination Rurale (CR) a, lui, déploré le "coup de frein sur les retenues collinaires" nom donné à ces micro-barrages.  "Le stockage de l'eau est un préalable indispensable à une meilleure gestion de l'eau et à la préservation de l'activité agricole", a précisé la CR.

"Il n'y a pas que les problèmes des agriculteurs, c'est le problème du partage de l'eau" et l'assouplissement des règles revient à se priver des "outils pour réguler les comportements et appropriations abusifs", a toutefois estimé M. Rousseau pour France Nature Environnement.

Eviter que les deux arrêtés entrent en vigueur était la chose la plus "urgente", selon lui, mais cela ne règle pas encore le problème des prélèvements et surtout "l'état de contamination des ressources".

Source d'après AFP

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Commentaires 20

azoz

bonjour,

il me semble qu'un des problème majeur est de concidérer les parcelles agricoles comme des entités closes. Si c'était le cas effectivement les raisonnements "classiques" tiendraient le coup.
Seulement, la nature est un tout et le challenge est de reussir à tenir un équilibre.
Réussir à produire beaucoup en anéantissant la faune aquatique pour prendre un exemple induit des réactions en chaine sur l'ensemble des biotopes et au final une dégradation de l'ensemble de l'environnement. Ce qui n'est souhaitable pour personne.

Pour info, je suis hydrobiologiste, la faune aquatique est dans un état difficilement imaginable (pas seulement du fait de l'agriculture).

Une dernière chose, les retenues ne rechargent pas la nappe, ce sont les plaines inondables qui jouent (jouaient) ce rôle.

eole63

pour une foi on pouvai utiliser des element naturel pour produire de la biomasse et bien il va falloir mettre plus d engrais ...Alors que l on m explique ce que les ecolos on compris a l agronomie si ce n est de vouloir nous faire planter des varietee moin gourmande en eau mais cela sera t il sufisant pour eviter la famine

jeune agri

pour les retenues collinaires!!!

cestmoi

les agriculteurs conventionnels sont tous des imbéciles, ignares, ne respectant pas la nature, complètement inféodé aux lobbies des pesticides... et autres conneries...
J'espère que ce genre de discours n'est pas le fait de collègue agriculteur. J'en suis persuadé car toute les visites que nous organisons entre agriculteurs de différentes régions, (conventionnels, bio, ou adepte de TCS) aucuns n'ont ce discours intégriste (pour ne pas dire plus).

JJJ

BIEN FRED TU AS TOUT AFAIT RAISON IL ?EST TEPMPS QUE CERTAIN RFLECHISSE A LEUR LABOUR DESTRUCTEUR IL YA TOUT DE MEME ASSEZ BONNE TEHCNIQUE AUJOURDHUI POUR ETRE SUR LA BONNE ROUTE DU 22 EME SCIECLE

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